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En passant

♫ Il est passé par ici, il repassera par là… Le robot de collecte du Web (dépôt légal numérique) de la BnF.

Et vous, ça ne vous agace pas, les liens vers les sites réservés aux abonnés?

Cela vous est déjà arrivé de cliquer sur un lien hypertexte, au détour d’un blog, d’un site web, d’un forum ou de votre réseau social favori, et de tomber sur une page qui vous est fermée – pour cause d’incompatibilité logicielle ou de nécessité impérative de s’abonner? Oui? Alors vous savez pourquoi c’est exaspérant.

Non? Dans quels Internets avez-vous passé les derniers mois?

J’ai l’impression que je rencontre de plus en plus de liens aboutissant vers des pages de ce genre. On peut même recenser trois catégories, classées ici par ordre d’importance d’exclusion du public:

1) Les sites qui vous obligent à installer un logiciel sur votre machine. « Tiens, » balance quelqu’un sur Twitter, « j’écoute ceci en ce moment! » Et quand on clique, on tombe sur une URL Spotify ou iTunes… Et si on ne l’a pas? Si on n’a pas envie d’installer une application qu’on n’a pas choisi ni de donner encore ses informations à une énième entreprise commerciale? Et si on est sous Linux, que les vitrines multimédia de ce genre ont tendance à snober? Alors, impossible d’écouter ce que votre copain veut vous faire partager. Bonjour la sociabilité sur le réseau.

2) Les liens vers des pages Facebook (ou Google+, ou Twitter, ou autre) réservées à certains contacts – et pas en mode public. « Un texte formidable », « une réponse définitive à ce genre d’argument », « le meilleur gag de l’année », « infos exclusives »… Heu, zut, c’est réservé aux amis. Aux friends. Aux followers. À un cercle restreint. Comment je fais? Je m’en passe, à moins de réussir à entrer dans les contacts de l’auteur. Et cela, si j’ai déjà ouvert un compte. Vous n’êtes pas sur Twitter? Vous avez fermé votre compte Facebook? Vous boycottez les réseaux sociaux? Bye, bye!

Capture d'écran de Facebook

Cliquer sur l’image pour agrandir: en haut, icône « public »; en bas, réservé aux amis.

3) Les sites qui vous obligent non seulement à vous abonner, mais à payer. Des articles de l’édition abonnés du Monde, ou de Libération, ou de Médiapart, ou de Que choisir… Bon, là, je crois qu’il n’y a pas besoin de faire un dessin pour expliquer tout le monde n’a pas envie de payer pour lire le texte ou voir les images que vous voulez partager!

Je disais plus haut que j’avais l’impression de rencontrer de plus en plus de gens postant des liens vers des pages d’accès plus ou moins restreint. J’ignore si cela correspond à la réalité, et si le fait d’avoir de plus en plus de moyens de rester connecté, dedans ou dehors, sur grand écran ou sur petit smartphone, tend à faire oublier que non, tout le monde n’est pas forcément connecté à la même chose.

Juste un truc à se rappeler, avant de poster.

Chose à ne pas oublier quand on parle du futur

Lu sur la boule de cristal: « Le futur commence toujours maintenant. »

Text inside the crystal ball: "The future is always beginning now"

Un post-it lâché en liberté...

(Un petit blog visuel et – modestement – philosophique découvert grâce à John Scalzi. Qu’il en soit remercié.)

Fin (pour le moment)

N’y allons pas par quatre chemins: oui, je sais, cela fait plus d’un mois que ce blogue n’a plus été mis à jour. Et non, hélas (ou tant mieux? c’est selon), il ne sera probablement pas réalimenté de sitôt.

Pourquoi? Oh, juste la Vie Réelle™ qui s’interpose…

Plus précisément, disons que j’ai peu à peu réalisé que j’en avais assez de jouer les éditorialistes occasionnelles, surtout dans un contexte aussi exaspérant. Par où commencer? Entre la saga de ceux qui légifèrent sur internet sans y entraver quoi que ce soit, celle d’un gouvernement aux abois qui multiplie les fumigènes avec la bénédiction de journalistes qu’on enverrait bien rempiler sur les bancs de l’école; entre la frilosité des éditeurs français devant le livre électronique (ah, si seulement on pouvait reproduire ce qui marche pour le livre papier!) et le climat général de ce pays où une héritière peut jouer les chefs de parti populiste sans sombrer dans le ridicule… Franchement, parfois, même le ricanement vengeur meurt sur les lèvres, dans un grand soupir d’impuissance.

Bref, commenter l’actualité, même limitée à l’édition, ou aux livrels, ou à internet, ce n’est plus trop ma tasse de thé.

