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Mon roman Du sang sur les dunes, à paraître aux Éditions du 81 !

Couverture du roman "Du sang sur les dunes". Illustration : des bateaux à voile anciens, sur une mer démontée, et un bandeau rouge en haut et en bas.
Temps houleux annoncé ! Surtout pour mes personnages…

Vous savez, le roman que j’ai commencé le 1er juin 2020, au sortir du 1er confinement, et dont j’ai à plusieurs reprises évoqué ici les thèmes et surtout les personnages ? Eh bien, il devrait bientôt voir le jours aux éditions du 81, dans leur collection « Romans noirs historiques ». Le titre : Du sang sur les dunes. Tout un programme.

De quoi s’agit-il ? Selon la 4e de couverture :

« À l’été 1805, le capitaine Antoine Dargent enquête sur la mort mystérieuse d’un ingénieur à Calais, en marge de l’immense armée réunie par Napoléon pour attaquer l’Angleterre. Quand il réalise que les plans de l’ingénieur concernaient un nouveau type d’arme capable de briser la supériorité maritime des Britanniques, il doit rapidement reconstituer les papiers manquants avant d’être lui-même victime d’agents anglais prêts à tout pour tuer dans l’œuf une telle invention… Découvrez ce polar historique passionnant au suspens insoutenable qui vous emmène au cœur des dunes et des complots. »

Une bonne lecture d’évasion, en somme. Plus qu’à espérer que beaucoup de lectrices et de lecteurs seront de cet avis. Et n’hésitez pas à jeter un œil aux autres titres de l’éditeur : des polars historiques situés à Venise au XVIIIe siècle, de quoi voyager sans souci de certificat sanitaire.

N.B. Précision sur la date de parution : cela aurait dû être le 11 juin, et c’est celle qui figure sur la page Amazon du bouquin, sur celle de la Fnac, etc. Mais un problème technique a obligé à la décaler à début juillet. Je vous tiendrai au courant dès que j’aurai la date précise. En attendant, il n’est pas interdit d’en parler à vos libraires favoris. Plus il y aura d’intérêt pour le livre, et plus tôt, mieux ce sera.

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Ce que je n’aime pas voir dans un roman historique

Comment le passé voyait le passé : à la Renaissance, on peignait le monde biblique à la mode de la Renaissance.

J’ai des goûts assez éclectiques en matière de littérature, mais ça ne les empêche pas d’être tranchés. Ainsi, quand un roman historique ne parvient pas à m’embarquer dans son univers, ou pire quand quelque chose m’en éjecte en cours de lecture, je tends à ne pas donner une seconde chance à l’auteur. Désolée. Ou pas vraiment.

Mais au fait, quel genre de choses me sors de la lecture ?

D’abord, il y a les romans qui prétendent se passer dans l’Antiquité romaine, le Japon médiéval ou la France napoléonienne mais sont peuplés de gens du XXIe siècle avec des préoccupations du XXIe siècle. La raison première de lire des romans historiques, à mon sens, est de se dépayser. Il y a une très jolie citation de l’auteur britannique L. P. Hartley (1895-1972) : « The past is a foreign country; they do things differently there. » (Le passé est un pays différent ; les gens se conduisent différemment là-bas.)

Ce n’est pas juste que le passé était généralement plus brutal, la vie brève et pleine d’injustices et d’inégalités. C’est que la façon de voir le monde a évolué avec le temps, ainsi que la façon dont les gens se voyaient eux-mêmes, les valeurs qui leur servaient de points de repère, etc. Ainsi, l’idée d’avoir une vie privée, de protéger son intimité, s’est développée en Europe au cours du XVIIIe siècle. On voit apparaître de façon concomitante le mobilier qui permet cette intimité (la chaise percée étant désormais masquée dans un petit cabinet, nom qui est resté), les genres littéraires qui témoignent d’un souci de quant-à-soi (roman « sensible », de Clarisse Harlowe à La Nouvelle Héloïse, qui offre une plongée dans le for intérieur de l’héroïne) et des traités philosophique sur les droits de l’individu, y compris le droit au bonheur.

