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La grande arnaque du « grand remplacement » (et quelques petites illusions en sens inverse)

Photo : cinéma Le Louxor, à Barbès, style égyptien et Art Déco

Barbès, où le métissage fait partie de la tradition

Il se passe quelque chose de bizarre en Europe : des gens qui se disent patriotes ne voient rien de contradictoire à voter pour des partis compromis jusqu’à l’os avec des puissances étrangères qui ne cherchent qu’une chose, affaiblir l’Europe et affaiblir leur pays. La Russie de Poutine, les USA de Trump, ne sont ni des modèles de démocratie ni des alliés fiables. Mais aux yeux d’une certaine partie de l’électorat, ils ont une grande séduction : leur soutien musclé à ce qu’ils appellent les « valeurs chrétiennes » peut donner l’illusion qu’ils sont le dernier rempart contre une peur qu’ils ont largement contribué à alimenter, celle du « grand remplacement ».

Le fait que ces extrêmes-droites se soient à peine distancées du manifeste posté par le terroriste anti-musulman de Christchurch montre bien à quels point ils sont sûrs de tenir là un thème qui marche. Et on ignore à notre péril cette pastorale de la frousse, de la haine, de l’aversion et du ressentiment. Le pire est que nous, Françaises et Français, devrions mettre les bouchées doubles pour la combattre, vu l’origine du concept dans notre propre extrême-droite…

De quoi s’agit-il ? Au cas où vous auriez éteint internet depuis quelques années, il s’agit d’une rumeur selon laquelle les « élites » économiques et culturelles des pays occidentaux (selon les versions, les Juifs sont plus ou moins clairement pointés du doigt) se seraient liguées pour faire venir des « hordes » de migrants musulmans pour « remplacer » les classes populaires traditionelles. Quel serait l’avantage d’un tel remplacement ? Pourquoi ces nouvelles classes populaires seraient-elles plus dociles ? Ces complotistes ne vont pas jusqu’à l’expliciter ! Comme tous les fantasmes, celui-ci gagne à rester dans le demi-jour, sans jamais être mis sous le projecteur corrosif de l’esprit critique.

Grand fantasme, on peut le dire : comme le montre le démographe Hervé Le Bras, les déplacements de population sont un petit peu plus complexes qu’un simple problème de vases communicants d’école primaire !

Par exemple, les candidats à l’émigration les plus pauvres ne se dirigent pas vers l’Europe, mais vers des régions où pays voisins. Il y a une importante immigration intra-africaine, du Sahel vers le golfe de Guinée par exemple, en Afrique de l’ouest. Dans un pays relativement prospère comme la Côte d’Ivoire, on a même vu de développer dès les années 90-2000 un discours sur l' »ivoirité » qui était une façon d’exclure les immigrés en provenance du Burkina Faso et du Mali. D’autres se rendent au Maroc, non comme étape sur la route de l’Europe, mais pour y rester.

Autre élément de la grosse arnaque au « remplacement » : les nouveaux arrivants sont systématiquement supposés africains ou moyen-orientaux et musulmans, ce qui permet à nos marchands de peurs de jouer sur les stéréotypes classiques sur les Croisades ou l’affrontement séculaire entre Europe et Empire ottoman… En oubliant au passage que les pays d’Afrique sub-saharienne sont loin d’être tous musulmans, et que les migrants en Europe viennent aussi d’Europe de l’Est, d’Amérique du Sud, d’Asie du Sud et du Sud-Est…

Peut-être qu’une certaine mauvaise conscience occidentale, malgré toutes les vitupérations à droite sur la « repentance » (ô, ironie), a pu jouer dans cette acceptation sans trop de logique du « grand remplacement ». Après tout, il existe un continent entier où la population d’origine a été remplacée presque totalement par des nouveaux venus… originaires d’Europe. Le sort des Amérindiens a d’ailleurs été le prétexte de l’une des plus ridicules campagnes du FN : une photo de Le Pen père arborant une coiffure à plumes de chef sioux… (Non, je n’invente rien. Regardez l’affiche n°21 sur cette page.)

