Archives de Catégorie: Un peu de ma vie

Premier roman : dix ans déjà !

​J’ai peine à le croire, mais c’est ainsi : j’ai laissé passer le dixième anniversaire de la publication de mon roman L’Héritier du Tigre. Dix ans ! Une décennie depuis ce mois de mai 2006 où les éditions Le Navire en pleine ville livraient au public ce qui se voulait être le premier tome d’une série. Depuis, l’éditeur a déposé son bilan, mon roman est parti au pilon, et la série… Ma foi, la série en est toujours au tome 1. Mais celui-ci est désormais en ligne, gratuitement.

Couverture du roman L'Héritier du Tigre

C’était un beau bouquin, il n’y a pas dire…

Tout ça pour ça ? Non, justement. D’avoir écrit ce premier roman a fait de moi une autre personne – je pense que tout écrivain serait d’accord là-dessus : écrire transforme. On y apprend qui on est, vers quoi on penche. On grandit peu à peu.

Depuis, j’ai tenté divers projets d’écriture, avec assez peu de bonheur, il faut bien dire. Je crois que c’est une autre leçon que l’on apprend de l’écriture : savoir survivre à son premier essai réussi, se sortir de ce moule. J’en suis toujours là, et depuis le début de ce mois je me suis embarquée dans une nouvelle tentative. On verra. Mais rien de cela ne se ferait sans la première manche réussie.

Roman, mon petit roman, je te salue.

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Vrai malaise et fausse pudeur

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Ma mère a porté un foulard pendant le plus clair de son existence. Enserrant étroitement la tête, noué sous le menton : une tenue qui n’avait rien à envier au hidjab moderne. Elle le mettait dès qu’elle sortait pour plus de temps qu’il n’en fallait pour aller à la boîte aux lettres. Mais au début des années 2000, avec la popularisation de ce qu’on nommait alors les « foulards islamiques », elle a fini par y renoncer. Elle devait faire face à trop de confusions.

Ma mère était catholique. Née dans la petite bourgeoisie de province, au milieu des années 40, elle avait grandi dans un climat formaliste, pétri de respectabilité – et de la peur du qu’en-dira-t-on. Une jeune fille bien ne sort pas « en cheveux » !

Elle ne m’a pas transmis un modèle très sain de rapport au corps, et c’est une litote. Ma mère ne portait pas de maquillage. Elle ne portait pas de pantalon ni de jupe courte. Elle ne s’est jamais fait teindre les cheveux, qu’elle portait d’ailleurs en chignon sévère, tout bardé d’épingles. Oh, ce n’est pas qu’elle fut une personne triste, sans fantaisie, au contraire… Elle avait un robuste sens de l’humour, un rire contagieux, et était toujours prête à s’intéresser à l’univers des enfants. Elle débordait de vie. Mais il y avait en elle quelque chose qui refusait férocement la légèreté quand elle pouvait avoir partie liée avec la féminité.

C’est une influence avec laquelle nous devons encore vivre, mes sœurs et moi, bien que nous soyons adultes et indépendantes. Et bien que ma mère, depuis six ans déjà, ne soit plus de ce monde.

Si j’examine les messages qu’elle nous envoyait, par l’exemple ou la parole, j’en retire ceci : être une femme n’était pas une chose qui se construirait peu à peu, non, c’est une réalité biologique et une loi de la nature. Presque une malédiction. On devenait femme au premier jour des règles, point. Le reste de l’adolescence était fait pour mûrir en vue du mariage et de la maternité, pas tant pour former sa personnalité. (C’est un domaine où ce que ma mère disait et la façon dont elle se comportait étaient en totale discordance. « On se marie si on veut, on a des enfants si on veut », disait-elle. Et elle approuvait la pilule et la loi Veil. Mais quand, à vingt-cinq ans, je ne donnais toujours pas signe de vouloir un jour me caser, ou de la faire grand-mère, elle ne m’a pas demandé si c’était pour moi un objectif dans la vie – elle m’a suggéré de passer par une agence matrimoniale. Bref, elle tenait pour acquis que c’était le comment qui me posait problème, pas le pourquoi.)