Autre chose dont on a du mal à se rendre compte aujourd’hui, c’est l’importance du calendrier agricole même pour la vie des citoyens. Il ne faut pas oublier qu’avant la Révolution industrielle, 80% de la population active travaillait aux champs (et cette population incluait une bonne partie des enfants, dès qu’ils étaient assez grands pour désherber ou effrayer les oiseaux). Même si le roman ne s’occupe pas d’agriculture, il faut qu’on sente ces réalités. Les aliments disponibles à telle ou telle partie de l’année, par exemple, ou les paysages traversés.

Mais il y a plus subtil : en lisant Balzac (Illusions perdues, 1837-43), on rencontre le petit fait suivant : de nombreuses loges de théâtre et d’opéra étaient disponibles de juin à septembre parce que leurs titulaires, riches propriétaires terriens, s’absentaient de Paris pour surveiller moissons et vendanges dans leurs domaines (Deuxième partie, « Un grand homme de province à Paris »).

C’est le genre de détail qu’on n’invente pas mais qu’on découvre par la fréquentation des sources, en particulier des sources primaires : la littérature et autres documents d’époque. Dans le cas de Balzac, ces sources ne sont pas difficiles à trouver. Et nous avons une chance formidable en ce début de XXIe siècle : l’Internet et l’énorme effort de numérisation des documents, tant par les universités et bibliothèques (merci Gallica !) que par des collectifs comme le Projet Gutemberg. Les ouvrages dans le domaine public sont disponibles en quelques clics, souvent dans un choix de formats variés (texte, PDF, etc.) ainsi qu’une vaste quantité d’œuvres graphiques, de documents techniques, et de photos de monuments ou sites d’intérêt historique.

Ainsi, durant la rédaction du roman policier historique dont j’ai récemment parlé ici, j’ai utilisé plusieurs sources primaires de ce genre, notamment un recueil de rapports de police à Paris sous le Directoire qui est une mine d’informations sur la vie quotidienne, en partie celle des gens du peuple, mais aussi ce qui se passe dans les théâtres, les cafés, partout où l’opinion se fait et où le gouvernement veut la contrôler.

Un autre avantage de se plonger dans les textes et autres documents d’époques, c’est de donner une idée de la façon dont parlaient et pensaient les gens, ou au moins d’éviter de faire parler et agir trop évidemment nos ancêtres comme ils étaient des contemporains. Pensons à toutes les expressions imagées que nous utilisons quotidiennement mais qui sont liées à des concepts ou des événements historiquement datés. Parler d’un « pays satellite » (comme on le faisait au temps de Napoléon) par exemple aurait été impossible avant la généralisation du modèle copernicien au XVIIe siècle. D’un autre côté, il y a des mots qu’on ne comprend plus ou qui ont changé de sens, et il suffit de quelques décennies pour être dans l’erreur. Ainsi, un mot d’argot bien connu, « daron », signifiait « patron » ou « bourgeois » au tout début du XIXe siècle ; mais il avait pris le sens de « père » au moment où Hugo écrivait Les Misérables.

Il y a bien d’autres façons de trahir le passé qu’on veut recréer dans l’espace d’un roman. Le vocabulaire, les décors ne sont qu’un début. Le plus dur, c’est de faire vivre, agir et penser des gens qui avaient un univers mental et des valeurs bien différentes de nous.

Un travers commun, à ce que je peux voir dans ce qui se publie, c’est de peupler un roman historique uniquement de gens hauts en couleurs, plus grands que natures, extraordinaires dans l’héroïsme ou la cruauté, voire extrêmes en tout, y compris le boire et le manger. Or même Alexandre Dumas n’avait qu’un Porthos ou une Milady de Winter par roman, et c’est le contraste qui rend ces personnages-là mémorables. S’il n’y avait eu que des personnages de ce calibre dans le roman, comment aurait-on pu les apprécier ?

Ce qu’on oublie aussi facilement à propos du passé, c’est que les gens y vivaient une vie quotidienne, et que c’est le fond du tableau sur lequel se détachent les grands événements, guerres, révolutions, épidémies. Et si on n’a pas au moins évoqué la vie ordinaire, on n’éprouvera pas la pleine force de ses bouleversements.

