Archives quotidiennes : 22 décembre 2010

Roman: L’Héritier du Tigre, chapitre 9

Et le feuilleton continue son petit bonhomme de chemin. Comme toujours, ce texte est gratuit, mais il n’est pas interdit d’utiliser Flattr pour marquer son appréciation.

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L’Héritier du tigre

Roman

par Irène Delse

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Première publication : éditions Le Navire en Pleine Ville,
Saint-Hippolyte-du-Fort (France), mai 2006.

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Présente édition publiée sous licence Creative Commons 2.0 (France)
BY-NC-SA (Paternité, Non commercial, Partage à l’identique)

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Chapitre 9 : Dans la mêlée

Le soleil brillait haut sur la plaine du Nintaïka. Dans l’herbe luisante, chargée de rosée, des milliers d’insectes criquetaient, stridulaient, défiant les oiseaux des champs. Un faucon doré cerclait lentement dans le ciel.

Malgré les précautions du vieux Toujours-éveillé, la petite troupe dut faire halte dans la petite bourgade de Diya, longtemps avant d’atteindre la province Shalinka. Trois chevaux n’étaient plus en état de continuer. L’un, qui avait perdu un fer, boitait si piteusement que l’on pouvait soupçonner une coupure, peut-être un caillou dans le pied. Deux autres, dont mon pauvre Vif-argent, n’avançaient plus qu’avec peine, les jambes raides, les pieds gonflés, comme fourbus. Il fallut les mener à la longe. Je fus seul considéré comme assez léger pour demeurer en selle, ce qui ne servit qu’à nous faire un peu plus remarquer.

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Contre le Sarkozistan, un petit Huron… et un gros succès Internet

Il y a un petit livre qui fait des vagues dans la Sarkofrance – ou « Sarkozistan », comme les habitués des éditos de Daniel Schneidermann doivent en avoir l’habitude – et devient mine de rien un succès public malgré le fait qu’il soit publié anonymement et auto-édité grâce à un prestataire uniquement établi sur la place d’Internet, j’ai nommé LePublieur.com.

Mieux: on dirait que les chroniqueurs littéraires en place commencent eux aussi à s’y intéresser! Voir par exemple ce billet de Pierre Assouline sur ces « Souvenirs effarés d’un Huron de retour du Sarkozistan ».

With a little help from my friends… online? Tiens, tiens.

Et il est intéressant qu’un livre qui décortique au scalpel les compromissions, copinages et autres liaisons dangereuses entre pouvoir et médias (sans parler du mélange des genres affaires privées/vie publique, ou intérêts économiques et pouvoir politique…) n’ait pas été publié, par choix de son auteur, chez un éditeur « normal ». Mais que ce soit au réseau, ce seul « ennemi » contre lequel le pouvoir n’ait « pas trouvé de discours convaincant ni de parade efficace » que l’ouvrage ait été confié.

Avec déjà 13000 exemplaires vendus, sans la presse ni les librairies. Vous avez dit alternative? Hmm.