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Y a-t-il des livres qui aident à écrire ? (II) On met les mains dans le cambouis

Une main secourable. (Nicolas Roerich, Madonna)

La semaine dernière, j’ai fait le tour de quelques ouvrages de critique littéraire qui ont joué un rôle dans mon évolution en tant qu’auteure, et qui me semblent susceptibles d’intéresser d’autres gens qui écrivent, de façon professionnelle ou non. Mais je mentirais par omission si je ne parlais pas d’un autre type de bouquin technique qui m’a bien servi, au fil des ans : les manuels d’écriture.

Comme beaucoup de gens, au début, je ne croyais pas à la pertinence d’un apprentissage des techniques d’écriture. Être écrivain, cela vient de l’intérieur, d’une alchimie mystérieuse entre l’auteur et le cosmos, toutes ces notions romantiques. Et puis j’ai commencé à lire des choses comme On Writing: A Memoir of the Craft, de Stephen King (2000 et 2001 pour la traduction française sous le titre : Écriture, Mémoire d’un métier). Je suis loin d’avoir été la seule à avoir vu mes idées préconçues être gentiment bousculées à cette occasion. Le message le plus utile de King étant : non, ce manuel ne vous transformera pas en génie, mais il vous aidera à tirer profit de vos capacités.

Vers la même époque, j’ai commencé à lire Écrire & Éditer, la revue du Calcre (vous vous souvenez ?) et notamment les chroniques de Paul Desalmand : Lettres pour ma poubelle puis Écrire est un miracle. Je ne sais pas si on les trouve encore, à part chez les revendeurs, mais cela vaut la peine de les dénicher. D’un style impeccablement classique, ces vignettes abordent le monde de l’édition et les techniques d’écriture avec une rafraîchissante absence de préjugés.

Quelques années passent, je termine et publie mon premier roman, puis la vie se met en travers de l’écriture. Quand je m’y remets, je recommence aussi à chercher des outils. Et Internet me suggère que la méthode de Blake Snyder, Save The Cat!, est incontournable. Ce n’est pas faux. Hollywood l’a déjà adoptée, ce qui veut dire qu’elle influence nos imaginaires sur toute la planète. Et c’est un guide remarquable efficace pour vérifier ce qui va ou ne va pas dans votre manuscrit. J’ai raconté ailleurs comment Save The Cat! m’avait permis d’identifier où était le trou dans l’intrigue de l’un de mes romans.

Encore plus récemment, toujours grâce à Internet, j’ai découvert Beating the Story, de Robin D. Laws (2018), un manuel qui va au cœur des briques élémentaires du récit, les questions de rythme, de scènes dramatiques avec un résultat positif ou négatif pour le protagoniste, et aussi une dissection des différents types de protagonistes, y compris ceux que Hollywood n’arrive pas à comprendre. C’est donc un merveilleux guide pour plonger résolument dans le cambouis. Non, ça ne déteint pas sur le clavier.

P. S. C’est une source plus modeste, mais je m’en voudrais de ne pas citer l’essai d’Alfred Bester, « Mes amours avec la science-fiction », repris dans Le Livre d’or de la science-fiction : Alfred Bester (Pocket SF, 1986). L’auteur a une longue expérience de l’écriture, tant de nouvelles que de romans, puis du journalisme et de la télé. Et il a deux ou trois choses à dire sur l’inspiration, le rôle du travail régulier, et l’importance de la vie en-dehors de l’écriture.

Y a-t-il des livres qui aident à écrire ? Témoignage de mon étagère (I)

Dans quel état j’erre ?

Je parle beaucoup de documentation, ici, pour le contenu des histoires que j’écris, en particulier celles situées dans le passé. Mais les livres sur l’écriture elle-même, les manuels et autres ouvrages techniques, est-ce que ça en vaut la peine ?

Honnêtement, je ne sais pas. Cela dépend du genre d’auteure ou d’auteur que vous êtes. Moi, je l’avoue, j’en lis, et je ne suis pas gênée de reconnaître que ça m’a été utile.

