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Qu’est-ce qu’un héros iconique, et comment en mettre dans votre fiction

« Le donjon du Temple vers 1795 ». Huile sur toile anonyme. Paris, musée Carnavalet.

Il y a quelques semaines, j’annonçais avoir terminé un roman policier situé sous la Révolution. C’est le deuxième d’une série commencée en juin 2020 et qui compte déjà un épisode situé en 1805, sous l’Empire. Le lien entre les deux, c’est mon détective, un héros récurrent, ou héros iconique pour reprendre le terme de Robin D. Laws dans son fascinant bouquin Beating the Story.

Pourquoi iconique ? Parce que la caractéristique principale de ce type de héros n’est pas tant son retour dans plusieurs histoires ou épisodes, que le fait qu’il ou elle ait des caractéristiques stables, qui ne changent pas substantiellement dans les diverses aventures où on les retrouve. Ainsi, Superman est toujours Superman, quel que soit son adversaire du moment : sa force, sa vitesse, son invulnérabilité, son costume bleu et rouge, mais aussi son sens moral et son optimisme.

Et ce n’est pas réservé aux super-héros : Miss Marple reste la même sur des dizaines de nouvelles et de romans : son œil d’aigle doublé d’une profonde compréhension de la nature humaine, sa délicatesse de vieille demoiselle bien élevée contrastant avec l’audace mentale de ses déductions.

Un héros ou une héroïne iconique a ainsi ce que R. D. Laws appelle un éthos iconique, un ensemble de caractéristiques englobant le caractère, l’apparence physique, l’histoire familiale et personnelle, qui font de ce personnage non seulement un justicier mais une certaine sorte de justicier : Superman utilise d’autres méthodes que Batman ou Wonder Woman, Miss Marple ne résout pas les énigmes de la même façon que Tuppence (héroïne de la série « Tommy & Tuppence », aussi par Agatha Christie) ou qu’Hercule Poirot.

Choisir un héros iconique n’est pas si évident dans un monde où le « voyage du héros », l' »arc narratif » et la « transformation dramatique » sont quasiment la loi du monde culturel. Les films de super-héros ont beau récolter des fortunes au box office, mais la seule chose qui semble intéresser Hollywood, c’est de les voir se développer et devenir ce qu’ils sont. D’où les multiples remakes des histoires d’origine de super-héros, d’où des histoires décevantes quand il s’agit de donner des aventures à un héros dont l’ethos iconique est bien établi.

Et pourtant, ces héros récurrents ou iconiques sont fréquent dans les différents genre populaires, aussi bien romans que BD, films ou séries télé. Presque toujours, il s’agit de redresseurs de torts, même si certains ont parfois un pied de l’autre côté de la loi, comme Rocambole ou Arsène Lupin. Leur métier d’origine importe peu puisqu’il y a dans le tas des détectives (à commencer par Sherlock Holmes) et des explorateurs (comme Indiana Jones), des médecins (Bones, Dr House, la bande dessinée Doc Justice) et des écolières (Nancy Drew, plus connue du public francophone sous le titre « Alice Détective »). Leur seul point commun est leur capacité à répéter à chaque aventure, avec de légères variations sur le thème de base, leur ethos iconique, bref à être ce que le public s’attend à retrouver en eux.

Miss Marple ne se lassera jamais d’observer ses voisins et d’additionner deux et deux. Indiana Jones est toujours prêt à payer de sa personne pour arracher des trésors archéologiques aux Nazis ou à des trafiquants divers. Hercule Poirot fera toujours confiance à ses petites cellules grises plus qu’à l’agitation des autres limiers. Le Dr Brennan, de la série Bones, procèdera toujours de façon froide et méthodique, même devant les scènes de crime les plus grotesques.

Et mon détective, alors ? Qu’a-t-il de particulier ?

Ma foi, je resterai discrète pour l’instant, vu que le tome 1 est chez l’éditeur… Mais il devrait voir le jour dans un délai raisonnable, et on verra alors à quel genre d’ethos iconique on a affaire. Je dirai juste une chose : la curiosité n’est ici pas un défaut, au contraire.

