Archives de Tag: animaux

Ce n’est pas une façon de traiter un chat

J’aurai fait ma B.A., ce matin. Mais c’est le genre de service qu’on n’aime pas avoir à rendre à ses voisins d’étage…

Comme d’ouvrir la porte, un matin et, avant même d’allumer l’éclairage sur le palier, d’entendre de pitoyables « Miaou, miaou » venant du niveau du sol… Puis en se penchant de voir un chaton de quelques mois tourner en rond et chercher en vain quelqu’un pour le nourrir. Voir aussi que l’animal a fait sa crotte sur votre paillasson, qu’il est assez maigre et paniqué, et que malgré le raffut personne dans le couloir n’ouvre la porte. Bon, OK, il est tôt, mais pas tant que ça. Sont-ils tous en vacances ?

Enfin, bref. Je n’ai pas de peine à prendre la petite bête dans mes bras et de l’emmener tandis que je mène une rapide enquête. Je sonne à la porte du voisin le plus proche, qui n’en peut mais : désolé, ce n’est pas mon chat. Vous avez demandé à la concierge ?

Excellente suggestion. Je descend donc à la loge et là, elle me signale que, oui, il y a une dame dans l’appartement n° N (ou est-ce N+1 ?) qui a un petit chat. Si vous essayiez ? Au revoir.

Bon. Bien évidemment, à l’appartement N, après avoir longuement fatigué la sonnette, je finis par me trouver face à face avec la propriétaire (à demi réveillée et en robe de chambre) du félin, qui marmonne un vague remerciement. Elle n’a pas l’air bien méchante, mais voilà, elle s’était manifestement rendormie ce matin après avoir fichu le chat à la porte plutôt que de le nourrir et/ou de changer sa litière.

Pas une façon de traiter un animal. Ou alors, ayez-en un en peluche ! Ils n’ont pas les mêmes nécessités.

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Oscillokézaco : quand Google me demande des trucs bizarres…

J’ai testé pour vous… le virus qui cause ces satanées angines un peu partout en région parisienne ; et je peux confirmer : c’est une belle saleté. Deux jours que je n’ai plus de voix… Grrr. Et ne me parlez pas des médicaments dé-remboursés !

Illustration médicale : anatomie de la bouche

Anatomie de la bouche, par Duncan Kenneth Winter (Otis Archives, sur Flickr, Creative Commons)

Et cela n’aide pas quand Google me considère comme la destination de requêtes un peu à l’ouest. Tiens, par exemple : « occilococcilum homéopatie » [sic].

Kézaco ? C’est l’une des requêtes (à l’orthographe approximative) qui a fait aboutir sur mon blogue, et c’est aussi un microbe imaginaire qui a survécu (dans la tête des homéopathes) à l’échec de l’hypothèse de départ de son « découvreur », mais au nom duquel on tue chaque année un certain nombre de canards de Barbarie pour confectionner un succédané de médicament. Le tout vendu par une entreprise qui n’aime pas, mais alors pas du tout, les critiques…

Bref, on ne se porte pas plus mal en s’en passant. Ne gaspillez pas vos sous.

Le photographe, la guenon et le domaine public

Une « fable » du droit d’auteur à découvrir sur S.I.Lex: peut-on définir à qui appartient le droit d’auteur dans le cas d’une photo (ou tout autre « œuvre de l’esprit ») créée par un animal? (En l’occurrence, une guenon, malgré le surnom « Simius qui lui a généralement été attribué dans la presse.)

En effet, cette photo n’appartient pas à l’agence, ni au photographe, mais elle n’appartient pas non plus au singe (du moins tant que l’on aura pas reconnu de personnalité juridique au profit des animaux). Mais tout comme nous avons parfois un peu de mal à nous passer d’horloger, il est difficile de concevoir une photo sans auteur et ce besoin d’imputation fait le lit de toutes les théories les plus farfelues.

