Roman: L’Héritier du Tigre, chapitre 2

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Oh, et si vous aviez manqué l’épisode précédent, voici le chapitre 1.

* * *

L’Héritier du tigre

Roman

par Irène Delse

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Première publication : éditions Le Navire en Pleine Ville,
Saint-Hippolyte-du-Fort (France), mai 2006.

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Présente édition publiée sous licence Creative Commons 2.0 (France)
BY-NC-SA (Paternité, Non commercial, Partage à l’identique)

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Chapitre 2 : Réveil

Je me suis réveillé avant l’aube, très petit et très seul dans la grande salle. Les soldats de Denshari étaient endormis alentour, enroulés qui dans une couverture, qui dans une peau de mouton. Une pâle lueur tombait des meurtrières, hautes dans le mur, et une brèche béante avait été masquée tant bien que mal par une toile de bâche. L’air sentait la fumée, la sueur et la cendre.

On m’avait recouvert d’un morceau d’étoffe, pendant la nuit. Je reniflai avec méfiance. Une vieille couverture de cheval ! Écœuré, j’allai m’asseoir près de l’âtre.

Un peu de cette rage qui m’avait conduit si loin, la veille, me revint peu à peu ; mais plus sourde, plus patiente. J’avais le temps devant moi, maintenant. Devant le feu éteint, je tâchai de me rappeler les vers qui m’avaient effleuré l’esprit la veille, dans les derniers moments de l’assaut. Dans la lueur montante, des mots me revenaient :


Un vent venu de l’Ouest a balayé la plaine,

Troublant dans sa furie cette ligne incertaine

Où l’horizon tressaille, ombre dans le lointain…

La terre est rouge au soleil du matin.

L’herbe est couchée, l’air froid, le ciel noirci de poudre,

Les bêtes se sont tues, comme attendant la foudre.

Seuls en ce monde, il nous faut fuir ou mourir.

Le Sort aveugle a chu ; cet Âge va finir !

Des mots de colère et d’effroi, de tristesse et de désespoir. C’était il y a plus de sept siècles, mais les Enknayyar avaient conservé vive la tradition de ce temps où ils avaient dû quitter leur pays, la mort dans l’âme, devant la furie des barbares de l’Ouest. Longtemps ils avaient erré dans les limbes de l’exil, avant de réunir enfin leurs forces pour reconquérir le royaume.

Mais le chant continuait par-delà le désespoir, comme avait perduré la lutte des Knas de ce temps :

Cherche sur Tête-Noire au déclin de l’année,

Quand l’herbe est haute, jaune comme les blés.

Cherche un signe, cherche un geste : le soleil luit plus tôt

En un lieu élevé. Il suffirait d’un mot

à qui est prévenu, pour ébranler des foules.

Des plus petites sources un grand fleuve découle,

Le premier pas sur mille est le seul essentiel,

Et les peuples suivront un signe dans le ciel.

Assis près de l’âtre froid, je murmurais ces vers, tâchant de trouver un peu de courage dans le souvenir des épreuves que mes ancêtres avaient affrontées.

Résistant par-delà l’espoir et le doute, par-delà toute raison… Combien d’Enknayyar étaient morts sur la brèche, en ce temps-là, alors qu’ils tentaient de défendre leurs familles, leurs domaines et leurs gens ? Et parmi eux, les Shalinka n’avaient pas été des moindres…

C’était comme un mince, très mince rai de soleil, une pâle lueur d’espoir. Un peu puéril, aussi. Mais il est vrai que j’étais fort jeune, et seul à mon tour au milieu d’autres envahisseurs.

Où trouver le courage, en cette heure grise,

D’affronter la solitude, d’endurer le chagrin ?

Où trouver le courage, en cette aube pâle,

De ravaler la peur, d’oublier les regrets ?