Je lis même deux types de textes techniques : des ouvrages de critique littéraire et des manuels d’écriture. Je ne recommande pas le premier type aux débutants et en général aux gens qui manquent d’assurance dans leur écriture. La critique peut paraître ésotérique, ou tomber comme un jugement péremptoire, le niveau d’excellence visé peut décourager l’impétrant.

J’ai commis cette erreur moi-même, évidemment. Encore adolescente, j’ai plongé dans L’Ère du soupçon, de Nathalie Sarraute, qui était dans la bibliothèque de mes parents. S’en sont suivi quelques années de doute, pour réconcilier mon désir d’écrire des romans avec ce dynamitage de la notion de roman, ainsi que de celles de personnage, de dialogue, de narration… Lire un peu plus de Sarraute a aidé, paradoxalement : les essais Flaubert le précurseur et Paul Valéry et l’enfant d’éléphant. Le premier en particulier est (du point de vue d’une auteure au travail) une master class d’écriture sur la voix, le point de vue et la caractérisation des personnages.

J’avais de la chance : la bibliothèque de mes parents contenait d’autres trésors : les trois tomes de Littératures de Vladimir Nabokov (ses cours à l’université de Cornell sur la littérature occidentale et la littérature russe) : les Enquêtes et le Livre des Préfaces de Jorge Luis Borges (essais divers sur la littérature, y compris la science-fiction, l’art, l’histoire) ; La Littérature à l’estomac et En Lisant en écrivant de Julien Gracq. C’est intéressant de comparer le point de vue de Nabokov et Sarraute sur les écrivains russes, pourquoi Dostoïevski est au nadir pour le premier et au pinacle pour la deuxième. Et Gracq, aussi bien que Borges, montraient que la littérature dite d’évasion pouvait être considérée comme digne d’intérêt par des auteurs reconnus. En tant que lectrice du Seigneur des Anneaux, c’était encourageant de lire les commentaires positifs de Gracq sur la création d’univers de Tolkien.

J’ai lu depuis d’autres textes de critique, mais peu m’ont marquée. Citons Rouvrir le roman (2017), de Sophie Divry, qui incite à élargir la notion de ce qu’est un roman. Et puis il y a eu A Reader’s Manifesto (2002), de B. R. Myers, critique féroce de certaines tendances de la littérature « sérieuse » de la fin du XXe siècle. Une première version, plus courte, a circulé en ligne, mais cela vaut la peine de lire l’ouvrage complet, avec la réponse aux critiquex. Rien de plus roboratif qu’une bonne bagarre littéraire pour se rassurer : non, les grands noms de la « Blanche » ne sont pas intouchables ni sans défaut. Pas de complexes à avoir pour se lancer.

J’arrête ici cette énumération. Dans un prochain billet, je passerai aux manuels d’écriture et de scénario. Et c’est là que l’auteure mit les mains dans le cambouis.

P. S. J’oubliais : il y a au moins un autre auteur dont les bouquins m’ont fait réfléchir et évoluer : Simon Leys, dont les Essais sur la Chine contiennent non seulement une dénonciation vigoureuse du maoïsme et de ses relais en Occident, mais aussi des textes sur la littérature et la culture chinoises, sur la traduction, sur les idéogrammes, sur la notion même de culture et de trésor culturel… De quoi ouvrir bien des horizons.

P. P. S. Décidément, j’ai la mémoire qui flanche. J’oubliais le livre de Borges sur les Anciennes Littératures germaniques, un cours assez éclectique sur les sagas, Beowulf, les kenningar, etc. Un continent poétique méconnu.

Et puis il y a eu les préfaces de Gérard Klein et Démètre Ioakimidis pour La Grande Anthologie de la science-fiction au Livre de poche. Des pulps des années 20 et 30 à l’âge d’or de la SF, tout un ensemble d’auteurs, leurs thèmes et leurs techniques.