Ce serait drôle si ce n’était pas un prétexte pour éviter de confronter le racisme, l’antisémitisme et la haine des musulmans, et pour soutenir des régimes brutaux et corrompus comme ceux de Poutine, Trump, Orban en Hongrie, Duterte aux Philippines, Bolsonero au Brésil… Et pour fermer les yeux sur les atteintes aux droits des femmes et des LGBT dans ces pays – là encore, cruelle ironie, par des partis qui vitupèrent le sexisme et l’homophobie dans l’islam, mais pas dans leurs propres « valeurs chrétiennes ».

Pour combattre efficacement les idées fausses, il faut donc d’abord les connaître. Il faut aussi avoir une idée juste de ce qui se passe réellement. Et là, des personnes bien intentionnées mais avec des notions fausses peuvent faire beaucoup de mal. Regardez Stephen Smith, ce journaliste américain qui parle lui aussi de « ruée sur l’Europe » tout en essayant de convaincre les Européens que c’est le sens de l’histoire et qu’il faut ouvrir les portes… Non seulement ça a l’effet contraire, mais c’est très éloigné de la vérité. Voir plus haut, et dans l’entretien avec Hervé Le Bras déjà cité, ce que je disais sur les migrations intra-africaines. C’est aussi une occasion de rappeler que la démographie évolue, elle aussi, et que nous ne sommes pas coincés indéfiniment avec les taux de fécondité de 1985 ! En fait, une bonne partie de l’Afrique et du Moyen-Orient a déjà fait sa transition ou est en train de la faire, pour les mêmes raisons que l’Europe l’avait faite dans la courant du XXe siècle : baisse de la mortalité infantile (merci les vaccins), accès à la contraception, et plus d’opportunités économiques pour les femmes, surtout dans les villes.

Certes, ces pays ont aujourd’hui une population jeune, et il y a beaucoup de candidats à l’émigration, mais ce n’est pas un réservoir inépuisable, contrairement à ce que certains (même bien intentionnés) semblent penser. Et c’est une population plus éduquée, donc plus adaptable, que les gens que l’on a fait venir dans les 30 Glorieuses pour reconstruire la France.

La seule chose qui me chiffonne dans les propos d’Hervé Le Bras, et c’est plus un bémol sur la façon de présenter les faits qu’une contradiction sur le fond, c’est qu’il est à sa manière aussi cavalier que Stephen Smith avec les pays d’accueil. Par exemple :

« Les enfants dont les deux parents sont immigrés ne représentent que 10% des naissances. Ceux qui n’ont aucun parent, ni grand-parent immigré, 60%. Dans 30% des naissances, au moins un des parents ou grands-parents est immigré et au moins un des parents ou des grands-parents ne l’est pas. Ce qui représente 30% d’enfants métis. »

(Chiffres de l’INSEE.)

Ce qui montre deux choses :

  1. La population européenne n’est pas remplacée ;
  2. Elle ne reste pas non plus la même qu’en 1950.

Il est plus précis au paragraphe suivant, mais toujours optimiste :

 » Petit calcul à l’horizon 2050: on arrive à 50% d’enfants métis. Ce métissage est la réalité de ce siècle. Et à ce compte-là, Éric Zemmour est un agent du grand remplacement. D’autre part, on omet les millions d’Occidentaux qui partent s’installer ailleurs et qui contribuent eux aussi au métissage mondial en cours. »

La grande peur de beaucoup de racistes, qu’on soit clair, c’est bien le métissage. Le rebaptiser « grand remplacement » et prétendre que l’Europe est menacée dans son existence physique, c’est un tour de passe passe pour toucher des gens que le discours classique du genre « et si ta fille sortait avec un étranger » ne motivait plus guère. Mariages mixtes ? Dans la France des années 2010, c’est un sujet de comédies à succès, pas un tabou.

Mais cela ne veut pas dire que de passer de quelques pour cents à la moitié de naissances « métissées » en quelques décennies est anodin. C’est là que je trouve Le Bras un peu léger.