Être femme devait être difficile, de surcroît, car on devait y être entraînée dès le plus jeune âge. Et je ne parle pas de rose et de bleu : là-dessus, ma mère n’avait pas de goût pour les clichés de la mode. C’est bien un cas où elle rejoindrait les féministes modernes, mais pour d’autres raisons – le rejet des vêtements faits pour l’ostentation, pour participer au jeu de l’apprêt et de l’élégance !

Ma mère haïssait les magazines féminins, l’industrie de la mode, la publicité, etc. Mais dans le même élan, elle nous a fait porter des jupes, à mes sœurs et moi, « pour être des filles ». Je lui avais posé la question, à un moment – je devais avoir douze ou treize ans – et c’est là ce qu’elle m’avait répondu. Sans vêtements idoines, une fille… tourne mal ? N’est plus une fille ? Ne se respecte pas ? Je ne sais pas vraiment ce qu’était le fond de sa pensée. Toujours est-il que je n’ai jamais eu de pantalon, et encore moins de short, avant l’âge de 18 ans. L’âge où j’ai osé réclamer – et obtenir – de choisir mes vêtements.

J’étais l’aînée. Pour mes sœurs, une fois cette barrière sautée, les choses évoluèrent plus vite. Elles réussirent à imposer leur liberté de porter du maquillage. Était-ce les années 50 ? Non. Les années 80.

Alors, ne parlons pas de porter un bikini ! Ce n’est pas que mes parents l’auraient interdit, c’est plutôt que ma mère avait rejeté d’avance au rang de l’impensable tout autre maillot de bain qu’un une-pièce très sobre. Et s’en faisait une gloire : elle, au moins, ne jouait pas les aguicheuses sur la plage, elle portait un maillot pour nager, pas pour faire valoir son corps !

J’ai mis longtemps avant de réaliser qu’on n’était pas obligé de dédaigner son corps.

Il doit y avoir bien des familles, et dans bien des religions, pour nourrir ainsi leur filles au grain amer de la haine de soi. Mais ne nous leurrons pas sur une chose : les attitudes avec lesquelles on part conditionnent le résultat. Si ma famille n’avait pas été attachée aux moeurs du catholicisme traditionnel autant qu’à la foi, aurions-nous subi ce formatage insidieux ? C’est peu probable.

Les mouvement socialement conservateurs se réfèrent souvent à la pudeur, cette pudeur des femmes qu’il faut protéger par des remparts de tissu. C’est très pervers. Ils s’emparent d’un sentiment personnel, individuel, et l’érigent en valeur sociale. C’est ainsi qu’on fabrique ce qu’on prétend représenter, et que les sentiments attendus viennent aux filles, sous l’apparence du naturel et de la spontanéité.

Pour être libre, encore faut-il avoir appris à penser sa liberté.

Belle journée à Sevran

C’était aujourd’hui : le pique-nique de la fraternité, à Sevran, à l’invitation de l’indomptable Nadia Remadna. La météo disait ni oui ni non, mais on ferait avec.

En avant, direction le RER B ! À la gare de Sevran-Livry, léger flottement : comment suivre les indications de l’itinéraire ? Je ne trouve pas les repères… Heureusement que je tombe sur une autre personne qui se rend au pique-nique ! « Des amis doivent venir me chercher. » Et en effet, quelques minutes après, une voiture nous fait signe : c’est Nadia et son mari.

Nous voilà bientôt au parc forestier de la Poudrerie : vaste, verdoyant et où les allées laissent une large place aux piétons, aux coureurs, aux cyclistes et aux policiers à cheval. On se sent très loin de Paris ! Il est aussi généreusement doté de tables de pique-nique. Et les premiers arrivés sont déjà à pied d’œuvre. Gonfler 200 ballons avec une bonbonne d’hélium, les attacher, ne pas les percer (aiguilles de pin, ça craint) ni les laisser s’envoler trop tôt… La fine équipe de LaïcArt s’y attelle : Sémira, en mode stakhanov, Assia, Ourdia, Haythem, Renaud, Sophie… Et je m’y colle aussi. Les morceaux de bolduc sont à peu près disciplinés, on espère qu’ils tiendront jusqu’à l’heure du lâcher. Des enfants qui viennent aider repartent avec un ballon aussi.