Enfin, il faut citer Claude Duneton, dont les essais Parler croquant puis À hurler le soir au fond des collèges présentaient de façon décapante une version de l’histoire de la littérature qu’on n’a enseigne pas justement au collège. Je m’en suis un peu éloignée depuis, mais certains concepts m’ont sérieusement fait réfléchir, par exemple la façon dont le vocabulaire d’une langue reflète la société qui la parle. Il comparait ainsi le français et l’occitan, pour montrer que le premier n’avait pas beaucoup de mots techniques ou de métiers, qu’il n’existait pas par exemple de mot pour dire « fermer la porte avec une barre », contrairement à l’occitan. Il se trouve que dans ce cas, c’est faux : le verbe « bâcler » a ce sens. Réaliser cela m’a incité à plus de curiosité à propos de la langue, tant littéraire que celle de tous les jours.

Oh, et ceux qui ont lu L’Héritier du Tigre se souviennent peut-être que j’utilise « bâcler » dans ce sens à la première page. Rien ne se perd.

The One Tweet movie review: Prometheus

Short and pithy: both a summary and a critique, by Martin Sutherland (@sunpig) on Twitter:

Via Abi on Making Light. (With discussion, links and rants in the comment thread. Spoilers included, of course!)

Photo montage: Ridley Scott and the head of the Alien

Oh, and what is this « Chekov’s gun » he’s referring to, you say? Why, it’s a narrative technique so well known in the biz that not only is it rarely explained any more, but it’s spawned several tropes of its own…

Fukushima, la désobéissance, un héros… et un billet trop vite tapé

Vous vous souvenez d’un fugitif billet sur « le héros anonyme de Fukushima », publié ici hier, puis disparu du flux d’infos de mon blogue? Voilà ce qui s’est passé.

Parfois, on blogue dans l’urgence, dans l’enthousiasme, ou bien simplement à une heure où on ferait mieux d’aller dormir. C’est ce qui m’est arrivé hier soir, et qui a conduit a un billet trop vite posté, puis retiré. D’où un peu de confusion. Veuillez accepter mes plus plates excuses.

Hélas, l’url avait eu le temps de passer sur Twitter, Facebook, Netvibes, etc., et même été reprise dans le Rezo.net du Monolecte, ce qui est flatteur mais n’a fait qu’apporter des visiteurs sur une page vide… Prenons donc le temps de rectifier un peu le tir. D’autant que cela permettra peut-être de tirer quelques enseignements utiles sur la tension permanente entre storytelling et fact-checking dans le commentaire d’actualité.

Donc, retour sur Fukushima, trois mois après.

Hier soir, je vois passer dans mon Twitter un lien vers un article d’Atlantico, daté du 5 juillet, sur le « héros anonyme de Fukushima », celui qui aurait évité une catastrophe d’encore plus grande ampleur en désobéissant aux ordres directs de ses supérieurs.

Schéma de l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi (Wikimedia Commons)

Voilà un sujet passionnant! C’est un scénario en or: un individu en butte à un danger gigantesque et à de lourdes responsabilités, seul capable de prendre la décision critique au dernier moment; les possibles conséquences épouvantables (l’équivalent de trois Tchernobyl dans le nord du Japon)…  Et tout cela « en désobéissant aux consignes de la direction de l’entreprise » – ayant tendance à me méfier toujours un peu, moi aussi, des détenteurs de l’autorité, surtout capitalistes, je ne pouvais que sympathiser.

J’ai donc tapé rapidement un billet, conseillé la lecture de l’article tout en en résumant l’essentiel. Et puis pour faire bonne mesure (et comme j’aime bien quand même fouiller un peu), j’ai suivi le lien donné à la fin vers la source utilisée par le rédacteur anonyme d’Atlantico: un article du physicien Michio Kaku dans le blog anglophone Big Think.

C’est là que quelques petits voyants d’alarme commencent à s’allumer dans mon cerveau. Hélas, l’état de privation de sommeil n’est pas très propice à la réflexion et aux décisions prudentes.

