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Mort d’une merveilleuse : nouvelle date de parution en novembre, désolée du retard

Changement de programme : ce n’est plus pour octobre, comme un précédent billet l’annonçait, mais pour novembre.

Oui, je sais, il y avait eu le même gag l’an dernier… Mais on n’y peut rien, le monde de l’édition n’a pas changé substantiellement entre temps. Donc Mort d’une Merveilleuse paraîtra finalement le 18 novembre.

La mauvaise nouvelle, c’est que vous aurez un peu plus longtemps à attendre. La bonne (pour moi), c’est que cela laisse plus de temps pour parler du livre. Je croise les doigts.

Écriture : savoir s’arrêter de corriger (rediff.)

Couverture du roman "Mort d'une Merveilleuse", par Irène Delse
Mon prochain roman. À vos marques…

(NB : Billet déjà publié en août 2020, quand j’étais en pleines révisions pour mon premier polar historique, Du sang sur les dunes. Entre temps, j’en ai écrit un deuxième, Mort d’une Merveilleuse, qui devrait paraître fin août de cette année, et je suis en pleines révisions à nouveau… Encore un autre roman, le troisième de la série. Souhaitez-moi bon courage.)

Un roman n’est jamais terminé quand on met le point final. Vient ensuite une période plus ou moins longue, et plus ou moins pénible, appelée révisions. C’est là que les pros serrent les dents, et que les novices lâchent prise.

Je n’ai pas grand-chose d’original à ajouter là-dessus. Bien sûr que les révisions sont utiles : personne ne sort une copie parfaite du premier coup. Même les partitions de Mozart, contrairement à la légende, comportaient des ratures. Et on sait que des auteurs comme Balzac et Hugo corrigeaient leur texte jusque sur les épreuves de l’imprimeur. (Alors que normalement, l’éditeur gère ça et envoie au « marbre » un texte fini.)

Je suis en ce moment en pleine séquence de révisions pour mon roman policier historique, et c’est alternativement frustrant et amusant. Amusant quand je réalise que la tournure que j’avais notée comme nécessaire à un certain endroit était en fait déjà dans le manuscrit : bah, oui, c’était mieux écrit que je le croyais !

Frustrant, hélas, quand je dois rajouter un détail important pour l’intrigue, et que je bute sur un passage qui ne laisse pas prise à un ajout discret, faisant au contraire ressortir la greffe comme le nez au milieu de la figure.

Mais tout cela n’est pas le plus important : ce sont des questions techniques, incontournables, certes, mais pas fondamentales. Non, ce qui compte lors des révisions, c’est de ne pas perdre de vue la forêt à force de compter les arbres. Bref, garder à l’esprit le but, le roman, même si on est amené à se focaliser par moment sur un paragraphe ou même un mot.

Pour prendre du recul, rien de tel que de mettre de côté le texte après la première vague de révisions, celle qui a permis de corriger l’orthographe, la grammaire, combler les oublis les plus criants et supprimer les redites les plus évidentes. Et puis s’écarter, se changer les idées en faisant tout autre chose, avant de passer à la révision du style. Car là, il faudra absolument avoir les idées claires, ou on retombera dans l’ornière de l’auteure amateure qui se perd dans les méandres de sa prose et ne sait plus si c’est bon, mauvais ou juste ni fait ni à faire. Un état que je ne souhaite pas à mon pire ennemi.

La seule solution pour ne pas en arriver là : lever le nez du texte. L’enfermer dans un tiroir si on veut ; et pourquoi pas, mettre le cerveau au travail sur autre chose. Et qui sait, ça peut donner de nouvelles idées pour écrire.

En écriture, le plus difficile, c’est encore l’humour

I can has comic relief?

Je suis en plein dans les corrections de Mort d’une Merveilleuse, mon prochain roman policier (à paraître aux Éditions du 81 en août 2022, bien sûr), et cela ne se passe pas trop mal. Je dois faire partie des rares auteurs qui ont presque plus de plaisir à réviser leur texte ! Mais c’est aussi l’occasion de se confronter à un regard extérieur, et de réaliser que même si je suis contente du texte, ce n’est pas une garantie de qualité.