Avec Nadia Remadna, plus Ahmed Meguini, plus des membres de divers groupes et associations (de Ni Putes Ni Soumises à Je Suis France, en passant par Shalom Paix Salam), les journalistes présents ont aussi de quoi remplir leurs boitiers. Un cadreur suit de près Nadia, Hervé Pauchon de France Inter fait une interview, puis c’est le correspondant de La Stampa à Paris…

Avec tout ça, on trouve quand même un moment pour manger. On est juste un peu trop nombreux pour les sièges disponibles, mais comme il y a des gens qui vont et viennent (journalistes allant d’une table à l’autre, mais aussi des gens qui proposent à la ronde leurs plats), ce n’est pas trop grave. En fait, s’il y a plus de gens que de sièges, il y a encore plus de nourriture que d’estomacs ! Des salades, des pizzas, des bricks (ça se mange très bien froid, je suis bluffée), de la tourte aux brocolis (j’ai renversé ma part, sniff), de la foccacia, du houmous… Délicate attention, la table de LaïcArt proposait du blanc et du rouge. Il y avait de quoi satisfaire les végétariens et les vegans, les allergiques au lactose et les intolérants au gluten, les gens qui ne mangent pas de porc, ceux qui ne boivent pas d’alcool, les diabétiques… Et même les mécréants omnivores de mon genre. J’avais contribué aussi : du jus de fruits, du cake (apprécié), des sandwiches qui se sont trouvés un peu redondants avec tout ça !

Au dessert, catastrophe, la pluie se met de la partie ! On s’est replié en catastrophe sous l’auvent de la buvette. Heureusement que l’averse n’a pas trop duré. On est passé au discours de Nadia, sur son combat pour venir en aide aux mères, aux familles, aux citoyennes et citoyens en général. « Quel dommage, j’avais invité mon maire [le maire de Sevran, M. Gatignon], mais il n’est pas venu ! » Non, il n’est pas là, mais il y a Véronique et Thierry Roy, les parents de Quentin Roy, jeune homme parti combattre dans les rangs de Daesh et qui serait mort au djihad. Grosse émotion.

Là dessus, on se dirige vers l’entrée du parc pour le lâcher de ballons : 200 ballons, en mémoire des victimes du terrorisme, depuis les meurtres de Toulouse par Mohamed Merah,  puis les attentats contre Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, le Bataclan, le Stade de France, les cafés… Et en songeant aux victimes de Bruxelles, de Beyrouth, de Bamako, Istanbul, Abidjan… On coupe les fils, les ballons s’élancent. C’est beau.

On enchaîne sur une minute de silence. Une maman explique à son petit de trois ans, qui entre dans le jeu. C’est grave, pas solennel, juste la gorge serrée. Tout cela n’a plus abstrait.

Quand le recueillement prend fin, Ahmed saisit l’instant au vol et dit : « Je connais une chanson, ça commence comme ça : Allons, enfants de la patrie… »

Et tout le monde chante. C’est la Marseillaise la plus sincère, la plus vécue, que j’ai jamais entonnée. S’ensuit une autre proposition : l’Hymne des Femmes. Celle qui l’a lancé, avec conviction, entraîne peu à peu quelques voix, puis chacun reprend le refrain, et on est fières ! Fiers aussi. Des youyous fusent. On s’en retourne vers le pique-nique, un moment important a eu lieu, on l’a partagé.

Après, il y aura encore des discussions, du picorage, des bouteilles ouvertes (mention spéciale à Haythem pour le champagne), des interviews – Nadia est très demandée, mais aussi Ahmed, et Yamina de Je Suis France, et la réalisatrice Amel Chahbi, venue elle aussi.  Une petite fille se promène avec son chien, qui mange les chips tombés par terre. Une femme sort un accordéon et entame Bella Ciao, puis des chansons de Renaud, des airs de musique juive (« Mais c’est pour les mariages et les bar-mitvahs ! » « Pas grave »), des classiques tels que Kalinka… Un petit garçon demande la musique de Pokémon : pas de chance, la musicienne n’a pas ça à son répertoire.

L’après-midi tire à sa fin. Je trouve une place dans une voiture en direction de la gare RER, et c’est parti. Bye, bye, Sevran, et j’espère bien à une autre fois !

 

Le blog est toujours en sommeil, mais le Tumblr est ouvert

Même si on n’a rien à dire, ce n’est pas une raison pour garder le silence sur la Toile. Enfin, parfois. Il se trouve que j’ai accumulé au fil des ans (et des disques durs) une quantité assez respectable de photos, à Paris et ailleurs, qu’on pourrait classer au rayon « insolite », « curiosités » et autres « choses vues ». Un peu d’art urbain, un peu de nature en ville, beaucoup de coups de cœur pour des vues éphémères, souvent envolées aussitôt que capturées.

