Archives quotidiennes : 18 décembre 2010

Roman: L’Héritier du Tigre, chapitre 5

Bon, avec tout ça, j’allais oublier mon feuilleton. Pas de panique, voici le 5e chapitre! Comme toujours, ce texte est gratuit, mais il n’est pas interdit d’utiliser Flattr pour marquer son appréciation. À vous de voir.

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L’Héritier du tigre

Roman

par Irène Delse

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Première publication : éditions Le Navire en Pleine Ville,
Saint-Hippolyte-du-Fort (France), mai 2006.

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Présente édition publiée sous licence Creative Commons 2.0 (France)
BY-NC-SA (Paternité, Non commercial, Partage à l’identique)

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Chapitre 5 : Surpris

Nous prîmes donc vers le nord, tournant le dos à Nitindra. La route se mit à serpenter parmi les collines. Abrupte par endroits, longeant des falaises et de profonds ravins, elle descendait parfois dans des gorges découpées par des torrents que l’on devait passer à gué, menant les chevaux par la bride sur des roches glissantes, tapissées par les algues. De petites cascades naissaient ici et là, et de minuscules fleurs bleues ou pourpres agrippaient leurs puissantes racines dans les fentes des rochers. Nous marchions alors parmi les arcs-en-ciel, secouant nos manteaux humides d’embruns.

La route remonta bientôt, suivant le sommet des collines. Dans la vallée, en contrebas, une traînée de villages en ruine noircissait les bords de la rivière Dremmin. Notre petite troupe avait pressé l’allure, le Denshari semblant rien moins que désireux de s’attarder dans les parages. Je remarquai sur l’une des collines une haute forteresse qui prolongeait la falaise de ses murailles, couronnée par le vol paresseux d’une bande de corbeaux. C’était, je l’appris plus tard, le repaire du fameux brigand Deyyan Yira.

Quelle belle prise pour ces bandits, s’ils avaient pu mettre la main sur l’héritier de Shalinka !

Nous marchâmes fort avant dans la nuit, en silence, cheminant sous le couvert des pins. Quand enfin notre troupe fit halte, les chevaux n’avançaient plus qu’en trébuchant, la tête basse. Je me laissai glisser au sol, épuisé, tremblant de fatigue. La petite lune s’était levée. La grande, ronde et pleine, était déjà haute dans le ciel.

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