Les formes sombres des dormeurs gisaient comme autant de morts sur un champ de bataille. À peine un soupir, çà et là, un ou deux ronflements étouffés. Même les blessés avaient cessé de gémir. Dans son coin, l’homme de garde somnolait, son chapeau enfoncé sur les yeux. Ou du moins, c’était ce qu’il semblait. Sa respiration sifflait doucement, profonde et régulière, ses mains pendaient entre ses genoux écartés. Pas d’autre guetteur. Avais-je une chance ?

Je n’osais vraiment en faire l’essai. Si c’était un leurre…

Et si…

Sans un bruit, je me levai, étirant mes jambes engourdies. La sentinelle ne bougea pas. Certes. J’aurais pu être en train de ne faire que cela, justement, étirer la torpeur de mes muscles, en toute innocence. Pour en avoir le cœur net, je me dirigeai à pas de loup vers la brèche du mur, où le pan de toile mal ajusté tremblait à chaque souffle de vent. Deux pas en silence… C’est tout ce qu’il fallut.

Je perçus plus que je ne vis, du coin de l’œil, le Kna relever doucement la tête et se ramasser comme pour bondir. Un reflet de lune faisait luire ses yeux dans la pénombre.

Glacé de peur, mais satisfait, je transformai la troisième enjambée en mouvement de flexion, appuyant les mains sur la cuisse, puis amenant les deux bras devant moi comme pour les étirer à leur tour. Il ne restait qu’à continuer quelques instants la comédie, le temps de rassurer ce damné guetteur. Je me frottai la nuque, tournai sur moi-même et fis d’autres pas en arrière, toujours en silence, avant de me rasseoir près de l’âtre mort.

Seuls en ce monde, il nous faut fuir ou mourir.

Le Sort aveugle a chu ; cet Âge va finir…

Oh, j’enviais les anciens Enknayyar du poème ! Eux, au moins, avaient pu prendre la fuite !

Même de ceux qui étaient morts, le sacrifice n’avait pas été vain, et c’est ainsi que nous pouvions en garder le souvenir. Car ceux qui survécurent passèrent au-delà des montagnes de l’Est ; et là, tout en honorant la mémoire de leurs défunts, ils préparèrent en secret de nouvelles forces pour reconquérir le Nintaïka. Ce fut une longue ère de patience pour les Enknayyar, dissimulés en pays sauvage, sous le manteau amer de l’exil.

Et dans cette nuit qui semblait sans fin, le nom de Shalinka s’était mis à resplendir comme un incendie, emplissant de crainte le cœur de l’ennemi au plus profond de ses forts. Car c’est à ce moment que surgit Shalinka Nassinteïvi Yintil, que tous avaient cru perdu dans la débâcle. Cette seule pensée me réchauffait le cœur.

Yintil ! Sans doute le plus grand et le plus fameux des Enknayyar de tous les temps, à la seule exception, peut-être, du fondateur presque légendaire de notre royaume, Taïrilaïgor le Grand. Le noble Yintil, le « meilleur des Enknayyar », comme on l’appelait en ce temps-là, était de notre famille. Ce fut lui qui mena enfin le peuple dittaï à la reconquête du Nintaïka, entraînant avec lui les autres clans de la noblesse. C’était lui que l’on chantait dans ce poème.

La victoire sur les barbares fut son triomphe. Il aurait pu revendiquer le trône du Nintaïka refondé, en récompense de ses peines, mais il préféra la couronne de l’honneur. En se ralliant au jeune Tsilengor, héritier direct de l’ancienne lignée royale, il assura l’élection de celui-ci par l’assemblée des nobles, réunie comme aux temps anciens pour choisir le souverain. C’était en l’An 1er de l’Ère Tsilengor, du nom de ce prince. Et durant de longues années, Yintil resta son plus solide, son plus fidèle soutien.

Mais ne dit-on pas que sur la terre de Lizil, rien ne dure ? L’alliance de Shalinka et Tsilengor ne survécut pas à son créateur.