J’en parle d’autant plus à mon aise que je suis moi-même originaire d’un mélange franco-italo-philippin, et que si on compte les parents par alliance, il faut compter aussi l’Espagne, le Canada et la Tunisie. Pour compliquer les choses, cette histoire s’est faite en bonne partie dans les colonies d’alors, puis dans le cadre de la coopération dans une ex-colonie. Bref, je viens d’une famille où on a pris l’habitude, depuis plusieurs générations, de lier notre identité à la culture et à la langue française plus qu’à un terroir, un quartier ou une paroisse. Et je mesure l’importance de ce savoir-faire, cet « art d’être français » cultivé dans un contexte où ce n’est pas la seule façon possible d’être.

Par exemple, je suis d’une génération qui avait cessé d’apprendre la Marseillaise à l’école, mais je la sais depuis toujours parce que cela faisait partie des airs qu’on chantait en famille lors des longs trajets en voiture, ou en lavant la vaisselle après le repas du dimanche. On avait aussi comme ça le Chant du départ et l’hymne italien, Fratelli d’Italia, et des chansons populaires comme À la claire fontaine. Et il y a tout l’investissement dans la langue française, et le fait d’avoir vu parmi les amis de mes parents des gens de tous horizons qui se rejoignaient autour de cette culture. Il y avait des gens qui étaient très critiques de la politique française en Afrique, par exemple, mais pour qui la langue française était considérée comme un bien commun. (C’est là qu’on voit la différence avec certains « indigénistes » aujourd’hui. Il y aurait bien des choses à dire, mais c’est assez de mentionner que ce n’est pas tant avec la France que Mme Bouteldja et les autres sont en train de régler des comptes, c’est avec la génération de leurs parents.)

Contrairement à Hervé Le Bras, je ne jette donc pas la notion d’identité avec le bain saumâtre des identitaires. Tout le monde a une identité, mais seuls les identitaires haïssent l’identité des autres. Il ne faut pas avoir peur de combattre les absurdités de « grand remplacement », et pour ça il faut savoir pourquoi c’est absurde. Mais il faut aussi être clair sur les transformations en cours, même et surtout si on a confiance dans la capacité de l’Europe et de la France à s’adapter. Un grand métissage est en cours, mais ce n’est pas seulement en Europe : toute la planète est concernée, parce que nous sommes beaucoup plus interconnectés. Et la meilleure façon de s’y préparer, c’est d’être au clair sur nos valeurs. Pour citer un ancien premier ministre, lui-même français naturalisé : « Sommes-nous une race, ou sommes-nous une idée ? »

On serait bien en peine de trouver une « race européenne », à part une description superficielle de tendances telles que la couleur de peau. Pour le reste, les pays européens ont une longue et sanglante histoire, mais ils ont aussi réussi à bâtir ensemble un idéal, une entité qui n’est assise ni sur une nation, ni sur une dynastie régnante, ni sur une religion, ni sur la spoliation des terres d’un autre peuple. C’est rare. Et quand cela marche, ça suscite des ennemis. Voilà qui nous ramène aux oligarques du début…

Cela ne surprendra personne, je pense, si je dis que ce dimanche, je voterai pour la liste Renaissance européenne.

Nouvel an, nouvel éditeur : mes aventures chez Rocambole

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R comme… Rocambole. Cliquer pour en lire plus.

Demain, 1er janvier 2019, je commencerai la rédaction d’un nouveau roman historique, comme annoncé plus haut. Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes. C’est le 1er janvier 2017 que j’avais commencé ce qui est devenu Helena Augusta. Et cela ne m’avait pas mal réussi. Plus qu’à attendre qu’un éditeur soit du même avis…

C’est aussi un 1er janvier que je m’étais mise à écrire mon premier roman, L’Héritier du Tigre, au début des années 2000. Celui-là a bien trouvé un éditeur, et a connu un début de diffusion encourageant, mais la crise économique de 2008 a fait des dégâts parmi les petites maisons d’édition. Celle-ci a coulé et je n’ai même pas pu récupérer d’exemplaires du livre : tout est parti au pilon. Seule consolation, si je peux dire : j’ai récupéré mes droits sur mon texte. Mais où le republier ? Je n’ai guère le goût ni les aptitudes pour me faire auto-éditrice. Pendant quelques temps, j’ai donc laissé le texte en lecture libre sur ce blog. Et puis…

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Nouvelle série littéraire : L’Héritier du Tigre, à retrouver sur Rocambole.