Fatigue et dégoût? Oui, vous pouvez dire ça. Mais pas uniquement (et c’est heureux!): il y a aussi le désir de faire des choses qui échappent, justement, à tous ces sujets d’exaspération. Tiens, reprendre sérieusement l’écriture, par exemple…

Et c’est ma raison numéro 2 pour annoncer que je me mets en vacances de blogue pour une période indéterminée: le temps et l’énergie que je consacrerais à alimenter ce site pourrait être aussi bien (et probablement mieux) utilisé à un peu de création littéraire. Du moins, au genre de création littéraire (certains pourraient arguer que le blogue est un genre littéraire…) qui a un peu de chance de continuer à être lu même après que 99% d’entre nous auront oublié l’écume de l’actualité.

Bref, retour pour moi à la fiction! Je suis sûre qu’il y en a ici qui ne s’en plaindront pas, hmm?

En attendant, lecteurs et lectrices fidèles, ou bien nouveaux/nouvelles venu(e)s, on peut bien entendu toujours accéder aux textes que j’ai déjà mis en ligne, comprenant plusieurs nouvelles et un roman.

Merci, et j’espère à un de ces jours.

En passant

Si vous ne connaissiez pas le Mad Blog, c’est l’occasion de découvrir: le tenancier a eu la bonne idée de me proposer une interview. C’est en ligne dès maintenant. Au menu, littérature, geekerie, écriture, univers imaginaires – et figures libres à … Lire la suite

Le petit coin du contre-sens

À l’intention des nouveaux venus (et des nouvelles itou) à l’instigation d’un certain blougueur qui se croit trrrrès malin mais ne réussit qu’à faire de l’auto-trollage (et qui est décidément un peu obsédé, le pauvre), je me permet de republier un petit billet qui n’a déjà servi que deux fois (et que j’ai aussi fini par intégrer à la page À propos, parce que ça va bien un moment):

On dirait que cela prête à confusion, si j’en crois les mots-clefs qui font atterrir sur ce blogue… Mais bon, qu’à cela ne tienne.

Le titre de ce blogue, «L’Extérieur de l’Asile», est tiré d’un roman de Douglas Adams (pour ceux qui veulent tout savoir: c’est Salut et encore merci pour le poisson, le quatrième de la série dite du «Routard galactique», alias H2G2) où un personnage appelle sa maison «l’extérieur de l’asile», d’ailleurs organisée de façon à ce que le papier peint soit à l’extérieur et les briques à l’intérieur.

Pourquoi? Mais, c’est bien simple: avec un asile, les aliénés sont à l’intérieur, et les gens sensés à l’extérieur. La demeure de l’individu sensé est donc, logiquement, à l’extérieur de l’asile.

(Précédentes parutions les 30/08 et 10/02/2010.)

Tss! La malcomprenance fait des ravages! Mais que fait donc Roselyne Bachelot?

Mauvaises nouvelles de Champignacie

La vie moderne nous met dans des situations bizarres. Et l’une des plus déroutantes est d’apprendre inopinément de mauvaises nouvelles d’une personne qu’on ne connaissait que par blogue interposé. L’angoisse est alors d’autant plus poignante que généralement, on ne peut rien faire, à part exprimer sa sympathie – en ne sachant même pas si l’intéressé les aura un jour sous les yeux.

(Il y a une quinzaine de jours, par exemple, c’étaient les ennuis cardiaques du blogueur scientifique P.Z. Myers. Qui s’est rapidement remis, grâce à une détection rapide du problème et à une équipe chirurgicale efficace. Il a même pu bloguer son séjour à l’hôpital quasiment en direct.)

Mais il y a deux jours, j’apprenais quelque chose de bien plus embêtant au sujet de Dominique, le rédacteur du Petit Champignacien illustré.

Pour comprendre, il faut lire ce qu’a écrit son ami Olivier, qui tient le blogue Le Bœuf qui pleure, d’abord dans les commentaires (faire défiler pour arriver à la date du 6 septembre) du blogue de Dominique, puis dans le sien propre:

«Une embrouille, un malentendu…»

Sale histoire. À l’impuissance, à la tristesse, vient s’ajouter un sentiment de culpabilité: n’aurait-on pas dû détecter, à quelques indices entre les lignes, les problèmes de la personne dont on lisait chaque jour ou presque les billets?

Dominique, vos textes lucides, exigeants, érudits, m’ont toujours donné matière à penser, et souvent aussi à m’indigner ou à jubiler. Je vous souhaite… Ah, bah! Je ne sais pas quoi dire, dans ces conditions. Que l’année 2010 se finisse mieux pour vous que ne le laisserait supposer cette méchante tuile qui vous est tombée dessus en ce satané mois d’août…

Et surtout, pour tous les proches et les amis de Dominique, un seul mot: courage. Et toute ma sympathie.