Des temps troublés avaient suivi quand les fils de Yintil s’étaient révoltés, peu après sa mort, refusant de reconnaître le Tsilengor pour leur roi. Sa lignée descendait pourtant, à ce qu’on disait, du grand Taïrilaïgor, le héros d’autrefois. Et si cela n’avait pas suffit, ils auraient bien pu suivre l’exemple de leur père…

Mais non : les jeunes Shalinka, ses héritiers, revendiquèrent la couronne des Dix-Provinces pour leur propre famille, clamant la supériorité de leurs droits sur ceux des Tsilengor. Certains, qui ont étudié longtemps ces questions d’héritage, leur donnent raison, arguant que Yintil était bien le plus proche descendant, par le sang, de l’ancienne dynastie. Mais d’autres, non moins savants, prétendent que Yintil restait malgré tout un bâtard, fils d’une mère barbare, empêché par sa naissance de jamais monter sur le trône.

Que la cause des fils de Yintil eût été juste ou non importe peu, à présent. À cause d’eux, la haine avait couru longtemps entre Shalinka et Tsilengor, sanglante et implacable. Mais la lutte la plus terrible nous avait mis aux prises avec l’allié traditionnel de la famille royale, le cruel clan des Nayi. Ceux-là étaient nos rivaux de longue date, jaloux de la puissance et de la renommée de Shalinka dans le royaume. Ils avaient cru bonne l’occasion de nous détruire, pourchassant les membres de notre famille partout où ils se trouvaient, tuant au nom du Roi et de la Justice, en fait pour leur propre profit. Il s’en était fallu de si peu qu’ils réussissent !

Presque tous les Shalinka de ce temps périrent ; certains sur l’échafaud ou le champ de bataille, d’autres de leur propre main.

Les survivants ne purent mettre fin au désastre qu’en se remettant sans conditions à la merci du roi. Ils furent alors épargnés, car Tsilengor aussi était las de cette lutte qui lui avait tué tant de Knas de valeur. Et il se souvenait des services rendus par notre famille à ses propres ancêtres. La paix reprit ses droits. Peu à peu, le roi restaura les Shalinka dans leurs anciens honneurs et dignités.

Nous étions à présent en l’an 731 de l’Ère Tsilengor. Le clan des Shalinka était revenu à la seconde place du royaume, juste après celui du souverain. Seuls les Nayi ne se consolèrent jamais de ne nous avoir point tout à fait écrasés sous leur botte.

Troublé, je me sentis hésiter, pris d’une sorte de vertige. Combien de tempêtes notre famille avait-elle essuyées au cours des temps ! Je regardai ma main, petite et frêle, à côté de celles des Knas qui m’entouraient, enfouis dans leur sommeil. Mais c’était celle d’un Shalinka ; et elle avait, selon la tradition, son signe de reconnaissance : une tête de tigre rouge et blanche, finement tatouée. Notre emblème de toujours, clair et brillant sur ma peau noire. J’en suivis du doigt les contours familiers.

Oui, pensai-je, c’est cela. Je suis un Shalinka. Qu’importe ce que le sort me réserve, tant que je reste digne de notre nom.

Ce fut une impression légère, envolée aussi vite qu’éprouvée. Comme la vision d’une terre lointaine pour le navigateur dérouté par les courants.

* * *

Le jour se levait. Dans la grande salle, les soldats s’éveillaient, tisonnaient le feu. L’un d’eux m’offrit du pain et du thé sucré, plus fort que je n’en avais l’habitude. Amer et chaud. Je commençai docilement à grignoter, avant de me rendre compte qu’en fait j’avais terriblement faim. Pris de frissons, je me rapprochai de l’âtre.

Aussitôt, un soldat s’approcha pour me tirer en arrière par la manche, loin des flammes. Que croyait-il donc ? Que j’allais me jeter dedans ? Peut-être bien, au fond. Le Kna, puissamment bâti, semblait avoir autant d’imagination qu’un bœuf. Et il ne prenait aucun risque.

Je haussai les épaules, sans même prendre la peine de le détromper. Je me sentais sale et froid, engourdi. Je m’assis derechef dans un coin de la salle, préparé à attendre. Un jour, une heure ou cent ans s’il le fallait.