N’appartenant pourtant à personne, l’autoportrait de Simius fait donc partie du domaine public, au même titre que les informations et les faits bruts, dépourvus d’originalité et ne portant pas l’empreinte de la personnalité d’un humain.

En fait, la notion de « propriété intellectuelle » a-t-elle même un sens dans ce cas? Comme l’avait fait remarquer Jastrow en commentaire d’un précédent billet sur la même affaire, en droit français:

« Les animaux sont des choses au regard des classifications du droit des biens. Ils sont donc insusceptibles de créer au regard du droit d’auteur. [Ces œuvres] n’en seront pas moins ignorées par le droit d’auteur puisque la création exige une intervention humaine. »  (Cf. Christophe Caron, Droit d’auteur et droits voisins.)

C’est ainsi que Wikimedia Commons s’est enrichie d’un nouveau bandeau, PD-Monkey, indiquant qu’une œuvre est du domaine public et peut être partagée sous le régime Creative Commons lorsqu’elle est l’œuvre d’un singe ou autre animal non humain…

La jurisprudence Simius sur Wikimedia Commons

N’empêche que ce n’est pas la première fois que des personnes ou des institutions récupèrent à leur profit le droit de reproduction – et les royalties – sur des « œuvres » créées par des animaux. Le livre de Christophe Caron cité plus haut évoquait des tableaux « peints » par des chats. Il y a aussi divers précédents de chimpanzés peintres, et même d’éléphants!

J’avais cité le cas de la projet Elephant Art, un refuge pour éléphants, en Thaïlande, où les animaux « peignent » pour les touristes des toiles minute. La vente de ces toiles alimente les caisses de la fondation, qui œuvre pour la sauvegarde des éléphants d’Asie. Les toiles sont même vendues sur leur site avec… un copyright. (Comme l’a si bien observé Calimaq.)

Je ne sais ce qu’il en est du statut des animaux dans le droit thaïlandais, ni en Indonésie – puisque « Simius », notre photographe, est l’hôte d’une réserve naturelle de ce pays.

Mais je ne peux m’empêcher de reproduire ici la modeste (ahem) proposition que j’avais faite chez Calimaq: le parc naturel où vit la guenon a des administrateurs, peut-être représentants de l’État indonésien, ou bien d’une fondation privée. En tout cas, derrière l’animal, il y a des humains. Même si « les animaux sont des choses au regard des classifications du droit des biens » et que la notion de droit d’auteur ne leur est pas applicable, les gens dont ces animaux dépendent ne peuvent-ils être considérés comme leurs représentants légaux?

Donc les droits d’auteurs sur la photo devraient dans cette hypothèse revenir à la réserve naturelle dont l’animal est l’un des « éléments » vivants…

À méditer?

Première neige pour… trois tigres de Sibérie

Parce que certains jours, on a tous besoin de vidéos débordantes à ras bords de l’élément adorable

Les bambins sont de jeunes Tigres de l’Amour (alias Tigres de Sibérie) nés au zoo du Bronx, à New York, et qui découvrent la neige pour la première fois.

Commentaire du biologiste Jerry Coyne (du blogue Why Evolution Is True, où j’ai piqué – sans vergogne aucune – cette vidéo): cette variété de tigre a manifestement développé au cours de son évolution les gènes nécessaires pour bien tolérer la neige… mais pas les gènes pour en avoir une connaissance innée! Et ces trois-là font comme tous les bébés mammifères du monde: ils jouent avec la nouveauté afin de mieux l’explorer.

Au voleur! Ma carpette!

Raton-laveur + chatière = invitation à dévaliser la maison. Et dire que ces bestioles ont été (ré)introduites en Europe au XXe siècle… Quelle idée.

(Attention, musique de la vidéo assez bruyante.)

Sales bêtes, va. (Source: ICHC.)

Preuve qu’on peut apprendre des tours à un chat

Regardez bien la main gauche de la fille, chaque fois que le chat lui a «tapé dans la main»:

Preuve aussi que la corruption, ça marche aussi sur les animaux. Ah, là, là.

(Source: I Can Has Cheeseburger.)