P. S. Article republié sur mon Substack.

« Des images peuvent choquer » : préparer ses lecteurs au pire

Une histoire sombre, pour un jeune public : c’est possible. (Mon roman L’Héritier du Tigre, disponible chez Rocambole)

On a tous eu de mauvaises surprise avec un roman, un jour ou l’autre, quand l’histoire se révèle plus glauque que ce que la 4ème de couverture avait laissé entendre, ou prend un détour imprévu vers la violence, le sadisme ou autres joyeusetés. C’est le genre de choses qui poussent certains militants (tant côté lectorat que chez ceux et celles qui écrivent) à demander qu’on insère systématiquement au début des livres des mises en garde détaillées sur le contenu, comme sur les sites d’autopublication en ligne comme Fanfiction.net.

Ce n’est pas absurde en soi : après tout, une bonne 4ème de couverture est là pour donner une idée juste du thème et de l’atmosphère du livre, et les autres éléments de paratexte aussi : visuels de couverture voire intérieurs, extraits et/ou résumé, etc. On voit vite la différence entre la Série Noire et la Bibliothèque Rose !

Mais savoir la tonalité globale du livre ne suffit pas à certains. Et les sujets à problème ne recouvrent pas que la violence : le suicide, les maladies mentales, l’alcool et les autres addictions, le cancer, les insultes à caractère raciste ou homophobe (même quand ça fait partie de l’intrigue), le mépris envers les obèses et ainsi de suite. On peut imaginer de multiplier ça à l’infini, surtout quand on voit que certains auteurs scrupuleux avertissent en ouverture de leur propre ouvrage qu’il contient une scène où un personnage boit un verre de vin…

On est loin là des alertes sur des descriptions de viol ou de torture, avec lesquelles les partisans du système de « content warning » ouvrent en général la conversation.

Disons-le tout de suite, je ne nie pas que de tomber de façon inopinée sur certaines scènes peut être traumatisant pour certaines personnes ; en fait, ça m’est arrivé plusieurs fois moi-même. On ne parle pas ici juste de lecture déplaisante, mais qui réactualise un souvenir traumatique grave (abus sexuels, maltraitance dans l’enfance…) et cause des effets physiques (tachycardie, tremblements et autres signes d’une crise d’angoisse…) et/ou psychologiques (dépression, envie de suicide). On subodorera que les vraies lectures traumatiques sont moins fréquentes que les lectures « simplement » désagréables, même si la confusion semble régner même dans l’esprit de certains avocats des avertissements. On se doute aussi que ce genre de réaction tend (heureusement) à s’atténuer avec le temps et à l’aide d’une bonne psychothérapie.

Mais au fait, pourquoi certains sites (notamment ceux qui publient de la fanfiction comme Fanfiction.net, Archive Of Our Own) utilisent-ils de tels avertissements ? Tout bêtement parce que ce sont des sites et non des livres : il suffit d’un clic pour se retrouver potentiellement sur une scène de meurtre, sans le filtre de l’habillage du texte qu’est la couverture, le paratexte, etc. Autre raison : il n’y a pas d’éditeur pour mettre les textes dans une collection appropriée, avec la présentation adaptée… et bien souvent pour retravailler le texte !

Eh oui, c’est l’autre raison qui rend indispensable un système d’avertissement sur des sites qui balancent en directe la prose brute d’auteurs en devenir : on y trouve littéralement tout et n’importe quoi.

Je ne dis pas ça comme une critique : c’est normal qu’il y ait des trucs bizarres, on a là un nombre considérable d’auteurs et d’auteures qui font leurs gammes, qui explorent leur inconscient aussi bien que leurs techniques littéraires. Certains vont s’amuser à prendre le point de vue d’un sadique pour torturer des innocents, d’autres cherchent à imiter un livre ou une série à suspense, crimes des méchants de l’histoire inclus ; et d’autres encore vont utiliser la fiction pour exorciser leurs propres traumatismes. Cela fait bien des raisons de mettre en garde sur des choses déplaisantes, des abus sexuels au racisme ou au suicide.

