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Ma nouvelle, « Décalages culinaires », dans l’anthologie Marmite & Micro-ondes, est disponible sur Kindle, le saviez-vous ?

Couverture de l'anthologie : un monstre géant verdâtre qui mange une fusée spatiale

J’ai déjà parlé ici de l’anthologie Marmite & Micro-ondes, réunie par Vincent Corlaix et Olivier Gechter pour les éditions Gephyre. Épuisé au format papier, le volume est disponible sous forme Epub pour les liseuses Kobo et les smartphones, et maintenant aussi sur le Kindle d’Amazon.

C’est aussi là qu’on peut lire ce qui doit être ma nouvelle la plus déjantée : « Décalages culinaires », une histoire de voyages dans le temps et de junk food, de futur dystopique et de perceptions du passé… De mauvais goût et d’encore plus mauvaises actions.

Le texte a une histoire un peu compliquée elle aussi, puisque je l’avais écrit il y a une quinzaine d’années pour le fanzine Marmite & Micro-ondes, mais avais changé d’avis alors même que ma nouvelle avait été acceptée. Drôle d’idée ? C’est que j’avais cru trouver un autre canal de publication plus intéressant : un petit éditeur qui voulait lancer une collection de nouvelles publiées individuellement. Hélas, il n’a pas voulu d’un texte de science-fiction, et je me suis retrouvée avec le texte sur les bras. « Décalage culinaires » a finalement vu le jour vers 2007 en auto-édition, sous le titre « Et si la faim venait » (cela évoquera peut-être des souvenirs à certains) et j’ai dû en écouler, tout compris, 20 exemplaires.

Heureusement que la présente anthologie est indulgente avec ces péchés de jeunesse !

Pas de panique

Je découvre comme vous que la date de parution de Mort d’une Merveilleuse et de L’Odyssée de l’impératrice (tome 2 d’Augusta Helena) a beau être venue, les librairies en ligne affichent ces ouvrages « en rupture de stock », ce qui doit vouloir dire qu’il y a un problème du côté de l’imprimeur, ou du distributeur, ou des deux…

La maison d’édition est prévenue. J’espère sincèrement que tout cela sera vite réparé, et que les bouquins pourront bientôt aller à la rencontre de leur public.

Wait and see.

Découvrir ou redécouvrir mon roman Du sang sur les dunes, en attendant la parution du prochain

L’année 2022 a encore frappé, la sortie de mon roman Mort d’une Merveilleuse a été (légèrement) reportée, au 2 décembre cette fois. Je vous avoue que je ne suis pas sereine. On y croira quand on le verra…

Bon, comparé aux problèmes du monde en ce moment, c’est minime. (Mais pas sans lien : le prix du papier a suivi la hausse des prix de l’énergie, et l’embargo russe sur la matière première, le bois, n’a pas aidé, pas plus que la sécheresse au Canada, autre fournisseur, et en Europe.) J’aurais mauvaise grâce à me plaindre, vous me direz.

Reste que c’est vraiment pas de chance quand on veut lancer non pas juste un livre, mais une série. Le premier roman des aventures du capitaine Dargent, Du sang sur les dunes, est paru fin août 2021, soit il y a un peu plus d’un an. Cet automne aurait fait une parfaite date de sortie pour le tome 2.

Bref. On se consolera avec le premier, qui est toujours en stock à la Fnac, sur Amazon, chez Cultura, ou le Furet du Nord. À découvrir ou faire découvrir autour de vous si le cœur vous en dit. C’est une sombre histoire de morts mystérieuses, d’armes secrètes et d’espions insoupçonnés, au temps haut en couleurs de l’Empire, l’année d’Austerlitz… et de Trafalgar.

Bref on aura compris : une parfaite lecture d’évasion !

Mort d’une merveilleuse : nouvelle date de parution en novembre, désolée du retard

Changement de programme : ce n’est plus pour octobre, comme un précédent billet l’annonçait, mais pour novembre.

Oui, je sais, il y avait eu le même gag l’an dernier… Mais on n’y peut rien, le monde de l’édition n’a pas changé substantiellement entre temps. Donc Mort d’une Merveilleuse paraîtra finalement le 18 novembre.

La mauvaise nouvelle, c’est que vous aurez un peu plus longtemps à attendre. La bonne (pour moi), c’est que cela laisse plus de temps pour parler du livre. Je croise les doigts.

Écriture : savoir s’arrêter de corriger (rediff.)

Couverture du roman "Mort d'une Merveilleuse", par Irène Delse
Mon prochain roman. À vos marques…

(NB : Billet déjà publié en août 2020, quand j’étais en pleines révisions pour mon premier polar historique, Du sang sur les dunes. Entre temps, j’en ai écrit un deuxième, Mort d’une Merveilleuse, qui devrait paraître fin août de cette année, et je suis en pleines révisions à nouveau… Encore un autre roman, le troisième de la série. Souhaitez-moi bon courage.)

Un roman n’est jamais terminé quand on met le point final. Vient ensuite une période plus ou moins longue, et plus ou moins pénible, appelée révisions. C’est là que les pros serrent les dents, et que les novices lâchent prise.

Je n’ai pas grand-chose d’original à ajouter là-dessus. Bien sûr que les révisions sont utiles : personne ne sort une copie parfaite du premier coup. Même les partitions de Mozart, contrairement à la légende, comportaient des ratures. Et on sait que des auteurs comme Balzac et Hugo corrigeaient leur texte jusque sur les épreuves de l’imprimeur. (Alors que normalement, l’éditeur gère ça et envoie au « marbre » un texte fini.)

Je suis en ce moment en pleine séquence de révisions pour mon roman policier historique, et c’est alternativement frustrant et amusant. Amusant quand je réalise que la tournure que j’avais notée comme nécessaire à un certain endroit était en fait déjà dans le manuscrit : bah, oui, c’était mieux écrit que je le croyais !

Frustrant, hélas, quand je dois rajouter un détail important pour l’intrigue, et que je bute sur un passage qui ne laisse pas prise à un ajout discret, faisant au contraire ressortir la greffe comme le nez au milieu de la figure.

Mais tout cela n’est pas le plus important : ce sont des questions techniques, incontournables, certes, mais pas fondamentales. Non, ce qui compte lors des révisions, c’est de ne pas perdre de vue la forêt à force de compter les arbres. Bref, garder à l’esprit le but, le roman, même si on est amené à se focaliser par moment sur un paragraphe ou même un mot.

Pour prendre du recul, rien de tel que de mettre de côté le texte après la première vague de révisions, celle qui a permis de corriger l’orthographe, la grammaire, combler les oublis les plus criants et supprimer les redites les plus évidentes. Et puis s’écarter, se changer les idées en faisant tout autre chose, avant de passer à la révision du style. Car là, il faudra absolument avoir les idées claires, ou on retombera dans l’ornière de l’auteure amateure qui se perd dans les méandres de sa prose et ne sait plus si c’est bon, mauvais ou juste ni fait ni à faire. Un état que je ne souhaite pas à mon pire ennemi.

La seule solution pour ne pas en arriver là : lever le nez du texte. L’enfermer dans un tiroir si on veut ; et pourquoi pas, mettre le cerveau au travail sur autre chose. Et qui sait, ça peut donner de nouvelles idées pour écrire.