Les tuyaux de l’écrivain: auto-édition électronique

Pour les auteurs (ou les petits éditeurs) qui voudraient prendre en main leur publication sous forme numérique mais se demandent si c’est seulement faisable, en pratique, je citerai ce message de Jean-Claude Dunyach sur la liste SFFranco:

La procédure pour fabriquer un livre électronique en format Epub est assez simple, si le fichier d’origine n’a pas une mise en page tarabiscotée (c’est le cas de la très grande majorité des romans ou recueils de nouvelles). Pour ceux que ça intéresse, l’explication détaillée figure sur le blog de Thierry Crouzet, ici:
http://blog.tcrouzet.com/2010/10/04/texte-vers-epub/

Sur le même blog, on trouve également des tas de conseils utiles pour mettre ses livres sur des plates-formes de téléchargement, genre Apple:
http://blog.tcrouzet.com/2010/09/10/comment-publier-su…
C’est l’occasion d’essayer, non ?

Que dire de plus? À part un retentissant: «Merci, les gars!»

11 réponses à “Les tuyaux de l’écrivain: auto-édition électronique

  1. Oui. La procédure pour être chez Apple n’a pas l’air simple, il faut notamment renvoyer un formulaire de paiement de taxes aux US. Sans doute le prix à payer pour ne pas avoir à s’encombrer d’intermédiaires réclamant chacun leur part du gâteau.

    A noter aussi la solution lulu.com, puisqu’ils vendent de l’ebook à présent. Mais cela revient bien sûr à refaire appel à un intermédiaire…

  2. Apple ?! Vous avez dit Apple ? SCREW APPLE !!!

  3. @ Alan Spade: Oui, pour passer sur iBookStore relativement sans douleur, l’étape Lulu.com est bien pratique. Plus que de s’adresser directement par Apple ou même d’utiliser Smashwords, qui est gratuit mais oblige aussi à passer par la case déclaration de revenus aux USA…

    @Béranger: C’est bien mon avis aussi! Hélas, pour les auteurs et éditeurs qui voudraient gagner des sous avec leur production, le marché de l’iBookStore n’est pas à dédaigner. D’où l’utilité de tuyaux pour savoir comment faire quand on ne s’appelle pas Hachette ou Gallimard…

    (Oh, et fuck the Kindle, tant qu’on y est! Les machins propriétaires, ça craint. Un point, c’est tout.)

  4. Avoir un compte bancaire et un numéro de taxpayer aux Etats-Unis est aussi obligatoire quand on monte des ebooks sur Amazon.com (et Amazon.co.uk). C’est casse-pieds comme tout. Vivement une formule depuis la France…

    • @ Jean-Claude: C’est vrai, il y a aussi Amazon! Il faudrait que je me renseigne, mais je pense que c’est le genre de service que devrait pouvoir rendre un conseiller fiscal… L’ennui, c’est que leurs honoraires sont élevés! Ou peut-être une agence littéraire, puisque celles-ci sont fort intéressées par les droits numériques?

  5. Oui, avec tous les gens qui se gobergent de savoir un peu écrire, l’édition numérique à compte d’auteur a de l’avenir.
    Le système peut très bien fonctionner tant que les prétendus auteurs sont consommateurs de services en ligne comme le sont les éventuels lecteurs.Ce qui distingue les auteurs amateurs des auteurs professionnels, sans présumer de la qualité intrinsèque de leurs écrits respectifs (souvent la famille assez peu objective encourage les auteurs à publier leurs œuvres), c’est bien l’adhésion des professionnels à des sociétés de gestion de droits d’auteurs. J’ignore ce qu’il en est des liens d’éditeurs à compte d’auteurs dont vous faites la propagande, mais je doute fort qu’ils vous encouragent à vous renseigner sur ce sujet. Ils diffusent et éventuellement éditent vos ouvrages en photocopie contre espèce trébuchante mais en aucun cas n’y apposent un numéro d’ISBN ni n’en font le dépôt légal, ni ne vous signalent parce qu’ils l’ignorent, ou parce que ça les arrange, que vous avez le devoir, que vous vendiez ou non vos ouvrages papier ou numériques, au de demander le respect de vos droits moraux et patrimoniaux.
    La seule différence entre l’édition numérique à compte d’auteur et l’édition papier, c’est que vous ne retrouvez pas avec vos 1000 exemplaires stockés dans le garage que vous ne savez pas comment distribuer.

