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Accros aux catastrophes, les ados? Ou juste réalistes?

Allons bon. Je fais le ménage dans la pile de brouillons du blogue (merci WordPress, au passage – I love you et toute cette sorte de choses), et je tombe sur une ébauche contenant seulement ce touitte:

Pourquoi je l’avais noté?

Zut, alors, je ne me souviens plus… Mais dans l’article, daté du 1er décembre, cela parle de l’édition jeunesse, dont le salon de Montreuil, millésime 2010, venait d’ouvrir ses portes.

On pourra suivre (ou pas) l’avis de la rédactrice, à propos du succès des romans d’anticipation dystopiques chez les jeunes lecteurs. Est-ce vraiment lié à un sentiment d’insécurité dans le monde réel? À l’angoisse de se réveiller un jour dans un contexte de catastrophe planétaire ou de régime totalitaire?

Ou bien cela reflète-t-il surtout leur intérêt pour le monde présent – avec son réchauffement climatique, sa « guerre contre le terrorisme » et son feuilleton Wikileaks inclus?

Voir Cory Doctorow et sa vision de la science-fiction actuelle comme une forme de « présentisme radical »…

Et au fait, est-ce que le succès de ces thèmes dans l’édition jeunesse est particulièrement remarquable? Par rapport aux succès d’édition grand public en général, je veux dire. Car la vogue des zombies et des fictions post-apocalyptiques n’a pas commencé chez les ados, que je sache.

En revanche, l’édition en général est en crise, chez nous comme outre-Atlantique, mais l’un des rares secteurs à plutôt bien s’en tirer est celui des livres pour ados et « jeunes adultes ».

Et à mon avis, c’est plutôt cela qui est remarquable.

Mais comment fait donc Paul Auster…

…pour publier un livre par an? Question saisie au fil de Twitter, via les réponses de @guybirenbaum à @Rubin:

D’accord, Auster ne fait que ça (écrire), mais il faut quand même pas mal d’inspiration. Logique?

Oui. Mais dans le cas de Paul Auster, il faut avouer qu’il y a aussi l’art et la manière d’allonger la sauce… Et de recycler d’anciens matériaux déjà utilisés (voire des brouillons à peine retouchés). Et c’est ainsi qu’on peut fournir à son éditeur, bon an mal an, de quoi maintenir à un niveau correct le flux de droits d’auteurs, soit l’équivalent pour les écrivains du cash flow.

À la question «comment il fait», on pourrait donc répondre: il fait son boulot.