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Why skeptics should care about gender and other « sensitive » issues

I think I’m in love with Crommunist! From his latest post, « The darkness before dawn »:

You’ve probably guessed at this point that I’m talking specifically about the latest round in a long-line of dust-ups over the treatment of female skeptics and the subsequent dismissal of their concerns. It seems like every time anyone mentions anything to do (even obliquely) with Rebecca Watson, a chorus of idiotic voices arise. To be sure, the worst offenders are those who decide to use the opportunity to showcase their ridiculous retrograde stupidity, but there is always a depressing number of people who decide instead to accuse both sides of needing to ‘take it down a notch’ or wonder why we can’t just be ‘on the same side’ or that they have ‘better things to do’.

First of all, this fight is fundamentally a fight about how we address sloppy and uninformed thought processes, not just about sex and gender, but about how we respond to pseudoscientific claims. The comments section of pretty much any open thread about feminism will be replete with phony ‘explanations’ for why women are just not cut out for scientific thinking, or how assault victims are just in it for the attention, or how ‘uppity cunt’ or ‘bitch’ are just value-neutral generic insults that have nothing to do with gender. These are the ‘why are there still monkeys’ retorts of an unthinking mind presented with a reality that does not conform to their worldview laden with stereotypes and mental shortcuts.

This movement is deeply interested in these lazy thought processes, because they are the exact same type of heuristics that give us pretty much everything that makes religion so appealing and dangerous. It is unbelievably foolish of us to pretend that we can use our skeptical toolbox to decry (often derisively) the intellect of those who would devote their lives to Christian apologetics, but then not fight over the exact same lazy approach that gives us “Men’s Rights Activists”, “Race Realists”, Randian Libertarians, and any other group that wishes to avail itself of the fruits of rational inquiry without subjecting their own ideas to its critical gaze.

So no, we don’t have something ‘better to do’ than fight about feminism – it’s the exact same fight we’re having against religion.

(Emphasis mine.)

Something to ponder carefully (and yes, I’m looking at you, @JMAbrassart – though you’re definitely not the only one; but I used to think of you as a friend, and I wish I’ll be able to do so again in the future).

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Note:

For more details, see this timeline and the subsequent detailed discussion at Stephanie Zvan’s Almost Diamonds, another blog of note. Read also Ashley Miller’s original post and its follow-ups to have an idea why some of us think there’s a problem. Oh, and for those who summarily dismiss Rebecca Watson for being (according to them) « divisive » and « rude »: go read the actual statement she wrote on June 1st before presuming to judge.

Pourquoi les gens du voyage? Pensez listes électorales…

Pourquoi le pouvoir, en France, a-t-il choisi de taper sur les gens du voyage (d’ailleurs confondus un peu vite avec les Roms, qui ne vivent pas forcément de façon nomade)? Pourquoi l’Élysée a-t-il refusé hier de recevoir leurs associations?

On comprend facilement la recherche de boucs émissaires pour détourner l’attention des scandales en cours. On comprend aussi que l’exécutif et ses relais UMP jouent sur du velours, vu que les nomades (réels ou supposés) sont encore et toujours vus avec suspicion dans un pays où un présidentiable, puis en président, ne craint pas de reprendre le concept, cher à Mauriac et Pétain, de la terre-qui-ne-ment-pas.

Le bon Français enraciné contre le métèque apatride, voleur de poules, criminogène… Vieux cliché, mais qui hélas continue à titiller les vieux réflexes.

Pire, l’Union européenne dans son ensemble n’offre pas un tableau glorieux. Les Roms, Gitans, Tziganes ou Yéniches sont encore et toujours mal considérés, mal traités, soumis à des vexations administratives diverses mais aussi à la violence raciste, vivant de façon précaire, en marge du marché du travail.

L’une des conséquences les plus perverses de cette précarité et de cette méfiance institutionnelle, c’est qu’il leur est particulièrement difficile de s’inscrire sur les listes électorales, donc d’accéder à un réel poids politique dans les pays où ils vivent.

Il faut lire cet article de RFI sur les conditions de vie en France des gens du voyage.

Il s’agit de citoyens français et pourtant, ils ont un statut d’exception. Au quotidien, ils ne sont en effet pas soumis aux mêmes règles qu’un citoyen français lambda, et ce dans plusieurs domaines comme l’explique Milot.

«Il faut savoir que nous, gens du voyage, nous vivons avec un carnet de circulation. Ce carnet, on est obligé de l’avoir, et on doit également, tous les trois mois, aller à la police ou à la gendarmerie pour le faire signer. Il faut attendre trois ans pour avoir un droit de vote. Il y a des quotas dans les communes où on est rattachés, c’est-à-dire qu’il ne peut pas y avoir plus de 3% de gens du voyage… Et tout ça, ça crée du racisme et de la discrimination».

Du côté de la ligue des droits de l’homme, on parle même de «droit policier». Malik Salemkour prend l’exemple du droit de vote.

«Pour s’inscrire sur les listes électorales, vous et moi, il nous faut six mois de résidence dans une commune. Même chose pour les SDF. Un sans domicile fixe domicilié dans un centre d’action social peut voter au bout de six mois. Mais pour les gens du voyage, détenteurs d’un carnet et d’un livret de circulation, il leur faut trois ans de rattachement continu à une commune… ce qui est évidemment un frein à la citoyenneté».

Un frein à la citoyenneté, à l’exercice normal des droits et devoirs de tout membre de la communauté nationale. Un frein à la libre expression des opinions politiques et du droit de participer au choix des élus qui nous gouvernent. Bref, une exclusion de fait du statut de citoyen.

Faut-il s’étonner si l’exécutif, d’ordinaire si attentif à toute revendication communautaire ou corporatiste, se ferme cyniquement yeux et oreilles quand il s’agit des nomades?

P.S. du 30/07: Ne pas manquer non plus le billet de MicroCassandre sur les idées reçues à propos des gens du voyage, et ce qu’il en est en réalité.

Ceci n’est pas un site de rencontres gay

Les apparences peuvent être trompeuses, mais à ce point-là… On touche au lapsus freudien.

Le site ? Un truc de l’Église catholique de France pour inciter les jeunes hommes à devenir prêtres. Crise des vocations, et tout ça.

Fabuleux, non ? Et pourtant non, bande de mauvais esprits, le but n’est pas d’attirer des hommes qui aiment les hommes ! Du moins pas explicitement. Car le visuel, ma foi…

Les brillants communicants de Bayard Service Web (qui appartient au fort catholique Groupe Bayard, quelle surprise) ont concocté un site qui ressemble à celui de n’importe quel portail de recrutement. Cela pourrait être celui d’une grande école, d’une entreprise, d’un parti… Sauf que les silhouettes sont toutes masculines. À l’heure où même l’armée prend soin de préciser qu’on recrute aussi des filles, cela ne rend que plus visible la discrimination ordinaire qui règne dans la firme Catho S.A.

Ben oui. On est peut être ouvert, mais pas trop. Et c’est quand on essaie de le paraître qu’on affiche ses vraies couleurs.

(Quant à la présence d’un bambin, dans le coin inférieur gauche… Bonjour la gaffe ! Ou peut-être y avait-il une brebis galeuse parmi les concepteurs du site ? Aveuglement, ou sabotage ? Allez savoir.)

Moralité ?

Méfiez-vous des communicants maison. Ils manquent de recul.