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Mort d’une Merveilleuse : en précommande à la Fnac et ailleurs. À vous de jouer !

Irène Delse, Mort d’une Merveilleuse, à paraître aux éditions du 81 le 18/11/2022

Allez, cette fois, on essaye pour de bon ! Mon roman Mort d’une Merveilleuse est bien affiché sur les sites de la Fnac, Decitre, Amazon, Cultura, Furet du Nord, Gibert, dans des libraires indépendantes comme Ici Grands Boulevards… Et chez LesLibraires.fr plus généralement.

Cela commence à prendre tournure. Date de parution, visuel de couverture, résumé de l’intrigue… Tout y est. Je croise les doigts.

De quoi s’agit-il ? Pour citer la 4e de couverture :

« À l’hiver 1797, alors que la paix a mis fin à l’aventure de la campagne d’Italie, le capitaine Antoine Dargent a l’intention de profiter d’un congé à Paris bien mérité, quand il trébuche littéralement sur le cadavre d’une mystérieuse jeune femme. Tâchant d’en savoir plus sur l’inconnue, il découvre peu à peu un nœud d’intrigues royalistes dont les racines plongent des années en arrière, pendant la captivité de la famille royale au Temple. Il révèle ainsi au grand jour un secret inavouable, capable d’éclabousser les autorités de la République aussi bien que le prétendant Louis XVIII dans son exil. Mais avant de faire éclater la vérité, Antoine devra d’abord réussir à rester en vie, car l’assassin au poignard rôde toujours, anonyme dans la foule élégante de la Capitale, et il n’hésitera pas. Après Du sang sur les dunes, le Capitaine Dargent continue de déceler les mystères militaires et politiques de son pays, en plein cœur de Paris. »

Un bon roman noir historique, en somme. Si vous voulez en savoir plus, vous savez ce qui vous reste à faire, lectrices, lecteurs… En sachant que les précommandes sont un moyen efficace de soutenir un petit éditeur comme celui-ci, et lui permettre de continuer à publier d’autres aventures d’Antoine Dargent et ses amis.

Mort d’une Merveilleuse : mon prochain roman à paraître en novembre (mis à jour)

Couverture du roman Mort d'une Merveilleuse : peinture représentant une femme brune dans une robe blanche légère et un châle brodé, sur fond de colonnes de marbre.
Mort d’une Merveilleuse, par Irène Delse, Éditions du 81

Désolée pour ce retard : mon prochain roman, Mort d’une Merveilleuse, paraitra finalement le 18 novembre (NB : date modifiée par l’éditeur). Il est en précommande à la Fnac, chez Decitre, Amazon, Cultura, Furet du Nord, Gibert, dans des libraires indépendantes comme Ici Grands Boulevards… Et chez LesLibraires.fr plus généralement !

C’est toujours un roman noir historique, cette fois sous le Directoire. Pour citer la 4e de couverture :

« À l’hiver 1797, le capitaine Antoine Dargent rentre à Paris après la campagne d’Italie, mais, à peine arrivé, il trébuche littéralement sur le cadavre d’une mystérieuse jeune femme. Son enquête le mène dans un noeud d’intrigues qui pourraient compromettre le prétendant au trône de France Louis XVIII, alors en exil. Toutefois, avant de faire éclater la vérité, il doit rester en vie car l’assassin rôde toujours. »

Quant au tome 2 (et dernier, ouf) d’Augusta Helena , ce sera aussi pour le mois de novembre. Encore un petit moment à patienter.

Mon roman Du sang sur les dunes, à paraître aux Éditions du 81 !

Couverture du roman "Du sang sur les dunes". Illustration : des bateaux à voile anciens, sur une mer démontée, et un bandeau rouge en haut et en bas.
Temps houleux annoncé ! Surtout pour mes personnages…

(Mise à jour du 20/08/2021 : ça y est, l’objet est arrivé en librairies ! Champagne !)

(Mise à jour du 13/08/2021 : La publication est désormais prévue au 20/08/2021. On croise les doigts !)

(Mise à jour du 12/07/2021 : il y a eu un problème chez l’imprimeur, et je ne sais pas quand aura lieu la sortie du bouquin. Désolée. Je vous tiendrai au courant dès qu’il y a du nouveau.)

