Archives de Tag: Lizil

Quelques paragraphes, en attendant mieux

Et cela continue. À ce train, je devrais bientôt avoir terminé un second chapitre!

Mais à ce moment, le sort voulut que nous fussions interrompus par un jeune Kna vêtu d’une longue anbaï blanche bordée de pourpre – la dernière mode à la capitale, à ce que je devais bientôt comprendre. Si j’étais saisi de le voir ici, ce n’était rien à côté de la stupéfaction marquée à mon encontre par Izeyya Dreïminri Ksaïsha !

— Yenshaya ! Que le Ciel me damne… Enfin, monseigneur Shalinka, je veux dire, évidemment ! Je vous demande bien pardon. Si j’avais pu m’attendre…

Je faillis éclater de rire.

— Ksaïsha, Ksaïsha ! Ne fais donc pas l’idiot, je t’en prie, ni le courtisan ! Crois-moi, c’est par là que tu m’offenserais mortellement !

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Quand l’auteure est en vacances…

Elle écrit. Ben oui, quelle sale manie… Deuxième billet fictionnesque en deux trois jours, on frise l’overdose, décidément.

funny cat picture

La Cité des Jours Nouveaux, chap.1 (extrait)

— Oh, vous avez dû vous montrer fin diplomate, Shalinka ! Le roi eut un petit rire. Quel âge avez-vous ? Dix-sept ans ? Dix-huit ? Et donner des leçons à un vieux soldat comme Soltaranyi… J’aurais voulu y être !

Je gardai la tête haute, mais serrai les poings en silence à mes côtés. Diplomate ? Oh, vous allez avoir de la diplomatie à ne plus savoir qu’en faire, Sire, avant que j’en aie fini avec les Noldaïs ! Et avec ceux qui leur font confiance…

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Avec de vrais morceaux de roman dedans

On avance, on avance, doucement mais sûrement. Si vous avez suivi, vous saurez de quoi je parle.

Capture d'écran (Libre Office et StarDict sous Ubuntu)

Nous avancions parmi les rues encombrées ; plus légers cependant, au fond de notre cœur, depuis avoir quitté le palais. Seul Néreïssin faisait grise mine.

— Toujours inquiet, Neïri ?

— Je ne sais pas… Mal à l’aise, surtout. Vois-tu, Yenshaya, la vérité n’est pas monnaie de bon aloi en ce pays-ci.

— Ce pays… Que veux-tu dire ? Ici, au Nintaïka ?

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Juste quelques mots de plus…

…Après une journée d’écriture. Eh oui, le même travail en cours.

— Passerons-nous cette fois par la Cour d’Onyx, Yenshaya ? Si tu ne l’as jamais vue, c’est le moment ou jamais.

Mais ce n’était que plus de splendeur glaciale, évidemment. Pas de plantes, pas de statues ; rien que des colonnes aux couleurs étranges soutenant une galerie en guise de promenade. Au centre, un jet d’eau retentissait dans sa vasque, solitaire parmi les dalles. La roche blanche de Tsilkansa resplendissait au soleil du matin.

Je hâtai le pas, frissonnant dans l’air doux et léger, sans bien savoir pourquoi.

Allez, mentionnons un titre. La Cité des Jours Nouveaux. Probablement. Merci de rester… hum, pas « à l’écoute », évidemment, mais… en ligne?

Encore quelques mots…

Justes quelques uns, parce que je suis toujours en train de travailler sur… un travail en cours.

— Es-tu vraiment sûr de ce que tu vas faire, Yenshaya ? Tu ne connais pas la capitale, ni le pouvoir qu’y tiennent les Noldaïs…

Pourquoi y revenir ? Mon cousin me contemplait d’un visage inquiet. Je réprimai un mouvement d’humeur. Comment expliquer ? Sans me retourner, je murmurai :

— Quand je ferme les yeux, je peux revoir tout cela, Neïri. Je me retrouve à Kalad-Angti, et je peux revoir tout comme si j’y étais…

Et sentir, aurais-je pu ajouter ; sentir la fumée, mêlée à cette odeur reconnaissable entre toutes de chair et d’os calcinés. Je marchais à nouveau dans ces rues dévastées, ces cours au sol détrempé de sang. Je pouvais entendre le silence, aussi. Un silence de mort. Il y avait un tel silence parmi ces ruines…

Après un bref instant, je réussis à me secouer. J’étais ici pour une raison bien précise. Et je n’allais pas me laisser dévier.

Néreïssin secoua la tête tristement. Je me contentai de sourire.

(La suite… Plus tard.)

Petit brouillon deviendra grand

Pourvu que l’auteure se concentre sur ses priorités… Ceci vous a plu? Il y a une suite.

LibreOffice et StarDict pour Ubuntu

L’entrée du palais semblait étrangement déserte en ce début de jour. La cour aurait dû grouiller de monde, serviteurs, chambellans, quémandeurs, gardes, courtisans empressés… Mais c’était prévu. Je ne voulais surtout pas risquer la grande porte.

Nous sommes passés devant les douze lions – non, onze et demi, le dernier tombait en ruine, la tête et l’avant du corps effrités sur les dalles de pierre dans l’allée.

— Je me suis toujours demandé : pourquoi douze ?

— Ceux-là datent du temps des Envahisseurs. Tu n’as pas remarqué le style, Yenshaya ?

Les barbares de l’Ouest. Évidemment. Huit siècles de cela, déjà, mais Tsilkansa n’avait pas oublié.

Nos pas nous conduisirent à travers un double vantail de bronze, puis dans un corridor où tout était de pierre : dalles de marbre blanc, colonnes d’onyx, et jusqu’aux décorations murales. Tout cela était magnifique, bien entendu. Sublime et froid. La résidence privée des rois du Nintaïka.

(À suivre, à un moment ou un autre. Promis.)

Avant-goût

Les traînées rouges des nuages balafraient le ciel. L’air de la ville, épaissi par la fumée de milliers – non, de dizaines de milliers de cheminées, prenait par moments une vague teinte d’opale, enrobant d’un léger halo l’astre du jour. De partout des cris retentissaient, des roues grinçaient, la boue des rues clapotait sous les pas : bruits du labeur, bruits de la vie et de la ville s’éveillant. Le soleil se levait sur Tsilkansa.

Ah, oui. N’avais-je pas dis l’autre semaine que je commençais un nouveau roman? Eh bien je continue d’y travailler. Promis, d’autres morceaux suivront, un de ces jours.

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