(Aussi publié sur Substack.)

Tout le monde aime les (romans) policiers

« Le donjon du Temple vers 1795 ». Huile sur toile anonyme. Paris, musée Carnavalet.

Je vais faire un aveu : quand je me suis lancée dans l’écriture de romans policiers, au printemps 2020, c’était dans un but commercial, ou du moins dans l’idée que ce serait plus aisé à publier que ce à quoi je m’était consacrée depuis trois ans, le roman historique. Ce dernier est hélas vu comme quelque chose de désuet, et peu d’éditeurs en publient régulièrement.

En revanche, le roman policier a une vitalité jamais démentie, à la fois en nombre de titres et en variété. Vous ne me croyez pas ? Faites le test du rayon de librairie ! Déjà, toutes les librairies, physiques ou en ligne, ont au moins une étagère de romans policiers. Et il y en a pour tous les goûts, du plus « cosy » au plus glauque, du plus brut au plus sophistiqué, avec des variantes proches du roman social ou du thriller technologique. Mieux encore, le roman policier historique est un genre tout à fait actuel.

Pourquoi un tel succès pour le roman policier ? Il s’est écrit des bibliothèques universitaires entières sur le sujet, un genre dans lequel je ne vais pas me lancer, rassurez-vous. Après tout, il n’est pas difficile de voir que le côté ludique du roman policier classique, type Agatha Christie, où l’on est invité à résoudre l’énigme avec le protagoniste, stimule les circuits dopaminergiques de récompense et de plaisir, ce qui conduit à vouloir répéter l’expérience. Il y a aussi le fait que le type d’intrigue de ces romans (meurtres, crimes sexuels, vols ou escroqueries à grande échelle, etc.) permettent de mettre le doigt dans toutes les plaies de la société, d’en explorer des aspects qui peuvent nous mettre mal à l’aise, mais qu’il est plus facile de contempler à travers la distance de sécurité d’un récit de fiction.

Mais il y a plus : quand on regarde la logique de l’intrigue la plus fréquente des romans policiers, la recherche d’un meurtrier, on retrouve un très ancien motif folklorique et même mythologique : le mort reconnaissant. (Oui, c’est ce que signifie Grateful Dead et c’est l’origine du nom du groupe.) Dans ces récits, le héros rencontre en chemin le cadavre d’un malheureux à qui on a refusé une sépulture, généralement parce qu’il était endetté. Le voyageur généreux paie les dettes et permet au mort de reposer en paix, puis reprend son chemin. Un peu plus tard, le voyageur reçoit à son tour l’aide d’un mystérieux étranger qui n’est autre que le mort sous forme spectrale. On connait ce motif dans diverses cultures.

Chez nous, c’est par exemple le conte « Jean de Calais », le roman de chevalerie anglais Sir Amadas ou encore « Le compagnon de voyage » d’H. C. Andersen. Il y a aussi des histoires où le mort est en peine à cause de quelque chose qu’il n’a pu terminer durant sa vie : dire à ses enfants où est caché le trésor qu’il leur destinait, par exemple. Et il y a la catégorie plus générale des devoirs envers les morts, motif important dans l’Iliade (la trêve pour les funérailles d’Hector), dans la tragédie d’Antigone évidemment, ou dans la Bible, le livre de Tobie.

Il n’est pas difficile de retrouver un tel schéma dans de nombreux romans policiers : retrouver le meurtrier et l’amener à la justice, c’est une façon de rendre service à la victime, qui sinon ne pourrait reposer en paix. Je ne suis probablement pas la première à faire cette observation, mais il se trouve qu’elle m’est venue au cours de l’écriture de mon deuxième roman policier.

Car en effet, j’ai récidivé. Quand ça marche, pourquoi s’arrêter ? Il se trouve que je lis beaucoup de romans policiers, et beaucoup de romans historiques, j’ai donc « les codes », comme on dit. En juin dernier, je me suis mise à écrire un roman policier historique dans une période que je commençais à bien connaître : le Premier Empire. Et comme parmi ces codes du roman policier il y a l’idée de héros récurrent et de série de romans, j’ai délibérément choisi un détective iconique.

