Archives de Tag: librairies

Les libraires de l’Est parisien (et d’ailleurs) nous informent…

Qu’ils sont sur Internet, et qu’on peut commander leurs bouquins directement sur les sites suivants:

Et la livraison? Gratuite, dans le point de vente le plus proche (plus de 300 sur la France pour lalibrairie.com et 9 sur Paris pour librest.com).

Un besoin urgent de littérature? Pas de panique. Prenez d’abord le Net, puis prenez vos bottes…

En passant

Dans la rubrique «pas  très Net», n’oublions pas les éditions Hachette, dont le site de vente de livres numériques MyBoox (sic) intègre d’autorité les flux Twitter d’écrivains et d’autres éditeurs – mais qui les supprime aussi sec si, comme François Bon … Lire la suite

Amazon vend plus de livres numériques que de livres (hors poches)

Jeff Bezos, le patron d’Amazon, est tout content de sa stratégie Kindle: les ventes de livres numériques sur le site Amazon.com ont dépassé celles de livres papier hardback, (c’est-à-dire à couverture rigide, le standard pour une première édition d’un livre grand public aux USA). Au mois de juin, il y a eu environ 180 titres en édition Kindle vendus pour 100 hardbacks!

Et les ventes de la liseuse elle-même ont triplé entre le premier semestre 2009 et celui de 2010, consécutivement à une importante baisse de prix. (Ben non, il n’y a aura pas de Kindle surprise.)

Il faudrait évidemment s’entendre sur cette question de «vente» de livres en édition Kindle. D’abord, à cause des DRM, on n’achète pas réellement un livre pour Kindle sur le site d’Amazon: on loue le droit d’y accéder. Et comme l’ont montré quelques affaires (les titres d’Orwell effacés, vous vous souvenez?) dans un passé récent, l’équipe d’Amazon ne se prive pas d’utiliser cette charmante particularité juridique.

Ensuite, rappelons que bon nombre de titres vendus sur Amazon.com sont dans le domaine public, et disponibles pour le Kindle à 0,00$. Facile de les vendre, dans ce cas, pas vrai?

Mais, bon, c’est vrai que c’est impressionnant. D’autant qu’Amazon annonce que les ventes de hardback ont aussi augmenté chez eux entre 2009 et 2010.

Un libraire en ligne qui n’aime pas les DRM

Les titres avec DRM, c’est deux fois moins de ventes et nettement plus de SAV : un constat établi chez Immatériel.fr, détaillant en livres numériques.

Problèmes de compatibilité, nécessité d’installer un logiciel spécifique, complexité des transferts sur les liseuses… Pas vraiment user-friendly, tout ça.

Et, chose intéressante, l’absence de DRM n’incite pas spécialement au piratage :

Enfin, notre expérience nous montre que ceux qui déposent les fichiers sur Internet sont majoritairement de faux clients qui utilisent des cartes de crédit volées, et n’ont pas vraiment de scrupules à partager les fichiers, avec ou sans DRM (car bien sûr, les livres avec DRM sont aussi piratés, soit parce que le verrou est cassé, soit parce que la version papier est scannée). Au moins eux ne se plaignent jamais…

En prime, mettre des verrous numériques est un coût supplémentaire, qui se répercute au final sur l’acheteur.

Conclusion : le mieux, ce serait clairement de se passer de ces gadgets qui coûtent cher à tout le monde et n’assurent qu’une sécurité illusoire. Un simple marquage du fichier assure la traçabilité de la vente et sert de « DRM social ».

Hélas, la majorité des éditeurs français ne semble pas prête à entendre ce discours. Pire : certains rajoutent des contraintes supplémentaires, comme l’impossibilité de transférer le fichier livre de l’ordinateur sur une liseuse électronique portable !

De quoi dégoûter a priori les lecteurs des livres numériques. Ou pis, les pousser dans les bras des pirates…