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On relance ! Téléchargez #Doors, lisez Irène Delse

Je vous parlais récemment du rachat de la plateforme de lecture en ligne Doors par l’entreprise Vivlio, leader européen du livre électronique. En pratique, comment cela va se passer ?

Très simplement : l’appli Doors reste telle quelle, le catalogue existant est toujours là et les abonnements sont valables comme d’habitude. Pareil pour les auteurs qui voudraient soumettre des projets : toutes les infos sont sur la page du comité de lecture de Doors (notez l’icône Vivlio dans le coin).

C’est compris ? Pour essayer l’appli Doors, il suffit de la télécharger sur votre boutique en ligne favorite (pour Android, c’est par ici) pour profiter des 15 jours gratuits, puis chercher dans les catégories SF pour L’Interprète et Fantasy pour L’Héritier du Tigre.

Il y a encore quelques bugs, mais pour l’essentiel, ça marche : on lit, on passe d’un épisode à l’autre sans problème, etc. Alors, si le cœur vous en dit, sautez en marche dans l’aventure ! Et n’oubliez pas, si vous avez apprécié, de noter et laisser un commentaire dans l’appli. Plus une série marche, plus l’auteure sera motivée pour écrire une suite, c’est bien connu.

Lecture en ligne : de Rocambole à Vivlio, affaire à suivre

L’Interprète, série originale d’Irène Delse, parue sur la plateforme Doors de Rocambole

C’était dans les tuyaux depuis un petit moment, mais cette fois, c’est officiel : l’entreprise lyonnaise Vivlio, numéro trois sur le marché de la lecture numérique en France (après Amazon et Kobo, on l’aura compris), rachète la plateforme de lecture en ligne Doors, dont vous avez déjà entendu parler ici sous le nom de Rocambole, comme la start-up à l’origine du concept.

Deux cent mille lecteurs et lectrices, un million d’épisodes lus : il y a clairement un public pour cette plateforme de lecture en streaming sur smartphone. C’est ce qui intéresse Vivlio, qui est actuellement vendeur de liseuses et de livres électroniques « classiques » et lié au groupe Cultura, mais cherche à se diversifier. Il s’agit d’une autre forme de lecture, par épisodes comme dans les feuilletons à l’ancienne… Ou comme les séries audiovisuelles ! Être un « Netflix de la lecture », tel était bien l’ambition de Rocambole au départ.

Certes, le couperet est tombé pour la jeune pousse Rocambole, née en 2019 et mise en liquidation judiciaire en 2022. Mais la graine Doors, la plateforme de lecture en ligne, va être replantée chez Vivlio.

Et cela a une conséquence importante pour les auteurs qui ont des textes publiés sur Doors, comme moi : Vivlio reprend tout le catalogue, afin d’alimenter la plateforme de lecture en ligne, mais aussi dans certains cas pour publication plus classique sous forme papier et/ou livrel. Cela dépendra des titres, de la réaction du public, etc. Il y a même à l’horizon un partenariat avec une maison de production intéressée par ce vivier de textes où puiser pour des adaptations audiovisuelles.

Et moi dans tout ça ? Pour l’instant, je suis le mouvement. Mon contrat avec Rocambole étant toujours valable, il est transféré à Vivlio. On va voir s’ils peuvent faire quelque chose avec mes deux titres, L’Héritier du Tigre et L’interprète… Et si, qui sait, je n’ai pas d’autres textes à leur proposer.

Affaire à suivre. Mais dans tous les cas, je vous en reparlerai ici.

Un roman, deux romans… Et plus si affinités

Photo : mon livre, Du sang sur les dunes, sur un présentoir de librairie
Premier d’une série de romans noirs historiques

C’est encore un peu tôt pour donner des détails, mais je peux déjà l’annoncer : l’année 2022 sera celle d’une nouvelle parution aux éditions du 81 ! Oui, un autre roman signé Irène Delse… Si vous avez suivi ce blog, vous devez avoir une ou deux idées sur le titre précis. Je ne vous en dis pas plus. Mais je suis très, très contente.