Deux oiseaux (collage), dans une rue de Paris.

Drôles d’oiseaux : collage éphémère à Paris, 18e.

Voici désormais un Tumblr où les découvrir : En marchant en regardant. Si le cœur vous en dit !

Ce n’est pas une façon de traiter un chat

J’aurai fait ma B.A., ce matin. Mais c’est le genre de service qu’on n’aime pas avoir à rendre à ses voisins d’étage…

Comme d’ouvrir la porte, un matin et, avant même d’allumer l’éclairage sur le palier, d’entendre de pitoyables « Miaou, miaou » venant du niveau du sol… Puis en se penchant de voir un chaton de quelques mois tourner en rond et chercher en vain quelqu’un pour le nourrir. Voir aussi que l’animal a fait sa crotte sur votre paillasson, qu’il est assez maigre et paniqué, et que malgré le raffut personne dans le couloir n’ouvre la porte. Bon, OK, il est tôt, mais pas tant que ça. Sont-ils tous en vacances ?

Enfin, bref. Je n’ai pas de peine à prendre la petite bête dans mes bras et de l’emmener tandis que je mène une rapide enquête. Je sonne à la porte du voisin le plus proche, qui n’en peut mais : désolé, ce n’est pas mon chat. Vous avez demandé à la concierge ?

Excellente suggestion. Je descend donc à la loge et là, elle me signale que, oui, il y a une dame dans l’appartement n° N (ou est-ce N+1 ?) qui a un petit chat. Si vous essayiez ? Au revoir.

Bon. Bien évidemment, à l’appartement N, après avoir longuement fatigué la sonnette, je finis par me trouver face à face avec la propriétaire (à demi réveillée et en robe de chambre) du félin, qui marmonne un vague remerciement. Elle n’a pas l’air bien méchante, mais voilà, elle s’était manifestement rendormie ce matin après avoir fichu le chat à la porte plutôt que de le nourrir et/ou de changer sa litière.

Pas une façon de traiter un animal. Ou alors, ayez-en un en peluche ! Ils n’ont pas les mêmes nécessités.

Les aventures d’un cuiseur à riz – Faire du pain

Dans la catégorie des choses à faire au moins une fois dans sa vie pour ne pas mourir idiote, j’ai testé pour vous… le détournement de cuiseur à riz. Un peu d’esprit geek, un peu de système D, une bonne louche de curiosité, et surtout, surtout, pas mal de patience avant de voir le résultat. Soyez prévenus !

Photo : miche de pain sortant du cuiseur à riz, rompue pour montrer la mie

Mon pain à moi que j’ai fait 😉

Donc, depuis Noël dernier, je suis l’heureuse propriétaire d’un gentil auto-cuiseur à riz tout simple, mais qui fait bien le travail. (Notamment question conservation au chaud. L’isolation thermique est un critère important pour choisir un de ces ustensiles, on s’en doute.) Et je l’ai bien mis à contribution pour cet usage, merci le Japon, la Corée et la Chine pour avoir exporté ces outils chez nous.

Mais cela me démangeait de tester les autres possibilités de la bête, telles que rencontrées au détour d’une navigation internet. Faire des gâteaux, par exemple, voire du pain

Et le résultat ? Eh bien, ça marche ! Mais si, mais si. 🙂

Recette et commentaires

Après moult recherches googliques, j’ai finalement choisi d’adapter une recette trouvée sur le blog anglophone Knifing Forking Spooning : « No-Knead Bread in a Rice Cooker », bref comment faire du pain sans four ni machine à pain, et sans pétrir non plus. Pas plus simple, en somme. Et surtout, c’est bien ce que nous, en France, appelons du pain, et non du pain de mie ou brioché : une miche faite avec de la farine de froment, de l’eau, du sel et de la levure boulangère. Pas de sucre, matière grasse ou autre. Du pain, du vrai, quoi.

Les mesures d’origine sont en unités américaines (cups et compagnie) mais j’ai utilisé ce convertisseur en ligne pour les équivalences.