Si, cependant, on se place dans le cadre d’une édition classique, ou même d’une autoédition de qualité professionnelle, le texte n’est jamais livré brut mais accompagné d’une description, d’illustrations, éventuellement d’un extrait (surtout pour la version livre électronique), de citations d’auteurs qui écrivent dans la même veine… Bref de signes avant-coureurs.

Mieux encore : un livre ainsi édité aura subi le filtre d’une lecture éditoriale, au cours de laquelle sont normalement relevés les passages qui nuisent à la cohérence, à la compréhension et à la bonne appréciation du texte, ce qui inclut de relever les passages où il y a rupture de ton, de thème ou d’atmosphère, bref par exemple si on débouche sur une scène de torture sans que rien ne l’ait laissé deviner. Et un bon éditeur demandera si nécessaire de retravailler ces passages, pour qu’il y ait des éléments annonciateurs dans le récit même, ce qu’on appelle joliment en anglais foreshadowing.

Faites l’expérience vous-même avec des livres de genres et d’auteurs différents. Tel roman policier arbore une couverture dans les teintes sombres avec une giclée de rouge, la 4ème de couv emploie les mots « glauque », « macabre » et « cauchemar », et les premières pages sont consacrées à la description d’un cadavre mutilé… Voilà un livre où on est susceptible de tomber sur une scène de violence et de mutilation sur un personnage vivant, et on s’y attend.

Ou bien je peux prendre comme exemple mon propre premier roman, L’Héritier du Tigre. Le texte s’ouvre sur l’intrusion violente d’agresseurs dans le réduit où s’est barricadée la famille du jeune héros. C’est une situation de vie ou de mort, et il devient vite évident que les parents du gamin ne vont pas survivre, et que lui-même va en réchapper de très peu, et côtoyer au cours du récit toutes sortes de dangers, tant physiques que psychologiques. Une entrée en matière brève, avec peu de détails, mais qui indique dès le tout début que c’est le genre d’univers fictionnel où sont possibles meurtre, torture, esclavage… Bien sûr, on peut choisir de reposer le livre sur l’étagère après cet avant-goût, ou bien continuer en toute connaissance de cause.

On pourrait ainsi multiplier les cas où le foreshadowing remplace avantageusement le content warning, en augmentant le plaisir de lecture au lieu de servir simplement à mettre la personne sur ses gardes. Car préfigurer ce qui va se passer est en quelque sorte faire une promesse au lecteur, et la suite de la lecture est ce qui remplit cette promesse… une astuce, je dirais presqu’un truc, dont on aurait tort, en tant qu’auteur, de se priver.

Mes outils d’écriture (10) : Le lapin de Tchekhov, et comment le sortir de son chapeau

Tableau italien de la Renaissance dépeignant l'excavation de la Croix en présence de l'impératrice Hélène

Une autre de mes héroïnes, l’impératrice Hélène, à la chasse au lapin.

Si vous écrivez, ou songez à écrire, vous connaissez sans doute le principe dit du fusil de Tchekhov (Chekhov’s gun, pour les anglophones) :

« Supprimez tout ce qui n’est pas pertinent dans l’histoire. Si dans le premier acte vous dites qu’il y a un fusil accroché au mur, alors il faut absolument qu’un coup de feu soit tiré avec au second ou au troisième acte. S’il n’est pas destiné à être utilisé, il n’a rien à faire là. »

Anton Tchekhov

Bref, soyez économes de vos effets, utilisez les moindres détails pour faire avancer l’intrigue et lier entre elles les différentes parties du récit.Cela semble tomber sous le sens. Mais si on prenait la chose par l’autre bout ? Si on partait du coup de fusil, quitte se demander ensuite d’où venait l’arme, et ce qu’elle faisait accrochée à ce mur ? On aurait alors le principe que je pourrais appeler « le lapin de Tchekov », par comparaison avec d’autres illustres précédents :

« L’auteure ne doit jamais sortir un lapin de son chapeau, sauf si elle l’y a mis au préalable, dans l’un des chapitres, actes ou épisodes précédents. »

(N. B. Si vous préférez appeler ça « le lapin de Delse », ce n’est pas moi qui irai vous le reprocher.)

