Archives de Tag: roman

Mon prochain roman : Mort d’une Merveilleuse

Peinture du 18e siècle : femme en robe blanche sans manches, style Directoire, entre des colonnes décoratives
Mort d’une Merveilleuse, par Irène Delse, à paraître aux Éditions du 81

Quand ça marche, pourquoi s’arrêter ? Je vous avais parlé l’année dernière d’un autre roman policier que j’étais alors en train d’écrire. Bonne nouvelle : il devrait paraître cette année aux Éditions du 81, les mêmes qui ont déjà publié Augusta Helena et Du sang sur les dunes !

Si vous avez aimé ce dernier roman, c’est pour vous : on retrouve le même personnage principal, Antoine Dargent, quelques années plus tôt, sous le Directoire cette fois et non sous l’Empire. L’occasion de croiser quelques personnages historiques bien connus, mais aussi quelques anonymes hauts en couleurs. Et on se frotte à une énigme sombre, très sombre.

Quelle date de parution ? C’était prévu au départ pour le mois de mai, et puis des contretemps ont obligé à déplacer cette sortie à la fin août. Comme pour l’année précédente, donc. Je vous tiendrai au courant ici même.

Augusta Helena, un roman, des énigmes et un pari

Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

Ce roman était un pari. D’abord pour moi, quand je me suis lancée à nouveau dans l’écriture en 2017 après plusieurs années de sécheresse. Mais le résultat a dépassé toutes mes attentes : non seulement j’ai terminé cette longue et complexe histoire, où des énigmes criminelles s’entretissent avec la grande Histoire de l’Empire Romain et du christianisme, mais dans la foulée je me suis lancée dans d’autres romans, y compris une série de romans noirs historiques dont le premier, Du sang sur les dunes, est paru l’an dernier chez les éditions du 81.

C’est le même éditeur qui publie à présent Helena Augusta, et là aussi c’est un pari sur l’avenir : vu la longueur du texte, ils ont choisi de le publier en deux tomes. Le premier, Énigmes en Terre Sainte, est sorti en librairies en janvier, et le second devrait sortir à l’automne, après quelques mois de suspense, donc. Est-ce que les lectrices et lecteurs vont faire ce pari avec nous, tenter un premier tome et rester curieux du second ? La suite le dira. Mais il faut saluer la détermination de l’éditeur à publier un bouquin malgré des contraintes économiques pas évidentes. Eh oui, avec tout qui renchérit, cela veut dire aussi le papier et les frais d’impression. Publier en deux tomes permet de rendre le prix abordable.

La balle est dans le camp du public, à présent, pour découvrir Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte, lire ici les premières lignes ou la présentation sur le site des Éditions du 81, dont le catalogue annonce aussi un autre roman signé Irène Delse pour très bientôt… N’en jetez plus.

Et bien sûr on peut trouver le livre chez Amazon, la Fnac, Cultura, Gibert, la Procure, le Furet du Nord et toutes les bonnes librairies.

Augusta Helena, le roman que ma mère n’aura pas lu

Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

Au plaisir d’avoir un nouveau livre en librairie se mêle cette fois quelque chose de doux-amer : le regret de ne pouvoir faire partager cela à ma mère. Décédée depuis bientôt douze ans, elle n’a pu lire que le tout premier de mes romans, L’Héritier du Tigre. Mais je me demande ce qu’elle aurait pensé d’Helena

Il faut dire que cette histoire lui doit beaucoup, de façon directe ou plus subtile. Le sujet, d’abord : pourquoi me suis-je embarquée pour ce voyage en Terre Sainte d’une impératrice chrétienne, devenue sainte des Églises catholiques et orthodoxes, moi, athée confirmée ? C’est que le christianisme était consubstantiel à la personnalité de ma mère, son échelle de valeurs, sa boussole pour l’action. Le message évangélique n’était pas pour elle une figure de style, mais une règle de vie. Dans le même temps, elle se passionnait pour les études bibliques, discutant d’exégèse comme d’autres pourraient disséquer un film qui les a enthousiasmés.

J’ai donc baigné dans ma jeunesse dans une atmosphère où la religion catholique était partout mais sans être un dogme, où le questionnement était considéré comme une voie vers la Vérité, pas comme un danger pour celle-ci. Je me suis plus tard éloignée de la foi, pour des raisons complexes. Je pense que l’étape la plus importante a été de réaliser que le sentiment de « divin » que je pouvais ressentir en pensant à la divinité était exactement le même que celui causé par l’émotion esthétique devant un paysage, un tableau ou une musique sublime.

