Archives de Tag: Paris

Au cas où l’on se demanderait ce qu’il advient de ce blog

Pas de billet depuis un moment ? Non, en effet. C’est que je préfère ces temps-ci poster sur mon Tumblr de photos : En marchant en regardant.

Photo : Vers gravés sur une souche d'arbre au bord du Canal Saint-Martin : "Quelques part / En suivant ma pensée / J'ai perdu mon chemin"

Vers gravés sur une souche d’arbre au bord du Canal Saint-Martin : « Quelques part / Poursuivant ma pensée / J’ai perdu mon chemin » (photo Irène Delse)

Au menu : une vraie sirène, un faux cactus, des bestioles sympathiques, de l’art inattendu, des tentatives d’humour douteux et quelques rencontres improbables, au fil des rencontres et de l’humeur. À Paris, surtout, mais aussi quelques autres lieux.

La mairie du 11e vous dit « Nyan! » (et bonne Fête nationale)

Ils ont osé? Glups. Les geeks sont partout, surtout à Paris… Voyez un peu ce que nous a concocté la mairie du 11e arrondissement comme visuel pour le traditionnel bal populaire du 13 juillet:

Capture d'écran: site de la mairie du Onzième, image de "nyan cat" avec bérêt, baguette et traînée tricolore

(Source: @jujusete, qui n’en est pas encore revenue. Moi non plus!)

Soudain, un tigre… (La vie des murs)

Hommage au graffeur inconnu qui, de la grisaille, fit surgir ceci:

Photo: tigre peint sur un mur

(Vu à Paris, 10e, à un pâté de maisons de l’hôpital Saint-Louis.)

« Éveiller le désir d’être trompé »

Un petit moment de poésie urbaine: ni dieu, ni maître sur les trottoirs de Paris.

Photo: "La politique et la religion c'est éveiller le désir d'être trompé"

Anar trottoir (Paris, 11e, 19/05/2012)

(La désaliénation est-elle au coin de la rue?)

Rugir contre la grisaille

Chaque matin, en allant au bureau, je passe devant ceci. Et ça fait bien plaisir.

Graff dans une rue de Paris : tête de tigre(Taille originale: cliquer ici.)

Les libraires de l’Est parisien (et d’ailleurs) nous informent…

Qu’ils sont sur Internet, et qu’on peut commander leurs bouquins directement sur les sites suivants:

Et la livraison? Gratuite, dans le point de vente le plus proche (plus de 300 sur la France pour lalibrairie.com et 9 sur Paris pour librest.com).

Un besoin urgent de littérature? Pas de panique. Prenez d’abord le Net, puis prenez vos bottes…

«Pour la mousique»

Ne me parlez pas de la Fête de la Musique. (Et parlez moi encore moins de son nouvel intitulé à l’impératif catégorique.)

La musique, je sors d’en prendre. Dans le métro. Enfin, si on appelle cela de la musique…

Il y a plusieurs types de musiciens du métro à Paris. Certains sont vraiment doués, d’autres font ça comme on va pointer, et un petit nombre est vraiment (mais alors vraiment) exécrable. À croire qu’il y a un grain de vérité dans la caricature du gars qui fait la manche en jouant d’un instrument jusqu’à ce qu’on lui donne de l’argent pour aller ailleurs.

C’est seulement la dernière catégorie que je trouve pénible.

Oh, il y a pas mal de musiqueux besogneux dans les transports urbains de Paris, des gens qui donnent l’impression d’avoir reçu le matin un accordéon et un ticket de métro, et débrouille-toi pour ramener le fric à la fin de la journée. (Oui, ceux-là ont généralement un accordéon. Et parfois une sono portable, ce qui aide à entretenir l’illusion. Encore un exemple de la technique venant en aide à l’humanité, j’imagine.)

Bon, ce n’est peut-être pas fort virtuose, mais c’est de la musique, quoi. La mélodie est reconnaissable, le rythme assez régulier pour aider plutôt qu’entraver la prestation, bref ça meuble cinq minutes de métro.

Quand on a affaire à un gars vraiment mauvais, cependant, du genre tellement mauvais qu’il ne se rend pas compte qu’il est mauvais (effet Dunning-Kruger, es-tu là)…

Le genre non seulement qui joue faux, qui massacre les mélodies non pas l’une après l’autre mais en en mélangeant deux ou trois à la fois, et en plus qui est infichu de garder à peu près le rythme, mais s’arrange pour être en permanence ou presque à contre-temps.

Si, si, tout ça à la fois. Et sur un accordéon des plus cheapos, évidemment.

(Que dis-je, c’est à l’accordéon, ce qui est déjà un facteur aggravant. À mon peu humble avis. Vu qu’il est difficile d’être mélodieux à l’accordéon, voire de produire avec autre chose que de la muzak.)

Là, ça donne plutôt des minutes qui durent des heures.