La nécessité de ce principe m’a sauté aux yeux pendant que j’écrivais mon premier roman, L’Héritier du Tigre. Je venais de terminer une scène d’action particulièrement tendue, et il me fallait une transition vers une autre où auraient lieu des palabres et la reprise du voyage sans encombres pour mon héros. Très bien, mais comment ? Il m’est venu à l’esprit que ledit héros pourrait s’en sortir en montrant un signe de reconnaissance (lettre, objet…) qui montrerait aux autres qu’il n’était pas leur ennemi. Aussitôt pensé, aussitôt écrit ; mais d’où venait ce talisman ? Il n’y avait qu’une chose à faire : revenir en arrière et mentionner son existence, et indiquer comment il s’était trouvé là à point nommé.

En d’autres termes, j’avais sorti un lapin de mon chapeau ; maintenant il fallait l’y faire entrer.

C’est un principe assez général, et je parie qu’il est plus fréquent qu’on ne pense. Parfois, l’arrivée du lapin est évidente, et les critiques de s’écrier joyeusement : « Ah, ha ! Un fusil de Tchekhov ! Nous l’avons vu, il va forcément être actionné d’ici la fin ! » Parfois, au contraire, il est à peine évoqué, et il faut revenir en arrière et éplucher le texte pour le déceler, et confirmer que non, l’ auteur n’a pas fait intervenir de deus ex machina. Car c’est le principal inconvénient d’une mauvaise gestion des lapins : donner l’impression d’un dénouement arbitraire, pas réaliste, donc forcément décevant.

Alors que si l’on sait qu’il y a un lapin dans le décor, on pourra être surpris de le voir apparaître dans un certain chapeau, mais ce sera une surprise agréable, un sentiment de « bien joué » et non d’avoir été floué. Pour reprendre mon exemple concret, les lecteurs savaient que le signe de reconnaissance existait, mais il s’était trouvé jusque là hors de portée du héros, dans la possession d’un personnage qui n’avait pas de raison de l’aider. Mais les événements intervenus entre-temps ont permis au héros de mettre la main dessus, et de s’en servir pour se tirer du mauvais pas.

La prochaine fois que vous verrez dans un roman un rebondissement sensationnel, qui semble venir de nulle part, faites une pause et feuilletez attentivement en arrière. Vous aurez peut-être le plaisir de découvrir le moment exact où le lapin se glisse dans son chapeau, et vous pourrez vous féliciter d’avoir levé un coin du voile sur le travail d’écriture du bouquin.

Beware the Eye of Mordor, er, sorry, of the NSA

This is cool: in a recent Slate-hosted blog post, two professors of English literature make the case that J.R.R. Tolkien, not Orwell, made the best literary depiction of the modern surveillance state. (Hat tip: Patrick Nielsen Hayden, of Making Light.)

« Tolkien’s most potent and intimidating image of centralized surveillance, the Eye of Sauron atop a tower, taking in the whole world, has resonated with those who are paranoid about government monitoring. But it’s Sauron’s vulnerability that has the most relevance for America today. »

And for any country in the world that cares about actual, effective safety for its citizens, not the appearance of such. Because we all know how the book ended: Sauron’s near-absolute surveillance was defeated in the end, by « a small group of dedicated subversives willing to sacrifice their lives », who

« slip in under the surveillance system of a great power, blend in with [its] population, and deliver a devastating blow […]. Far from being covert, much of this operation is conducted in plain sight, with the great power aware of its enemies’ existence, if not their intent. » (The Eye of Sauron is the modern surveillance state », by David Rosen and Aaron Santesso)

My emphasis. Because in our world as on Middle-earth, all seeing is not all knowing. In fact, the more information you amass, the harder it is to parse through it. Meta-data may contain enough information to pinpoint an individual in time and space, to reveal their politics and their sex life, but how do you know which set of data is relevant to national security in the first place? In the book, Frodo and Sam rely on their very insignificance, this state of « visible anonymity » of the needle in the haystack, to travel through Mordor, and even when they encounter a patrol of Orcs, they are seen but not discovered, because they look like just two more denizens of Sauron’s empire. As long as they don’t use the Ring, they are in effect invisible.