Premier hic, qui saute aux yeux: Atlantico a publié son texte le 5 juillet, mais l’article de Kaku date du 17 juin 2011. Temps de traduire, ou juste de trouver un créneau propice (et avec l’actualité chargée en France au chapitre politico-sexuel, comme on sait, ce n’est pas évident)… N’empêche, je commence à me demander s’il n’y aurait pas eu des nouvelles plus fraîches depuis.

J’aurais pu remettre le billet à plus tard et faire d’autres recherches. Vérifier les faits, fact-checking, tout ça. Mais je passe.

Autre petit problème: l’article de Big Think est plus long et détaillé que celui d’Atlantico, et soulève plus de questions. D’abord, le nombre de réacteurs en danger: la centrale de Fukushima Daiichi comptait six réacteurs nucléaires, dont trois, selon les informations disponibles aujourd’hui, montrent tous les signes d’avoir commencé à entrer en fusion lors de l’accident. Ces trois réacteurs, affirmait Michio Kaku, auraient chacun pu donner lieu à une explosion nucléaire de l’ampleur de Tchernobyl s’ils n’avaient pas été refroidis à temps par une mesure désespérée: l’injection d’eau de mer, puisque les systèmes de refroidissements normaux étaient hors service suite au séisme et au tsunami.

C’est ce recours à l’inondation des réacteurs par l’eau de mer qui a constitué une violation des consignes données par la direction de l’entreprise électrique Tepco, propriétaire de la centrale. Eux auraient voulu préserver les réacteurs de la corrosion par l’eau salée, afin de pouvoir remettre en route la centrale après l’accident.

Dans l’état actuel des choses, évidemment, les trois réacteurs sont irrécupérables – mais les informations obtenues depuis laissent à penser qu’ils étaient perdus de toute façon.

Mais qui a pris la décision d’inonder les réacteurs? Qui a, selon le physicien Michio Kaku, empêché la fusion totale des trois réacteurs en désobéissant à Tepco? L’article paru dans Big Think le 17 juin parle de « l’opérateur du réacteur » (the reactor operator) et dit que cet homme doit « être considéré comme un héros ». Cependant il n’est pas de mention d’anonymat, bien que l’article ne cite pas son nom. Et pourtant Atlantico fait comme si l’identité même de cette personne était inconnue.

Hier soir, au moment de lire tout cela, je n’ai pas levé le sourcil. J’aurais dû.

Il y avait tout de même une chose qui me tracassait: qu’était exactement ce reactor operator devenu un héros à Fukushima? Était-ce bien un technicien, comme le décrivait l’article d’Atlantico? En somme, ce qu’on appelle en français un opérateur pilote de tranche (un technicien qui, au sein d’une équipe de quart, pilote un réacteur nucléaire depuis un tableau de contrôle)?

Mais il y avait trois réacteurs en grave danger à Fukushima Daiichi! Comment aurait-il pu y avoir un seul technicien capable de décider seul pour les trois réacteurs à la fois?

Je n’ai pas approfondi la question sur le moment. J’aurais dû.

Il était tard. Désirant tout de même publier quelque chose, je programme la parution du billet pour ce matin (enfin, je crois le faire…) et j’en reste là. Oups. Aujourd’hui, en me connectant à nouveau pour vérifier s’il y avait eu des commentaires, je découvre que mon billet a été par erreur publié en date de la veille et qu’il y a déjà eu des visiteurs. Et une reprise par Monolecte. Re-oups.

Pire, les questions qui étaient restées en suspens me reviennent, et cette fois avec plus de clarté. Hélas, je n’ai pas le temps ce matin d’en faire plus. Je me contente de retirer le billet de mon blogue et je pars travailler.

Une fois de retour chez moi ce soir, je repose aux moteurs de recherche les questions non approfondies jusque là: y a-t-il des nouvelles plus récentes? Connaît-on le nom du « héros anonyme »? Quelle était sa fonction précise à la centrale? L’opinion de Michio Kaku est-elle partagée par d’autres scientifiques?