Et puis j’ai entendu parler de Rocambole, plate-forme de publication et de lecture sur smartphones. Un nouveau WattPad, vous me direz ? Pas tout à fait : plutôt un « Netflix de la série littéraire ». Car c’est bien un pari de la lecture par épisodes, de 5 minutes chacun environ, qui est proposé avec cette application. Et la rémunération des auteurs, à terme, ne se fera pas par la publicité, comme pour WattPad, mais par des abonnements.

Pour l’instant, l’appli est en phase bêta, gratuite pour celles et ceux qui voudraient tester et aider à l’améliorer. Et il y a déjà de quoi lire ! Outre mon Héritier du Tigre, on trouve des récits de voyage, des polars, de la fantasy, du récit sentimental… Et si vous avez vous aussi un projet littéraire, n’hésitez pas à vous lancer : tout est expliqué dans la FAQ de Rocambole.

Le premier épisode est en ligne dès aujourd’hui, et je poursuivrai début 2019 au rythme d’un par semaine. Rendez-vous lundi prochain !

Bilan littéraire, bilan hi-tech

Mosaïque romaine : enfant conduisant un char tiré par des oiesLes jeux du mini-cirque (mosaïque d’une villa romaine, Piazza Armerina, Sicile. Via Wikimédia)

On racle le fond de l’an. Qui en reveut ? En attendant un plombier (peut-être nommé Godot…), c’est l’heure des bilans. Très personnel, celui-ci, je préfère laisser à d’autres, plus mordus, les synthèses politico-philosophiques.

Pour moi, 2017 aura été l’année du retour au roman. Et avec une productivité sans précédent ! Une clef est à trouver du côté de la technologie : je suis passée du traitement de texte au logiciel Scrivener, redoutablement efficace. Et puis il y a l’informatique mobile…

Qu’on me permette ici quelques réminiscences. Quand j’étais étudiante, en 1992, j’ai entamé la rédaction de mon premier texte long : un mémoire de DEA, ce qu’on appellerait un mastère aujourd’hui. Texte technique, pour lequel j’avais besoin de nombreuses références en chimie, génétique, archéologie, etc. À l’époque, il fallait chercher parmi les volumes de revues papier à la bibliothèque de la fac. On cherchait les revues dans un index informatisé, du moins pour les publications récentes. Pour les autres (et j’ai eu besoin de citer des articles datant de la fin du XIXe siècle), il y avait les bons vieux registres à fiches de cartons   Certaines publications n’étaient cependant pas disponibles sur place. Parfois il suffisait de se rendre dans une autre fac de la même ville : un article de biochimie pouvait se trouver à la fac des sciences ou à celle de médecine, par exemple. Mais souvent aussi, il fallait commander le numéro via le réseau des bibliothèques universitaires. Cela arrivait au bout d’un certain temps. 

Sautons des dix ans en avant dans le temps : début des années 2000, j’écris mon premier roman. C’est moins technique, mais je suis pointilleuse sur la grammaire et l’orthographe. En plus du traitement de texte, j’ai le petit Robert sur CD-ROM ouvert en permanence. Et j’ai internet pour chercher des informations au besoin.

Jusqu’ici, j’ai travaillé sur des ordinateurs de bureau, plus puissants et plus confortables question écran. Mais si je ne suis pas chez moi, je n’ai pas accès à mon texte. Ou alors il faut jongler avec les disquettes (vous vous souvenez ?) et les chefs USB. Et pour les recherches sur internet, même chose : il faut une connection, un ordinateur.

