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Pour qui est ce roman ? Aventure, sentiment, Histoire : faut-il choisir ?

Je ne vais pas vous le cacher, je me suis remise à écrire un roman. Encore un roman noir historique, même. Il s’agira du 4e dans la série des aventures d’Antoine Dargent. Excusez du peu.

Mais au fait, à quel public est destiné ce livre ? Roman noir, roman policier, c’est un domaine fort vaste, après tout.

En guise de réponse, une petite anecdote. Courant 2019, alors que j’étais en pleine rédaction de mon roman historique Tous les Accidents, je participais à un groupe d’écriture où chacun lisait et commentait les travaux des autres. L’une des participantes m’a un jour demandé : « Mais dans ce roman, tu t’intéresses plus à la reconstitution historique, ou à la vie des personnages et à leurs relations ? » La réponse que j’ai faite alors, et que je pourrais redire à présent, fut : « Aux deux ! »

J’aime bien les romans historiques pour la plongée qu’ils offrent dans un monde différent, aussi étranger que bien des univers de science-fiction. Et en même temps, c’est un univers qui ne nous est pas tout à fait étranger, puisque nous en sommes issus. Ici, on parle de la France de 1805, quand Napoléon était déjà empereur et entretenait encore le rêve d’envahir l’Angleterre. La Révolution avait accouché d’une étrange monarchie qui ne disait pas son nom, le progrès scientifique était illustré par des inventions telles que le télégraphe optique, la vaccination, la machine à vapeur et les ballons captifs. Mais on continuait de dépendre de la météo pour les récoltes, et la France utilisait sa puissance militaire pour s’enrichir aux dépends de ses voisins, que soient les vaincus ou des alliés (Italie, Espagne, Hollande) à qui on réclame de lourdes contributions. Un monde plein de contrastes, où bien des aventures individuelles sont possibles.

D’un autre côté, j’aime bien suivre le cheminement émotionnel des personnages, les relations qu’ils entretiennent entre eux. Mon héros détective ici n’est pas seul, mais entouré d’amis et anciens camarades, de parents et connaissances… On a toute une petite galaxie d’individus, hommes et femmes, avec chacun leur passé, leurs désirs, leurs objectifs dans la vie ou leurs craintes pour le passé. Des parents s’inquiètent pour la santé de leur enfant, une jeune femme pour celle de son fiancé ; des militaires noirs essayent d’échapper aux mesures discriminatoires de l’Empire ; des armateurs tentent l’aventure en finançant des bateaux corsaires ; une ancienne cantinière conseille les collègues plus jeunes d’après son expérience ; un officier tente de sonder le cœur d’un camarade dont il est épris…

Et bien plus, avec des personnages apparus dans le roman Du sang sur les dunes. Et qu’on pourra retrouver bientôt, j’espère, dans les autres volumes de la série.

Le roman policier à travers le temps : (7) Hamlet mène l’enquête

Perdu dans ses pensées : Hamlet, par Michele Rapisardi (XIXe siècle)

Une fois qu’on a commencé à se pencher sur les antécédents littéraires au roman policier moderne, depuis la Bible et l’Antiquité grecque jusqu’à l’Emma de Jane Austen, on ne peut s’arrêter en si bon chemin. Il y a dans la littérature occidentale un exemple illustre de héros dont la raison d’être est de se poser des questions : Hamlet.

Dans La Tragédie de Hamlet, prince de Danemark, Shakespeare met en scène une longue et tortueuse quête de vérité, autour d’un meurtre d’autant plus odieux qu’il a failli rester indétecté. Est-il utile de rappeler le détail de l’intrigue ? Notons seulement qu’après la révélation du début, par le spectre du roi assassiné, c’est d’une enquête tout ce qu’il y a de terre à terre qu’il s’agit. Le prince Hamlet, fils de la victime, en bon héros de la Renaissance, est un homme de logique et de raison. Trop cérébral, peut-être, et trop enclin à douter de lui-même, jusqu’à être paralysé devant l’action. Mais un homme rationnel, qui cherche la vérité en interrogeant les témoins potentiels, en observant de près les suspects dans leur vie quotidienne et en essayant de reconstituer mentalement le déroulement des faits.

Bref, créer en esprit un modèle des faits, pour le comparer aux indices recueillis. Et il tente de s’imaginer les motivations du coupable et de sa complice, grâce à cet outil mental que nous appelons aujourd’hui théorie de l’esprit.

On sait que tout cela n’empêcha pas le dénouement tragique. Mais peut-être que ce n’était pas tant la difficulté à croire la vérité qui troublait Hamlet, mais plutôt les conséquences familiales et personnelles de cette vérité. Comment accepter, en effet, que sa propre mère ait pu participer à l’assassinat de son père ? Après avoir mis au jour la vérité, Hamlet ne supportera pas de survivre. En cela, il n’est pas juste un détective, mais le héros d’un « roman noir » avant la lettre.

Mort d’une Merveilleuse : en précommande à la Fnac et ailleurs. À vous de jouer !