Vous savez, le roman que j’ai commencé le 1er juin 2020, au sortir du 1er confinement, et dont j’ai à plusieurs reprises évoqué ici les thèmes et surtout les personnages ? Eh bien, il devrait bientôt voir le jours aux éditions du 81, dans leur collection « Romans noirs historiques ». Le titre : Du sang sur les dunes. Tout un programme.

De quoi s’agit-il ? Selon la 4e de couverture :

« À l’été 1805, le capitaine Antoine Dargent enquête sur la mort mystérieuse d’un ingénieur à Calais, en marge de l’immense armée réunie par Napoléon pour attaquer l’Angleterre. Quand il réalise que les plans de l’ingénieur concernaient un nouveau type d’arme capable de briser la supériorité maritime des Britanniques, il doit rapidement reconstituer les papiers manquants avant d’être lui-même victime d’agents anglais prêts à tout pour tuer dans l’œuf une telle invention… Découvrez ce polar historique passionnant au suspens insoutenable qui vous emmène au cœur des dunes et des complots. »

Une bonne lecture d’évasion, en somme. Plus qu’à espérer que beaucoup de lectrices et de lecteurs seront de cet avis. Et n’hésitez pas à jeter un œil aux autres titres de l’éditeur : des polars historiques situés à Venise au XVIIIe siècle, de quoi voyager sans souci de certificat sanitaire.

N.B. Précision sur la date de parution : cela aurait dû être le 11 juin, et c’est celle qui figure sur la page Amazon du bouquin, sur celle de la Fnac, etc. Mais un problème technique a obligé à la décaler à début juillet. Je vous tiendrai au courant dès que j’aurai la date précise. En attendant, il n’est pas interdit d’en parler à vos libraires favoris. Plus il y aura d’intérêt pour le livre, et plus tôt, mieux ce sera.

(Aussi sur mon Substack.)

La Poste, la Libye, Rothschild et moi

Statue moderne : la chute des anges (plastique noir)

Ange ou démon ? Vrai ou faux ?

Allez à la Poste, ramenez une théorie du complot… C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui, à ma grande lassitude.

Donc je me rends au bureau de Poste de la Goutte d’Or, près de chez moi, pour récupérer un recommandé. Rien que de très banal. La queue est longue… Je prends mon mal en patience. Mais la patience n’est pas le fort de tout le monde. Derrière moi, parlant à la cantonade, un vieux monsieur bien mis, parlant le français sans accent, explique à qui veut l’entendre que depuis que la Poste est privatisée, « c’est comme ça pour les pauvres gens », et que les riches n’ont pas besoin de faire la queue puisqu’il vont sur Internet. Jusque là, pas de quoi fouetter un chat, même si je ne vois pas bien comment Internet aiderait pour récupérer un recommandé. Passons.

Là où ça se corse, c’est quand il trouve quelqu’un pour lui répondre, un jeune barbu qui affranchit du courrier professionnel sur l’une des machines automatiques. « C’est à cause d’Edmond de Rothschild, » continue le vieux monsieur, « il a des actions à la Poste, et depuis, il ne s’intéressent qu’aux riches ! » 

Comme disait l’autre, j’ai un mauvais pressentiment… 

À la décharge du jeune homme, il a bien essayé de détourner l’obsession rothschildienne du vieux en lui suggérant avec humour qu’il pouvait lui aussi investir à la Banque Postale, mais peine perdue : « Je n’ai pas d’argent, moi, pas comme Rothschild ! »

Et la queue qui n’avance pas. Il y a vraiment des jours où on a envie de maudire les congés payés, tout de gauche qu’on soit. En temps normal, il y aurait eu deux employés, et les gens n’auraient pas eu autant de temps pour gamberger en attendant.

C’est donc reparti sur Rothschild, derrière moi. Jusqu’ici, pas de discussion générale, juste le jeune et le vieux, mais quelques personnes commencent à faire des « oui, oui » approbateurs. Et le vieux monsieur bien mis, l’index levé comme un maître d’école, se lance dans ce qu’il croît sans doute être une révélation stupéfiante : « Rothschild est un sioniste ! Vous voyez, hein ? »

À ce point, j’en ai plus qu’assez, et la phrase sur le mal qui prend le dessus quand les gens de bien ne font rien me revient à l’esprit. Je me retourne et je fais mine de me moquer de cette histoire : « On ne va pas raconter n’importe quoi, quand même ! »

Oh, mais que ce vieux monsieur est mécontent ! Il tente de le prendre de haut : il sait les choses, lui ! Et voilà que le jeune barbu, se détournant de son étiquetage, renchérit : « Même que les avions qui ont bombardé Khadafi avaient le nom de Rothschild écrit dessus ! »

À ce moment-là, je n’ai pas besoin de me forcer pour éclater carrément de rire. Quelques personnes qui écoutaient aussi toussotent nerveusement. C’est un peu extraordinaire, hein ?