Histoire de tromper l’ennui, je me mis à observer l’activité qui régnait dans la salle et, par la brèche du mur, quand le vent soulevait la bâche, dans la cour du château. Là-bas, des palefreniers allaient et venaient, portant des seaux, des balles de foin, des harnais. Des chiens mendiaient à la porte de la salle commune. J’eus la tristesse de reconnaître certains des nôtres, que mon père avait lui-même nourris et élevés.

Fils ingrats, qui humiliez vos pères… Le reste du poème m’échappait. Qu’importe. Les bêtes aussi doivent manger.

Et puis, dans un coin de la grande cour, on édifiait un bûcher. Trois formes enrobées de linges étaient allongées devant le tas de bois. Deux grandes, et une petite.

Tayyen. Mes parents.

Ainsi donc, ils allaient brûler selon les rites les corps de leurs ennemis. Du moins ceux des nobles. Quant aux corps de nos soldats, de nos serviteurs… Les avait-on jetés au fleuve ? Ou dans un ravin, abandonnés aux corbeaux ?

Je fus envahi d’une fureur soudaine. Tremblant de rage, je me recroquevillai sur moi-même, serrant mes genoux entre mes bras. Nous avions vécu tant de moments paisibles, dans cette même salle commune. Souvent ma mère y présidait, entourée de ses femmes, pour broder, filer, écrire ou faire ses comptes. Mon père y recevait les hobereaux voisins et les délégations de ses paysans. Le soir, tous s’y retrouvaient autour du feu, et mon père s’asseyait avec son épouse sur la haute banquette qui faisait face à la salle. Tayyen et moi partagions une natte à même le sol avec notre nourrice Lelgatniz, tout près de l’âtre. Sa voix était douce et chaude, ses mains puissantes, ses yeux pleins de patience. Lelgatniz… Elle était krobor, et nous berçait souvent de chants et de contes dans sa langue.

Encore aujourd’hui, je peux revoir en esprit ses yeux, couleur d’or liquide. Et il me semble alors entendre le son de sa voix.

Mais elle était morte. Cela me revint soudain comme un coup de poignard. Morte. Immobile et figée, comme Tayyen, la veille, renversée dans mes bras. Jetée en terre sans aucun des rites de son peuple ni du nôtre, elle disparaîtrait dans la poussière et la nuit.

Heureusement pour elle, pourtant… Oh, par le Ciel, heureusement !

Avec une sorte de vertige atroce, je pris conscience des bruits qui montaient de la cour. Par-delà le vacarme et l’incessant va-et-vient, on percevait encore des pleurs et des gémissements de femmes, dans l’ancien logis des domestiques. Horrifié, je crus reconnaître quelques voix.

Les Denshari avaient achevé les prisonniers, mais les prisonnières… survivaient encore, d’une certaine façon.

Je me souvenais vaguement des allées et venues, la veille, dans la grande salle. J’avais été trop fatigué pour vraiment y prendre garde. Mais je me souvenais de soldats qui entraient et sortaient, buvant, ricanant. Parmi eux, les deux frères, Zunsi et Zunsatyi. Oh, certains avaient passé une nuit agitée !

La tête me tournait. Je m’étais rarement senti aussi faible, aussi démuni. Obnubilé, atterré de haine et de dégoût, je n’entendis pas venir un Kna à l’allure hautaine et désinvolte, aux longs cheveux coiffés en arrière. Zunsatyi revenait à la charge.

Il fit sortir tous les Knas de la salle commune et se planta devant moi, les bras croisés.

Il souriait.

Je lui rendis son regard avec méfiance. Qu’allait-il imaginer, cette fois ? Prudemment, je me levai, prêt à tout.

Le Kna était grand et mince, soigné de sa personne ; vêtu de vert clair, cette fois-ci, très élégant. Ses yeux gris-bleu, si ordinaires au premier abord, brillaient d’une sorte de plaisir anticipé. Essaie toujours de t’enfuir, semblaient dire ces yeux, crie, hurle, débats-toi : tu ne m’échapperas pas… Très sûr de lui, vraiment.