Ingrédients

– 380 g de farine à pain (type 55 dans mon cas)
– 35 cl d’eau
– 1 sachet de levure boulangère instantanée (ou l’équivalent en levain)
– 1 bonne pincée de sel

Ustensiles

Auto-cuiseur à riz
Verre gradué
Spatule (bois, plastique ou silicone)
Essuie-tout
Torchon ou plat propre
Maniques
Couteau pointu, fourchette ou cure-dent

Préparation

Verser les ingrédients secs dans la casserole du cuiseur à riz. Ajouter l’eau. Mélanger avec une spatule (de préférence en bois ou en plastique pour ne pas abîmer le revêtement) de façon à obtenir une pâte homogène. Essuyez l’extérieur de la casserole et remettez-la dans le cuiseur à riz, puis laissez reposer toute une nuit dans le cuiseur fermé, débranché. Durée totale : de 12 à 18h environ (mais pas plus sinon la levure se dégrade et meurt).

Au bout de ce laps de temps, la surface de la pâte devrait être piquetée de petites bulles, signe (tout comme l’odeur acide du mélange, qui est normale) que les micro-organismes de la levure ont bien fait leur boulot. À ce stade, il faut travailler un peu la pâte. Attention, c’est très gluant.

Farinez-vous bien les mains et saupoudrez un peu de farine à la surface de la pâte. Repliez celle-ci une ou deux fois sur elle-même, autant que faire se peut. (C’est là que je n’ai pas tout à fait réussi à suivre les instructions. Je ne sais pas si c’est mon mélange ou mon manque d’expérience, mais je n’ai pu que tirer sur la masse et vaguement ramener une poignée ou deux en-dessous du reste…) Lissez et arrondissez la masse de façon à former un pâton bien rond. Puis refermez le couvercle et laissez reposer 2h de plus.

Cuisson

Branchez le cuiseur à riz et appuyez sur « cuisson ». La machine s’arrêtera automatiquement quand elle atteint 100 °C, mais bien sûr, ce n’est pas terminé. En fait, c’est là qu’il faut vraiment s’armer de patience !

Une fois le cuiseur arrêté, attendre quelques minutes puis faites repartir la cuisson. Recommencez autant de fois que nécessaire, en appréciant la bonne odeur de pain cuit qui va peu à peu emplir la pièce… On se croirait (presque) chez le boulanger. Vérifiez de temps en temps l’état de la pâte avec un cure-dents ou la pointe d’un couteau : une fois qu’elle forme une masse solide (mais avant que le fond ne carbonise), il faut la retourner et faire cuire à nouveau. Pour cela, renversez la casserole sur un plat ou un torchon propre, en faisant attention à ne pas vous brûler en touchant les parois métalliques. Une paire de maniques est utile à ce stade.

Le temps de cuisson total va dépendre de votre pâte et de votre cuiseur à riz. Dans mon cas, il a fallu un peu plus de 2h30. Ouf.

À la fin, le pain doit être doré à l’extérieur, blanc et moelleux à l’intérieur, avec de fines bulles, pas trop dense. Et tout cela vous a probablement mis en appétit ! Une tranche de pain chaud sur lequel on fait fondre une lichette de beurre… Miam.

Oscillokézaco : quand Google me demande des trucs bizarres…

J’ai testé pour vous… le virus qui cause ces satanées angines un peu partout en région parisienne ; et je peux confirmer : c’est une belle saleté. Deux jours que je n’ai plus de voix… Grrr. Et ne me parlez pas des médicaments dé-remboursés !

Illustration médicale : anatomie de la bouche

Anatomie de la bouche, par Duncan Kenneth Winter (Otis Archives, sur Flickr, Creative Commons)

Et cela n’aide pas quand Google me considère comme la destination de requêtes un peu à l’ouest. Tiens, par exemple : « occilococcilum homéopatie » [sic].

Kézaco ? C’est l’une des requêtes (à l’orthographe approximative) qui a fait aboutir sur mon blogue, et c’est aussi un microbe imaginaire qui a survécu (dans la tête des homéopathes) à l’échec de l’hypothèse de départ de son « découvreur », mais au nom duquel on tue chaque année un certain nombre de canards de Barbarie pour confectionner un succédané de médicament. Le tout vendu par une entreprise qui n’aime pas, mais alors pas du tout, les critiques…

Bref, on ne se porte pas plus mal en s’en passant. Ne gaspillez pas vos sous.