Résultat ? Vous allez bientôt pouvoir en juger vous-même, car le premier a été accepté par un éditeur. Pas mal pour un coup d’essai.

(Aussi paru sur Substack.)

Point final pour une sombre histoire, ou mon tout dernier #roman

« Le donjon du Temple vers 1795 ». Huile sur toile anonyme. Paris, musée Carnavalet.

C’est juste la fin du premier jet, et il y aura encore du travail de révision pour m’occuper pendant un mois ou deux, mais ça fait du bien de parvenir à cette étape ! C’est mon cinquième roman au total, et le deuxième roman policier historique de la série commencée en juin 2020. On est toujours dans la période Révolution et Empire, mais cette fois sous le Directoire, ce qui offre pas mal de possibilités dans le registre « noir ». Conjurations, traîtrises, poignards dans le dos, pots-de-vin à tous les étages…

Je ne sais pas si on peut dire que je me suis amusée. La rédaction a certes pris plus de temps que pour le premier. Est-ce l’ambiance plus glauque, les thèmes abordés plus lourds, notamment le cas des orphelins du Temple ? Possible.

Mais il y a aussi eu de nombreuses satisfactions, et d’abord celle de passer d’un roman à une série, de voir se matérialiser une idée un peu folle : créer un personnage récurrent et son univers. Les modèles ne manquaient pas, certes, mais encore fallait-il passer à la réalisation. Il n’y a pas de miracle, ça a été documentation, documentation, documentation.

Au final, un roman qui passe peut-être moins de temps que prévu avec les intrigues politiques et plus avec la vie quotidienne. C’est amusant par exemple de voir tout ce que l’époque connaissait déjà, depuis le télégraphe (optique) jusqu’au bouillon en cubes.

Et puis j’ai bel et bien mis mon « homme en noir » sur une nouvelle trajectoire.

Plus qu’à croiser les doigts question publication. Je viens d’avoir une proposition très intéressante pour le premier roman de la série, donc… Patience.

#Ecriture Aller plus loin avec ses personnages

Peinture : une forteresse dans la montagne
Des pays imaginaires, vus par un peintre visionnaire. (« Gundla », par Nicolas Roërich.)

Se dépasser, aller plus loin, ce n’est pas si compliqué en matière d’écriture. Comme dans la chanson, il faut « mettre un pied devant l’autre et recommencer ». Mais attention, un peu de méthode est nécessaire pour ne pas donner dans le n’importe quoi.

Je suis fermement persuadée qu’il n’y a pas de sot projet d’écriture, mais seulement de sottes (ou moins sottes) gens qui écrivent. « Je ne sais pas » n’est pas une raison valable pour ne rien faire, ou pour écrire toujours la même chose. La solution tient en deux mots :

  1. Documentation
  2. Réflexion

Quand je me suis lancée dans le roman historique, en 2017, avec Helena Augusta, c’était pour moi un territoire quasiment vierge. Oui, j’avais pas mal de lectures, tant en vulgarisation historique qu’en romans, mais il n’empêche que j’ai passé plus d’un an à lire quasi exclusivement des bouquins d’histoire, y compris des articles et manuels universitaires. Tout ne s’est pas retrouvé sur la page écrite, bien sûr, mais ça m’a permis de mieux voir l’univers dans lequel évoluaient mes personnages, mieux cerner ses ressorts, sa logique, ses zones d’ombre aussi, car il y a des choses qui restent obscures même pour les spécialistes.

Un exemple : on sait au fond fort peu de choses de la fameuse Hélène, mère de Constantin, à commencer par son origine sociale et géographique. Cela m’a laissé les mains libres pour remplir ces vides.

Autre cas de figure : devoir mettre en scène des personnages dont l’expérience vécue est très différente de la mienne. Là, il est obligatoire de partir de ce que les personnes concernées ont elles-mêmes à dire, que ce soit directement, via des discussions avec vous, ou par des textes qu’ils ou elles auront écrit, du tweet au blog et au roman.