Ce dernier point n’est pas négligeable. Fréquentant plusieurs blogs et podcasts scientifiques anglo-saxons, je sais que le professeur Kaku est un physicien américain d’origine japonaise, qu’il est spécialiste de physique théorique, et tout particulièrement de la théorie de la super-unification, ce qui n’a quand même pas grand chose à voir avec le fonctionnement des centrales nucléaires. Je sais aussi cependant qu’il est bien connu aux USA pour ses activités de vulgarisation scientifique, ce qui l’amène à aborder de nombreux sujets relatifs aux sciences de la matière.

Donc, je fais travailler Google (et Bing) d’arrache-électrons… Et les résultats peignent un tableau un peu différent du précédent.

D’abord, toutefois, le scénario de base présenté dans l’article de Big Think repris par Atlantico est confirmé par de nombreuses sources: au moins un des trois réacteurs avait déjà commencé à entrer en fusion, et les autres étaient dans un état critique.

Masao Yoshida, ingénieur nucléaire, gérant de la centrale de Fukushima Daiichi au moment de la catastrophe de juin 2011 (Reuters Photo/Tepco)

Mais d’autre part, l’homme qui a décidé d’utiliser l’eau de mer n’est pas inconnu: il s’agit de Masao Yoshida, ingénieur nucléaire et directeur de la centrale de Fukushima Daiichi pour le compte de l’entreprise Tepco.

On a donc un cas où la direction générale de l’entreprise, et dans une certaine mesure le gouvernement japonais, auraient voulu privilégier la protection de l’outil de production, n’étant pas au courant (ou ignorant volontairement) les signes d’un danger imminent, mais où le responsable de la centrale nucléaire, sur place, a pris sur lui d’agir à l’encontre des ordres pour éviter le pire.

C’est donc bien le scénario reconstitué par divers experts, et non celui du seul Michio Kaku, même si celui-ci a contribué à populariser l’histoire dans les pays anglo-saxons.

(On notera qu’au fil des narrations successives, le directeur d’une centrale nucléaire est transformé en simple « technicien », peut-être parce que cela fait plus héroïque? Mais un technicien seul n’aurait pas eu accès à tous les boutons nécessaires pour les trois réacteurs! Et le prétendu « anonymat » est une pure enjolivure sur un thème déjà porteur d’émotion.)

Triste ironie, notez, Masao Yoshida n’a pas été félicité par ses supérieurs pour son esprit d’initiative, mais blâmé de n’avoir pas respecté les consignes… (Voir, si on lit l’anglais, un article fort détaillé du New York Times en date du 12 juin.)

Il n’est pas douteux que ce refroidissement de fortune des réacteurs ait réellement évité une catastrophe encore pire que ce que le Japon a connu. Il y a certes des débats sur l’ampleur qu’aurait pu réellement prendre la fusion totale du réacteur 1 (le plus immédiatement en danger), et sur la pertinence des comparaisons avec Tchernobyl. Mais sachant que, dans l’état actuel des choses, l’enceinte de confinement du réacteur a été endommagée, que des fuites de radioactivité ont encore lieu aujourd’hui aux abords de la centrale, qu’il faudra encore à peu près un an pour que les trois réacteurs en activité pendant l’accident soient totalement refroidis et que le nettoyage total du site prendra des décennies…

Sachant cela, on peut en effet saluer l’action rapide et courageuse de M. Masao Yoshida, qui ne mérite pas d’être assimilé à un mythique « anonyme ».

Et on se dit qu’Atlantico se devrait bien de faire un peu de fact-checking, lui aussi, avant de publier!

OMG, it’s a… Plot Device!!!

OK, everybody and their computer must already have posted this twice, but I just can’t resist. Here goes: the amazing Plot Device.

Plot Device from Red Giant on Vimeo.

In other words, a short film that is deservedly going viral right now.

(Hat tip: MLBB and lots of websites.)