D’ici là, ma fois, il y a Du sang sur les dunes, mon polar historique, toujours disponible. Idéal pour un cadeau à une grande lectrice ou grand lecteur. Il n’est pas trop tôt pour penser à Noël, donc… N’hésitez pas à le demander au libraire si vous ne le voyez pas, les livres restent parfois peu de temps sur les tables. Et si vous avez l’occasion d’en parler sur votre forum littéraire favori, en ligne ou IRL, ce serait formidable. N’oubliez pas : mieux ce livre de vendra, plus on pourra envisager d’en publier d’autres ! À bon entendeur, salut.

Mon roman Du sang sur les dunes, à paraître aux Éditions du 81 !

Couverture du roman "Du sang sur les dunes". Illustration : des bateaux à voile anciens, sur une mer démontée, et un bandeau rouge en haut et en bas.
Temps houleux annoncé ! Surtout pour mes personnages…

(Mise à jour du 20/08/2021 : ça y est, l’objet est arrivé en librairies ! Champagne !)

(Mise à jour du 13/08/2021 : La publication est désormais prévue au 20/08/2021. On croise les doigts !)

(Mise à jour du 12/07/2021 : il y a eu un problème chez l’imprimeur, et je ne sais pas quand aura lieu la sortie du bouquin. Désolée. Je vous tiendrai au courant dès qu’il y a du nouveau.)

Vous savez, le roman que j’ai commencé le 1er juin 2020, au sortir du 1er confinement, et dont j’ai à plusieurs reprises évoqué ici les thèmes et surtout les personnages ? Eh bien, il devrait bientôt voir le jours aux éditions du 81, dans leur collection « Romans noirs historiques ». Le titre : Du sang sur les dunes. Tout un programme.

De quoi s’agit-il ? Selon la 4e de couverture :

« À l’été 1805, le capitaine Antoine Dargent enquête sur la mort mystérieuse d’un ingénieur à Calais, en marge de l’immense armée réunie par Napoléon pour attaquer l’Angleterre. Quand il réalise que les plans de l’ingénieur concernaient un nouveau type d’arme capable de briser la supériorité maritime des Britanniques, il doit rapidement reconstituer les papiers manquants avant d’être lui-même victime d’agents anglais prêts à tout pour tuer dans l’œuf une telle invention… Découvrez ce polar historique passionnant au suspens insoutenable qui vous emmène au cœur des dunes et des complots. »

Une bonne lecture d’évasion, en somme. Plus qu’à espérer que beaucoup de lectrices et de lecteurs seront de cet avis. Et n’hésitez pas à jeter un œil aux autres titres de l’éditeur : des polars historiques situés à Venise au XVIIIe siècle, de quoi voyager sans souci de certificat sanitaire.

N.B. Précision sur la date de parution : cela aurait dû être le 11 juin, et c’est celle qui figure sur la page Amazon du bouquin, sur celle de la Fnac, etc. Mais un problème technique a obligé à la décaler à début juillet. Je vous tiendrai au courant dès que j’aurai la date précise. En attendant, il n’est pas interdit d’en parler à vos libraires favoris. Plus il y aura d’intérêt pour le livre, et plus tôt, mieux ce sera.

(Aussi sur mon Substack.)

La lecture, grande cause nationale – ne boudons pas les bonnes nouvelles !

Un chaton vautré au milieu des livres.
Mon rêve ! Mais évidemment, pas celui de tout le monde.

Je vais être franche : quand il s’agit de lecture, je ne suis pas du tout désintéressée. Après tout, j’essaie de trouver un lectorat, tant ici, en ligne, que par des canaux plus traditionnels ! Pour que je sois lue, encore faut-il que les gens lisent.

Donc je suis très contente de la décision du président de faire de la lecture une « grande cause nationale » pour la période allant de l’été 2021 à l’été 2022. Mais pas seulement à mon petit niveau égoïste. Il y a d’autres raisons de s’inquiéter du devenir de la lecture en France et de vouloir faire des efforts pour l’encourager, d’une part comme art de vivre, d’autre part comme outil indispensable à l’exercice des droits de citoyen, voire à la vie quotidienne, tout simplement.