Un point en particulier est délicat : l’humour. Rien de plus subjectif, donc rien de plus casse-gueule. Sans prétendre écrire de comédies, j’utilise assez souvent l’humour : plaisanteries entre les personnages pour détendre une situation difficile, commentaires ironiques par la voix du narrateur… Mais encore faut-il que cela fasse mouche auprès du public ! Et là, un retour de quelqu’un d’autre est indispensable. Cela peut être au stade de la béta-lecture, ou bien chez l’éditeur.

Ici, c’est l’éditrice qui m’a signalé par un point d’interrogation quelques plaisanteries que je croyais amusantes, mais qui visiblement ne passent pas. Tant pis : il n’y a plus qu’à trouver autre chose ! Car même si j’aime mes propres vannes, je suis consciente que les gens qui ne sont pas dans ma tête ne les comprennent pas forcément.

Il y avait notamment un gag qui nécessitait, pour marcher, que l’on connaisse un épisode de la vie des personnages qui devrait figurer dans un roman que je suis en train d’écrire, donc forcément qui n’est connu que de moi seule. Oups !

Cent fois sur le métier… On connaît la recette. Heureusement, il y a des professionnels de l’édition qui sont là pour vous aider à raccourcir le processus.

Augusta Helena, un roman, des énigmes et un pari

Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

Ce roman était un pari. D’abord pour moi, quand je me suis lancée à nouveau dans l’écriture en 2017 après plusieurs années de sécheresse. Mais le résultat a dépassé toutes mes attentes : non seulement j’ai terminé cette longue et complexe histoire, où des énigmes criminelles s’entretissent avec la grande Histoire de l’Empire Romain et du christianisme, mais dans la foulée je me suis lancée dans d’autres romans, y compris une série de romans noirs historiques dont le premier, Du sang sur les dunes, est paru l’an dernier chez les éditions du 81.

C’est le même éditeur qui publie à présent Helena Augusta, et là aussi c’est un pari sur l’avenir : vu la longueur du texte, ils ont choisi de le publier en deux tomes. Le premier, Énigmes en Terre Sainte, est sorti en librairies en janvier, et le second devrait sortir à l’automne, après quelques mois de suspense, donc. Est-ce que les lectrices et lecteurs vont faire ce pari avec nous, tenter un premier tome et rester curieux du second ? La suite le dira. Mais il faut saluer la détermination de l’éditeur à publier un bouquin malgré des contraintes économiques pas évidentes. Eh oui, avec tout qui renchérit, cela veut dire aussi le papier et les frais d’impression. Publier en deux tomes permet de rendre le prix abordable.

La balle est dans le camp du public, à présent, pour découvrir Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte, lire ici les premières lignes ou la présentation sur le site des Éditions du 81, dont le catalogue annonce aussi un autre roman signé Irène Delse pour très bientôt… N’en jetez plus.

Et bien sûr on peut trouver le livre chez Amazon, la Fnac, Cultura, Gibert, la Procure, le Furet du Nord et toutes les bonnes librairies.

Mon roman « Du sang sur les dunes » et autres parutions en 2020-21

L’année 2021 a été pour moi un bon cru, puisqu’elle a vu (c’était au mois d’août) la parution de mon roman Du sang sur les dunes aux éditions du 81, dans leur collection originale « Romans noirs historiques ». Mais ce n’est pas tout.

Au mois d’avril paraissait l’anthologie Marmite & Micro-ondes, aux éditions Gephyre, avec notamment ma nouvelle de science-fiction « Décalages culinaires ».

En parlant de science-fiction, ma novelette « L’interprète » parue en 2020 est toujours disponible sous forme de série pour l’appli Doors (ex-Rocambole), ainsi que mon roman L’Héritier du Tigre, 2020 aussi, pour une lecture plus longue. Allez-y, il y a une période d’essai gratuite, vous verrez si vous pouvez éviter de devenir accro…

Ce furent deux années riches en publication ou republications (puisque L’Héritier du Tigre avait déjà vu le jour en 2006 aux éditions Le Navire en pleine ville). Et je peux déjà annoncer que 2022 sera bien fournie aussi pour moi. Je n’en dis pas plus, mais ce sera annoncé ici très bientôt !