Insistons sur le point personnes concernées, car ce n’est pas évident pour tout le monde, même parmi ceux qui se croient woke (pour employer un terme à la mode). Il y a un célèbre podcast d’écriture américain, spécialisé dans les genres de l’imaginaire, où une des hôtes a un jour conseillé la lecture de yaoi pour aider à camper des personnages homosexuels masculins crédibles. Nope.

En fait, c’est un domaine où les écrits personnels informels tels que blogs et tweets sont bien plus utiles que des essais et enquêtes universitaires, même si ceux-ci ont aussi leur place. Certes, les quelques LGBT « out » dans vos contacts ne représentent pas l’unique réalité de l’expérience LGBT, mais leur voix témoigne d’une expérience, sur un plan bien plus personnel que ce que vous lirez dans un traité savant. Une autre source précieuse : les biographies et autobiographies, surtout bien sûr s’il s’agit de gens du pays et de la période concernée. Mais rien de tel par exemple que lire l’émotion sous la plume de Jean Cocteau, dans ses mémoires, quand il évoque les dangers courus par Jean Marais lors d’un tournage, pour partager ce vécu.

Est-ce que j’ai mis en pratique mes propres conseils ? J’espère bien. Quand je me suis lancée dans Helena, j’ai lu pas mal de choses sur l’amour dans l’Antiquité, et en particulier assez pour me persuader qu’il serait trompeur d’utiliser les catégories actuelles pour décrire une réalité vécue qui n’avait pas les mêmes tabous ni les mêmes présupposés moraux et sociaux. Par exemple, l’idée qu’un individu de sexe masculin puisse être attiré par un autre n’était pas un tabou, mais comme l’attraction naturelle vers les êtres beaux et jeunes. En revanche, pour un homme et un citoyen, afficher son amour, montrer qu’on était épris et qu’on était prêt à se mettre au service de l’être aimé, que ce soit pour une femme ou homme, c’était déchoir. Un univers mental étrange et déroutant pour nous.

Dans les périodes plus rapprochées, heureusement, il y a à la fois plus de documentation et plus de témoignages. Dans ma série actuelle de romans policiers historiques, l’un des personnages récurrent est homosexuel et aussi « out » qu’on pouvait l’être à la fin du XVIIIe siècle, ce qui veut dire plus qu’on pourrait le penser. J’ai là aussi lu un certain nombre de travaux universitaires qui font la sociologie du Paris homosexuel, et montrent entre autres choses que c’est durant ce siècle que s’est élaborée une culture homosexuelle telle que nous pouvons en connaître aujourd’hui. Mais j’ai aussi fait mon profit de diverses biographies (celles où cet aspect de la vie d’un personnage historique n’avait pas été passé sous silence), notamment les portraits brossés par Olivier Blanc dans Les Libertines et L’Amour à Paris au temps de Louis XVI. (Épuisés, mais les bouquinistes sont nos amis.)

Enfin, c’est toujours bon d’avoir aussi une idée claire des clichés à éviter, et pour ça lire des critiques de livres, de film, etc., et en profiter pour réfléchir à sa pratique. Dans un précédent billet, je mentionnais le cliché bien trop fréquent du personnage bisexuel représenté comme un omnisexuel effréné. Un autre cliché usé jusqu’à la corde est celui où le personnage LGBT sert d’auxiliaire au personnage principal, l’aide à se révéler ou à avancer dans sa quête, mais meurt avant la fin. Un scénario particulièrement appliqué aux lesbiennes, semble-t-il, mais qui est souvent appliqué à des « femmes fatales » dont la vie sexuelle sort du cadre strict du mariage traditionnel.

C’est non seulement un cliché, mais un cliché négatif dont on peut se passer. Dans le roman que je suis en train d’écrire, j’ai été confronté à ce problème. L’un des personnage secondaires est une lesbienne, et de par les secrets qu’elle possède, elle se trouve menacée… Néanmoins, je peux garantir une chose : elle sera vivante au moment de mettre le point final.