Il y a par exemple beaucoup de gens, quel que soit leur degré d’éducation, qui ne consomment quasiment plus de fiction sous forme écrite – surtout des adultes, car les enfants et ados lisent encore. L’audiovisuel à volonté des Netflix, Amazon Prime et compagnie occupe le temps de loisir et est calibré (de façon tout à fait volontaire) pour être addictif à un point qu’il sera toujours difficile pour l’écrit de ne serait-ce qu’approcher. Manque de goût, manque de temps, aversion à l’effort ? Lire demande un certain entraînement, c’est incontournable, et pas seulement pour déchiffrer : il y a tout un travail d’élaboration cérébrale, de création d’images mentales à partir des mots… D’ailleurs il existe des gens qui en sont incapables à cause d’un dysfonctionnement du cerveau, l’aphantasie. Pour eux, l’image est indispensable afin de pouvoir profiter d’une histoire.

Mais ce n’est pas le cas de la majorité des non-lecteurs, bien sûr. On est plus dans un schéma de déshabituation : après la fin de la scolarité, on cesse d’être obligé de fréquenter quotidiennement les livres, et comme ceux-ci restent associés aux devoirs et examens, on se tourne vers des loisirs qui ne demandent plus de lire, ou du moins de lire de façon suivie et attentive le même texte pendant un moment. Car dans le même temps, ces non-lecteurs sont des usagers des réseaux sociaux, de jeux vidéos et autres activités qui requièrent un peu de lecture et/ou d’écriture, au moins de façon ponctuelle.

C’est bien différent des 7% de gens qui sont réellement illettrés, qui ne déchiffrent qu’avec effort et pour qui se débrouiller dans un monde où l’écrit est partout est déjà une galère. On n’y pense pas, mais parfois un incident nous rappelle cette vérité : une vieille dame, au supermarché, qui demande timidement qu’on lui lise une étiquette pour être certaine que telle marque ne contient pas tel produit auquel elle est allergique ; tel usager, au guichet d’administration, qui commence par demander qu’on lui explique le formulaire, et au final on doit le remplir pour lui. Tout ça avec pas mal de gêne et de dignité. Bien entendu, quand on a autant de mal avec l’écrit, on ne passe pas ses loisirs avec des livres…

L’initiative du président va bien sûr dans le sens d’une promotion de la lecture, pour encourager les gens qui le peuvent à ne pas fuir après la fin des études, à trouver du plaisir dans la fréquentation des livres, dont l’immense diversité est déjà un gage que chacun peut trouver des titres à son goût. Et je n’excluerai pas les bédés et les mangas : texte et images sont là complémentaires, c’est une dimension de plus pour l’écrit.

Mais j’espère bien qu’on pensera aussi à ceux qui ont décroché, et qu’il y aura des dispositifs pour les aider à dépasser le blocage de l’illettrisme. Idéalement, il faudrait aussi changer là-dessus le regard de la société. C’est aujourd’hui pris comme une honte de ne pas savoir lire, ou du moins une aberration dont les gens ne parlent pas. Pourtant, si on veut les aider à « raccrocher », on pourrait imaginer des supports spécifiques, des livres spécialement édités et présentés. Usage de polices typographiques adaptées aux dyslexiques, gros caractères, textes courts ou assez simples pour des lecteurs « faux débutants », en imitation de ce qui se fait pour l’apprentissage des langues… Et bien sûr le couplage livre écrit avec version audio : on peut imaginer dans le livre un code QR à scanner pour télécharger le fichier audio.

Ce sont des pistes, mais pas les seules. L’important, c’est de penser qu’il y a des gens pour qui la lecture est encore un continent inconnu, et d’essayer de les aider à s’en rapprocher. Au final, ce sera peut-être plus simple que de convaincre les habitués de Netflix de consommer aussi de la prose.

(Également publié sur Substack.)