Irène Delse, Mort d’une Merveilleuse, à paraître aux éditions du 81 le 02/12/2022

Allez, cette fois, on essaye pour de bon ! Mon roman Mort d’une Merveilleuse est bien affiché sur les sites de la Fnac, Decitre, Amazon, Cultura, Furet du Nord, Gibert, dans des libraires indépendantes comme Ici Grands Boulevards… Et chez LesLibraires.fr plus généralement.

Cela commence à prendre tournure. Date de parution, visuel de couverture, résumé de l’intrigue… Tout y est. Je croise les doigts.

De quoi s’agit-il ? Pour citer la 4e de couverture :

« À l’hiver 1797, alors que la paix a mis fin à l’aventure de la campagne d’Italie, le capitaine Antoine Dargent a l’intention de profiter d’un congé à Paris bien mérité, quand il trébuche littéralement sur le cadavre d’une mystérieuse jeune femme. Tâchant d’en savoir plus sur l’inconnue, il découvre peu à peu un nœud d’intrigues royalistes dont les racines plongent des années en arrière, pendant la captivité de la famille royale au Temple. Il révèle ainsi au grand jour un secret inavouable, capable d’éclabousser les autorités de la République aussi bien que le prétendant Louis XVIII dans son exil. Mais avant de faire éclater la vérité, Antoine devra d’abord réussir à rester en vie, car l’assassin au poignard rôde toujours, anonyme dans la foule élégante de la Capitale, et il n’hésitera pas. Après Du sang sur les dunes, le Capitaine Dargent continue de déceler les mystères militaires et politiques de son pays, en plein cœur de Paris. »

Un bon roman noir historique, en somme. Si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qui vous reste à faire, lectrices, lecteurs… En sachant que les précommandes sont un moyen efficace de soutenir un petit éditeur comme celui-ci, et lui permettre de continuer à publier d’autres aventures d’Antoine Dargent et ses amis.

Augusta Helena, un roman, des énigmes et un pari

Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

Ce roman était un pari. D’abord pour moi, quand je me suis lancée à nouveau dans l’écriture en 2017 après plusieurs années de sécheresse. Mais le résultat a dépassé toutes mes attentes : non seulement j’ai terminé cette longue et complexe histoire, où des énigmes criminelles s’entretissent avec la grande Histoire de l’Empire Romain et du christianisme, mais dans la foulée je me suis lancée dans d’autres romans, y compris une série de romans noirs historiques dont le premier, Du sang sur les dunes, est paru l’an dernier chez les éditions du 81.

C’est le même éditeur qui publie à présent Helena Augusta, et là aussi c’est un pari sur l’avenir : vu la longueur du texte, ils ont choisi de le publier en deux tomes. Le premier, Énigmes en Terre Sainte, est sorti en librairies en janvier, et le second devrait sortir à l’automne, après quelques mois de suspense, donc. Est-ce que les lectrices et lecteurs vont faire ce pari avec nous, tenter un premier tome et rester curieux du second ? La suite le dira. Mais il faut saluer la détermination de l’éditeur à publier un bouquin malgré des contraintes économiques pas évidentes. Eh oui, avec tout qui renchérit, cela veut dire aussi le papier et les frais d’impression. Publier en deux tomes permet de rendre le prix abordable.

La balle est dans le camp du public, à présent, pour découvrir Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte, lire ici les premières lignes ou la présentation sur le site des Éditions du 81, dont le catalogue annonce aussi un autre roman signé Irène Delse pour très bientôt… N’en jetez plus.

Et bien sûr on peut trouver le livre chez Amazon, la Fnac, Cultura, Gibert, la Procure, le Furet du Nord et toutes les bonnes librairies.

Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte : c’est parti ! #Roman

Couverture du roman : dessin d'une femme en costume byzantin avec de nombreux bijoux, et tenant le montant d'une croix
Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

« An 326. L’empereur Constantin vient d’unifier l’Empire après des décennies de guerre civile. Converti, il favorise peu à peu l’Église tout en ménageant l’aristocratie romaine, attachée aux anciens cultes païens. L’aristocrate Lucius Aurelius enquête discrètement sur la disparition récente du populaire prince Crispus, fils aîné de Constantin. Pendant ce temps, la vieille mère de l’empereur, l’impératrice Hélène, reçoit les plaintes de deux religieuses à propos de disparitions inexpliquées dans un couvent possédé par le Malin. Mais c’est la découverte des reliques de la Croix du Christ à Jérusalem qui préoccupe encore plus l’Empire. C’est ainsi qu’Hélène, Lucius et l’évêque Ossius partent ensemble, sous les ordres de Constantin, en direction de l’Orient pour élucider ces mystères. Le cortège impérial devra lutter contre des espions perses, des bandits, des faussaires, des accusations d’hérésie, et même une épidémie de peste dans un roman magnifique où le suspense est à son comble. »

Telle est la présentation de mon nouveau roman noir historique, Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte, dans le catalogue des Éditions du 81. Oui, c’est juste le 1er tome, vu la taille du manuscrit… Mais le tome 2 est prévu pour cet automne.

Et bien sûr on peut le trouver chez Amazon, la Fnac, Cultura, Gibert, la Procure, le Furet du Nord et toutes les bonnes librairies.