Mais le vieux semble aussi imperméable au sens du ridicule qu’à la logique la plus élémentaire (imagnez des comploteurs qui signent leurs forfaits en toutes lettres…). Il fait mieux – ou pire : il essaie de me convertir.

« Est-ce que vous pensez, » commence-il, que les pays du Maghreb vivaient en paix ? »

« Ça dépend, » je réponds, « à quelle époque ? » 

Ce n’est pas la réponse qu’il espérait avoir, manifestement. Il reprend laborieusement :

« Ces dernières années ! [Tiens, tiens, donc il n’en a pas après la colonisation, comme c’est souvent le cas dans ce genre de discussions.] Les pays du Maghreb étaient bien tranquilles, là-bas sous le soleil. Et puis l’Europe est venue les bombarder, et depuis il y a la pagaille. Et l’Europe fait ça pour voler l’Afrique… »

Je n’ai pas eu la présence d’esprit de rétorquer que ça avait commencé par un soulèvement des Libyens eux-mêmes, ou que l’Europe s’était bien gardé d’intervenir dans d’autres événements contemporains au Maghreb, comme la « Révolution du jasmin » en Tunisie. Inutile même de faire remarquer que ce n’était pas « l’Europe » en tant qu’entité politique qui avait agi, mais des pays européens, dont la France, mais aussi les USA. (À ce demander si cette curieuse tirade contre « l’Europe », teintée d’antisémitisme et obsédée par l’intervention en Libye, n’était pas nourrie à la propagande de Poutine… Mystère.)

Je me contente de hausser les épaules, en personne pas convaincue, et de suggérer avec un petit sourire de demander à Sarkozy pourquoi il est allé en Libye… Après tout, n’est-ce pas ?

Oh, mais il n’a pas apprécié cette ironie, le pépé ! Et de de fâcher tout rouge, en disant que je devais me taire ! Ce qui fait réagir quelques unes des personnes dans la queue, qui nous écoutaient. « Oh, mais, enfin… »

Drapée dans ma dignité, bien sûr, je rétorque qu’on n’est pas plus aimable, et que lui souhaitait le bonjour. Avant de le planter là.

Heureusement, la queue avance un peu, et je laisse derrière moi ce vendeur de salades avariées. 

N’empêche. C’est triste de voir des gens apparemment aussi intelligents que les autres se faire les propagateurs de ce genre de légendes urbaines aussi désobligeantes pour les victimes des guerres qu’elles prétendent dénoncer que pour les coupables qu’elles désignent à tort et à travers. Tout est la faute des méchants X et Y, et les habitants du Maghreb, d’Afrique, ne sont plus que des silhouettes dépourvues d’initiative. Le Printemps arabe ? La Révolution du jasmin ? Le soulèvement intrépide des Libyens, des Syriens, des Égyptiens, contre leurs dictateurs ? Effacés pour les besoins de la cause, car on ne peut faire des « sionistes » l’ennemi absolu qu’en écartant du tableau les protagonistes réels. Et c’est la double arnaque du conspirationnisme.

Faites vous-même votre théorie du complot

J’ai déjà parlé de « How To Make Your Own Conspiracy Theory », l’organigramme pince-sans-rire publié par Cracked.com. Mais il existe aussi un délicieux Générateur de Complots made in France, pour s’amuser avec le conspirationnisme dans la langue de Molière.

Un exemple ?

« Les jeunes populaires et Alain Delon veulent imposer l’œuvre de Marc Levy au bac de français pour enfin amener l’humanité à une ère de prospérité et de rayonnement intellectuel. »

Vous en voulez encore ?

« Les industries pharmaceutiques et les reptiliens veulent manipuler l’ADN d’Hortefeux pour enfin créer une race de super-mutants. »

J’adore.