En 2017, 15 ans après, pour écrire, je suis passée à l’ultra-portable, sans sacrifier l’efficacité. Je peux désormais emporter mon travail en vacances, en weekend, écrire dans le métro si je veux. Et je peux faire mes recherches aussi aisément sur cet ordinateur ou sur mon téléphone, partout où il y a du wifi ou de la 4G.

Il est devenu courant de déplorer l’effet des technologies de l’information sur notre capacité d’attention et de concentration, mais personnellement, j’ai plutôt trouvé ça libérateur : je peux consacrer moins d’énergie cérébrale à organiser mon travail (aller en bibliothèque, chercher dans diverses bases de données, prendre des notes, commander un titre en espérant que c’est bien celui qu’il me faut, transporter mon travail de mon ordi à celui de chez mes parents…) qu’à faire le travail proprement dit

Il y a un apprentissage, forcément. Il faut se donner une discipline – et savoir s’y tenir. Le web est remarquablement efficace pour collecter des données, mais derrière, il faut savoir les organiser. Chance pour moi, le roman en question a une structure simple et sur laquelle je peux greffer au fur et à mesure les éléments glanés. Et c’est là aussi que Scrivener, avec ses outils pour organiser, synthétiser et visionner, peut être d’une grande aide.

Mais avant tout, c’est une logique de projet. Si on a un projet, les petites machines sont là pour être mises au service de ce projet. Si on veut juste passer le temps, elles vous « aideront » pour ça aussi… C’est juste une question de savoir ce qu’on veut.

En tout cas, bonne année, et faites de beaux projets !

Bonne année, bon roman neuf ! #Ecriture2017

Dimanche dernier, pour bien commencer l’année, j’ai fait ce que j’avais prévu de faire de longue date : écrire les premières lignes d’un roman. Et ce sont vraiment quelques lignes. Mais j’ai déjà le plan, la liste des personnages, des notes sur les milieux et époques évoquées… C’est une expérience intéressante. Au début des années 2000, quand j’ai écrit mon premier roman (L’Héritier du Tigre, vous vous souvenez ?), j’avais commencé de zéro, sans notes ni recherches, avec juste un univers imaginaire. Là, j’ai compulsé pas mal de bouquins d’histoire, plus divers sites web, podcasts, films, expos… Mais surtout des livres.

Chat sur une étagère, parmi les livresAlors, c’est confortable ?
C’était une parfaite occasion pour relire Paul Veyne, L’Empire gréco-romain, ou encore pour acquérir Les Divins Césars de Lucien Jerphagnon, la traduction française de la Bible d’Alexandrie sous la direction de Marguerite Harl (du moins le Pentateuque, disponible en Folio), ou un précis sur L’Architecture grecque de Marie-Christine Hellmann. C’était l’occasion de se plonger dans les empoignades théologiques du IVe siècle, et dans les mutations politiques et administratives de l’Empire romain à la même époque. C’était l’occasion de s’essayer à pasticher certaines formes littéraires de l’époque : épigrammes galants, chansons grivoises, hymnes chrétiens, lettres et discours, et j’en passe. 

Une autre différence avec mes précédentes expériences d’écriture : Scrivener. Le logiciel, s’entend. J’ai voulu tester, par curiosité… Eh bien, pour moi aussi, l’essayer, c’est l’adopter ! Mon précédent roman avait été écrit dans Word 97. Un bon cru, mais un peu dépassé. J’apprécie beaucoup le manque de cérémonie de Scrivener, où le bloc de texte est traité comme… un bloc de texte, justement, à déplacer où on veut au gré de l’évolution du projet. Et avoir simultanément sous les yeux le texte en cours et l’architecture du projet est un confort certain. 

Bref, c’est pour moi une année de projets et d’évolution, de curiosité et de construction. Si j’avais le pouvoir de réaliser mes souhaits, je voudrais que tout le monde puisse bénéficier de pareille conjonction de bonnes choses. Mais je ne suis pas Dieu le Père, ni même un Démiurge de seconde catégorie. Alors je m’en tiendrai à ce souhait : puissent tous les obstacles sur votre route se transformer en occasions de développer de nouvelles capacités.