J.R.R. Tolkien's cover design for The Fellowship of the Ring, first part of The Lord of the Rings: the Eye of Sauron, within his Ring of Power

Tolkien’s cover design for his Fellowship of the Ring: the Eye of Sauron and the Rings of Power. (Source; Wikimedia)

By an interesting little coincidence, J.R.R. Tolkien effectively finished the redaction of The Lord of the Rings in 1949, the same year as George Orwell published his 1984. Both authors lived in an era marked by the rise of the Soviet Union and the Third Reich, and both had experience of war-time censorship within England itself. The same generation produced also such writers as Aldous Huxley (Brave New World) and Arthur Koestler. Not to mention Russian author Yevgueny Zamyatin, whose science fiction novel We closely prefigures 1984.

But when it came out in 1954, Tolkien’s book looked at first glance like escapist fantasy, a book for adolescents and dreamers. Too bad: he used his « secondary creation » (a phrase he coined, by the way) as a means to explore the same phenomenon: the accumulation of power into the hands of a tyrant, on a scale never ever achieved before in the history of humanity, thanks to technology. And his depiction of Sauron’s evil empire captures both the terror of living under a totalitarian regime, and the inherent flaws of such a regime, where paranoia at the top breeds distrust and inefficiency all down the line. It’s a very human nightmare, for all the Orcs and trolls and evil wizards and giant spiders that inhabit it!

Choses que l’auteure a apprises grâce aux jeux de rôles

Comment donner plus d’épaisseur aux personnages d’un roman, par exemple, de façon à les rendre plus crédibles, plus réalistes. Non, non, ne riez pas, il y a une logique là-dessous…

Cela remonte à pas mal d’années. Quand j’étais étudiante, j’ai pendant un moment joué assez régulièrement à des jeux de rôles, essentiellement des variantes de Donjons & Dragons. (Ultra-banal, quoi.)

Je n’étais pas super passionnée, juste joueuse du week-end. Le genre qui se fait « tuer » en ouvrant bêtement une porte ou en lisant un grimoire(1)

Mais j’en ai quand même profité pour acquérir une ou deux astuces qui se sont révélées utiles dans un domaine presque voisin: la création et l’animation le temps d’un récit de personnages de fiction.

En écrivant un roman ou une nouvelle, il y a des moments où l’on n’a pas de peine à « sentir » la logique interne d’un personnage, ses émotions profondes, ses valeurs, ses réflexes, et donc à décider comment il ou elle réagira dans une situation donnée. Et puis parfois, hélas, cela devient beaucoup moins évident. Coincée, l’auteure hésite, ne sait plus comment poursuivre, car son protagoniste principal lui échappe entre les doigts.

C’est là que je me suis rendu compte que j’appliquais en pratique le conseil donné naguère par un MD (oui, on était fort classiques, dans notre groupe):

Si tu as des doutes sur ce que peut faire ton perso et que ce n’est pas autrement spécifié, ni incompatible avec le jeu, n’hésite pas à lui donner une de tes propres caractéristiques.

(Par exemple: ton barbare sait-il nager? ton voleur sait-il lire? ta magicienne aime-t-elle les chats? Et ainsi de suite.)

Le principe a l’air simpliste, mais en pratique… ça marche. Surtout dans mon cas, puisque j’ai tendance à écrire des histoires qui sont chaque fois racontées du point de vue d’un ou d’une protagoniste en particulier, donc qui nécessitent pour l’auteure et les lecteurs de rester un long moment dans la tête du personnage, guidés par sa façon de sentir, de penser et de réagir face au monde extérieur.

On conseille souvent aux auteurs débutants d’écrire sur « ce qu’ils connaissent ». Pour la science-fiction ou le fantastique, cela n’a pas l’air évident… Et pourtant, c’est utile – même si d’une façon légèrement modifiée! 😉

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(1) Ou en se disputant avec les persos des autres joueurs… Authentique.