Encore quelques mots…

Justes quelques uns, parce que je suis toujours en train de travailler sur… un travail en cours.

— Es-tu vraiment sûr de ce que tu vas faire, Yenshaya ? Tu ne connais pas la capitale, ni le pouvoir qu’y tiennent les Noldaïs…

Pourquoi y revenir ? Mon cousin me contemplait d’un visage inquiet. Je réprimai un mouvement d’humeur. Comment expliquer ? Sans me retourner, je murmurai :

— Quand je ferme les yeux, je peux revoir tout cela, Neïri. Je me retrouve à Kalad-Angti, et je peux revoir tout comme si j’y étais…

Et sentir, aurais-je pu ajouter ; sentir la fumée, mêlée à cette odeur reconnaissable entre toutes de chair et d’os calcinés. Je marchais à nouveau dans ces rues dévastées, ces cours au sol détrempé de sang. Je pouvais entendre le silence, aussi. Un silence de mort. Il y avait un tel silence parmi ces ruines…

Après un bref instant, je réussis à me secouer. J’étais ici pour une raison bien précise. Et je n’allais pas me laisser dévier.

Néreïssin secoua la tête tristement. Je me contentai de sourire.

(La suite… Plus tard.)

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