Zunsatyi s’approcha, toujours souriant.

— As-tu peur, jeune Yenshaya ? Tu peux avoir peur, tu sais ! Il n’y a pas de honte. Ktassilsha serait tellement furieux d’apprendre que tu as tué son fils et sa charmante épouse. Le Ciel me vienne en aide si je devais le lui expliquer !

Et il éclata de rire. L’imbécile.

Il ne semblait pas se rendre compte que je l’évaluais du regard. Il était seul, les mains vides. Pas d’autre arme qu’un poignard à la ceinture. Je reculai lentement, tachant de conserver la distance entre lui et moi. Il s’avança.

— Ktassilsha est cruel, petit ! Pourquoi crois-tu que sa propre femme se soit enfuie ? Fallait-il que Nitjin soit désespérée pour partir avec une mauviette comme ce pauvre Eyyenvi ! Encore que tu leur aies rendu service en les soustrayant à la colère de ce monstre… Mais toi, petit, qui te sauvera ?

Je ne pris pas la peine de contredire ces élucubrations. Comptait-il me faire peur avec son bavardage ridicule ? Je n’avais pas tué mon père, et Nitjin n’était pas ma grand-mère. Quant à Ktassilsha… Bien sûr qu’il me faisait peur. Ce tyran avait maudit son fils et l’avait contraint à l’exil.

Mais j’étais un Shalinka, et il était notre Zaïnya, le seigneur Shalinka, chef de notre famille. Je n’avais d’autre choix que d’aller à lui. Nous étions liés par le nom, par le sang, par une longue histoire, comme un corps vivant qu’on ne peut diviser sans détruire.

Zunsatyi s’avança encore, et je reculai d’un pas, avant de me rendre compte qu’il n’était pas si bête : il m’avait proprement coincé contre le mur. Je ne pouvais reculer ni m’écarter de lui.

Zunsatyi ricana. J’étais furieux, mis en rage par ma propre bêtise autant que par sa cruauté. Quand il avança la main, comme pour me saisir, je plongeai sous son bras, arrachai le poignard à sa ceinture, et je frappai d’un coup sec, vers le haut.

Un cri aigu sortit de sa gorge, mi-surprise, mi-douleur. Excellent ! Retirant l’arme, je levai le bras de nouveau.

Zunsatyi recula en titubant, les yeux exorbités. Une main crispée contre son flanc, l’autre tendue devant lui pour écarter une autre attaque, il se mit à hurler comme un forcené. Il ne tarderait pas à attirer ses gens à la rescousse… M’avançant pour frapper à nouveau, je réussis à lui entailler le bras avant d’être repoussé contre le mur.

Le Kna avait encore trop de force en lui. J’avais senti le couteau racler contre ses côtes, lors du premier coup. En le voyant partir, il s’était détourné : réflexe de dernier instant qui lui avait sauvé la vie.

Le Denshari réussit à me tenir à bout de bras jusqu’à ce que les soldats arrivent, suivis de l’autre frère, Zunsi. Celui-ci n’eut pas de peine à m’éviter, tant j’étais aveuglé par la fureur. Il me tordit violemment la main pour me faire lâcher le couteau. Et je me retrouvai encore une fois prisonnier, maintenu hors d’état de nuire par un Kna bâti comme un buffle.

(À suivre)

(Liste de tous les chapitres publiés)

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2 réponses à “Roman: L’Héritier du Tigre, chapitre 2

  1. Ajouter un commentaire ?

    Euh ?

    La suite ?

    Pas très constructif, je sais… J’ai été prise par l’histoire, dès le début, et surtout depuis la mort de Tayyen. Je m’en vais rajouter un lien dans ma blogroll.

  2. @ lambertine: C’est gentil à toi. Et pour la suite: patience, c’est pour demain. ^^°

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