Accouchement littéraire en pleine nuit

Ce sont des choses qui arrivent. Enfin, qui arrivent aux écrivains, naturellement… C’est aussi un élément de réponse à la question classique: «Mais comment viennent vos idées?»

Quoi donc? Oh, de se retrouver, tard le soir, tandis qu’on laisse errer ses pensées en attendant le sommeil, à soudain se sentir de nouveau bien éveillée, sous l’effet d’une idée qui se matérialise et qui exige d’être explorée! (Oui, se matérialiser, comme dans Star Trek… C’est un peu l’effet que ça fait.)

Dans ces cas-là, il n’y a pas grand chose à faire que se lever et noter le truc. Non, pas question d’essayer de dormir malgré tout en se disant qu’on pourra toujours remettre ça à demain – c’est l’idéal pour se retrouver, comme Coleridge, à oublier l’essentiel du texte à cause d’une bête interruption. Et pas question non plus d’essayer de suivre jusqu’au bout l’idée naissante, d’explorer toutes ses implications – on a beau se sentir éveillé, la fatigue est là, ainsi que la confusion. C’est le meilleur moyen pour gâcher le texte. (En plus de ne s’endormir qu’à l’heure où il faudrait se lever…)

Bref, dans un cas pareil, l’arme suprême est le carnet de notes et la lampe de chevet. (Non, je ne suis pas encore passée au Netbook. Ni à la tablette.)

Des phrases me viennent en tête, commencement d’une histoire? Hop, sur le papier! Et qu’importe le griffonnage, le tout est de piéger l’idée naissante et de l’empêcher de s’envoler. Il sera bien temps, le dimanche, de déchiffrer le tout et de voir si ça vaut la peine d’être rédigé. Test imparable (dans mon expérience): si l’excitation est toujours là, c’est que l’idée vaut le coup.

Mais forcément, après cette irruption d’inspiration suivie de fiévreuse prise de notes, on n’est plus très ensommeillé… Et après l’excitation, il faut redescendre. En espérant n’être pas trop vaseux le lendemain.

P.S. Au cas où on se poserait la question: le coup de l’attaque nocturne d’inspiration m’est bel est bien arrivé cette semaine. Vendredi soir, pour être précis. Et les notes prises à cette occasion m’ont permis d’écrire une nouvelle fantastique ce dimanche. Je viens de la terminer et suis donc en train de vivre un autre type de descente. Les mots, c’est fou ce que c’est grisant…

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