Cet éloignement, ma mère ne l’a pas combattu, mais elle ne l’a pas compris. « Comment peux-tu savoir ce qui est bien et ce qui est mal s’il n’y a pas de Dieu ? » J’ai entendu cela de sa bouche, et cela m’a fait… mal. Mais nous avons continué de façon sporadique à discuter de religion, d’exégèse, des évolutions possibles de l’Église catholique, des œuvres en faveur des malades, des pauvres et des réfugiés où elle s’investissait. Elle était elle-même à cette époque assez handicapée, mais cherchait toujours à aider les plus malheureux.

Mais fin 2016, quand j’ai commencé à faire des plans pour mon roman sur la mère de l’empereur Constantin, j’ai bien sûr repensé au parcours de ma propre mère. Et la personnalité d’Hélène dans le roman doit beaucoup à elle, je pense. De même que nos discussions érudites ont inspiré certaines plongées dans les méandres d’un dogme chrétien encore en construction, où des épisodes bien connus aujourd’hui de l’Évangile n’avaient pas encore été mis par écrit… Un monde déroutant, par moments, et qui j’espère dépaysera le lecteur. Aurait-il trouvé intérêt aux yeux de ma mère ? Je ne sais pas, mais qui sait ? Peut-être y a-t-il vraiment un autre monde où les bienheureux peuvent voir toute la création comme un grand livre, et lire à loisir.

Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte : c’est parti ! #Roman

Couverture du roman : dessin d'une femme en costume byzantin avec de nombreux bijoux, et tenant le montant d'une croix
Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

« An 326. L’empereur Constantin vient d’unifier l’Empire après des décennies de guerre civile. Converti, il favorise peu à peu l’Église tout en ménageant l’aristocratie romaine, attachée aux anciens cultes païens. L’aristocrate Lucius Aurelius enquête discrètement sur la disparition récente du populaire prince Crispus, fils aîné de Constantin. Pendant ce temps, la vieille mère de l’empereur, l’impératrice Hélène, reçoit les plaintes de deux religieuses à propos de disparitions inexpliquées dans un couvent possédé par le Malin. Mais c’est la découverte des reliques de la Croix du Christ à Jérusalem qui préoccupe encore plus l’Empire. C’est ainsi qu’Hélène, Lucius et l’évêque Ossius partent ensemble, sous les ordres de Constantin, en direction de l’Orient pour élucider ces mystères. Le cortège impérial devra lutter contre des espions perses, des bandits, des faussaires, des accusations d’hérésie, et même une épidémie de peste dans un roman magnifique où le suspense est à son comble. »

Telle est la présentation de mon nouveau roman noir historique, Augusta Helena, t.1, Énigmes en Terre Sainte, dans le catalogue des Éditions du 81. Oui, c’est juste le 1er tome, vu la taille du manuscrit… Mais le tome 2 est prévu pour cet automne.

Et bien sûr on peut le trouver chez Amazon, la Fnac, Cultura, Gibert, la Procure, le Furet du Nord et toutes les bonnes librairies.

Augusta Helena, tome 1, Énigmes en Terre Sainte : premières lignes

Couverture du roman : dessin d'une femme en costume byzantin avec de nombreux bijoux, et tenant le montant d'une croix
Augusta Helena, t. 1 Énigmes en Terre Sainte, par Irène Delse, éditions du 81, ISBN 978-2915543643

« Les étoiles brillaient, froides dans la nuit de Judée. Deux petites silhouettes cheminaient le long de la corniche au-dessus du désert. Entièrement voilées d’un noir que la route avait rendu poussiéreux, elles étaient presque invisibles malgré la pleine lune, tant depuis la vallée que depuis les étroites fenêtres du monastère qui couronnait la montagne au-dessus d’elles.

« Ce n’était autre que le mont de la Tentation où, selon l’Évangile, Satan avait mis à l’épreuve le Fils de Dieu. Quant au koinobion qu’on y avait bâti, suspendu entre ciel et terre, les nonnes l’appelaient entre elles monastère de la Tentation ; mais les étrangers lui donnaient toujours le nom de la forteresse des anciens rois de Juda qui se dressait jadis sur cette montagne : Douka. Certains murmuraient que le mot venait d’une idole païenne dont le nom même était périlleux à prononcer, le terrible et quasi-oublié Dagon… »

Que se passe-t-il dans le désert de Palestine ? Et quel rapport avec l’orgueilleuse église de Rome, protégée de l’empereur Constantin ? À découvrir à partir du 21 janvier 2022 dans mon nouveau roman noir historique aux Éditions du 81 : Augusta Helena, Tome 1 : Énigmes en Terre Sainte.

Et bien sûr on peut le précommander chez Amazon, la Fnac, Cultura, Gibert, la Procure, le Furet du Nord et toutes les bonnes librairies.

(Aussi publié sur mon Substack.)