    Altshift.

  6. @ Altshift: Vous savez quoi? Vous auriez intérêt à lire attentivement le billet avant de commenter. Là, je ne sais pas où vous avez été pêcher que je faisais de la « propagande » (au passage, bonjour l’accusation gratuite…) pour du compte d’auteur numérique! Je parle d’auteurs qui veulent s’éditer eux-mêmes, ce qui n’est pas du tout la même chose.

    Un indice: ni Lulu, ni Smashwords, ni l’iBookStore ne demandent que vous mettiez la main à la poche d’avance. Il s’agit d’intermédiaires techniques qui prennent une commission sur les ventes réellement effectuées. Nuance.

    Conclusion: avant d’accuser, merci de commencer par vérifier si vous savez de quoi vous parlez…

  7. Bon, ben c’est vrai, vous êtes libre de publier sur votre blog les adresses tous les prestataires de services que vous souhaitez… si ce n’est pas de la propagande, c’est au moins de la réclame non ?

    Irène: Très drôle. Vous jouez sur les mots, mais évitez la question de fond: l’auto-édition n’est pas du compte d’auteur. Si vous prétendez le contraire, on vous rira au nez.

    Au fait, saviez que Hamsun n’est mort qu’en 52 ? ses ayant-droits risquent bien de vous poursuivre pour plagiat de titre vous ne croyez pas ?
    Altshift

    Citez-moi d’abord le titre que vous avez en tête, et on verra. (Si c’est celui de ce blogue, c’est raté, voyez la page À propos pour l’explication. N.B. Bon sang, mais c’est bien sûr: il s’agit de La Faim, de Knut Hamsun! Hum. Comment dire… Vous avez remarqué qu’il s’agit d’un seul mot, ou deux si on compte l’article? Les idées sont de libre parcours, comme dit joliment le législateur, et l’idée d’utiliser ce mot comme titre n’est pas protégée par le droit d’auteur.) Comme de toutes façons la notion de plagiat n’existe pas en droit (seulement celle de contrefaçon, voir ce billet de David Monniaux pour l’explication), et que les courtes citations (quelques mots… comme par exemple un titre!) sont parfaitement légales, je ne vois pas de quoi j’aurais à m’inquiéter.

  8. @AltShift: Permettez-moi de vous faire encore une fois la remarque que vos mots dépassent la réalité.

    « Faire la réclame » suppose une rémunération, ou du moins des intérêts plus ou moins cachés, de celui qui publie un article en faveur ou en défaveur de tel ou tel produit. Suggérez-vous que la tenancière de ce blog est rémunérée par Lulu ou les autres ?

    Vous dénoncez les éditeurs en ligne au motif que ceux-ci ne respecteraient pas les droits moraux et patrimoniaux des auteurs, ou ne leur rappelleraient pas ceux-ci. Ce comportement, mes collègues et moi le constatons régulièrement de la part d’éditeurs d’ouvrages universitaires, qui, par exemple, réclament des cessions de droit interdisant aux professeurs d’utiliser leur propre cours dans leur propre classe, aux chercheurs de mettre leurs propres articles en ligne sur leur propre site, et qui de toute façon ne rémunèrent pas leurs auteurs ou alors au lance-pierre. Qui plus est, les dits éditeurs en font souvent le strict minimum : ils réclament parfois un texte déjà formaté (l’auteur doit faire sa mise en page), et quand il y a des travaux complémentaires à effectuer, ceux-ci sont délocalisés en Inde ou autres pays à bas prix.

    Si vous voulez plus de précisions, me contacter par courriel.

  9. @ DM: Ha, mais c’est que je suis bel et bien « rémunérée » par Lulu… Dans la mesure où j’ai publié un recueil chez Lulu et où ce prestataire gère les sommes versées par les clients pour acquérir le livre et me verse ma part! (Au passage, vu le volume de ventes, ce n’est pas ça qui me rendra riche…) Mais d’une part, bien entendu, il ne s’agit pas de compte d’auteur (j’ai mis le texte gratuitement en ligne), et d’autre part, Lulu respecte scrupuleusement la loi. J’ai par exemple obtenu un numéro d’ISBN (gratis, d’ailleurs), je conserve tous mes droits moraux, et il n’y a aucune cession de droits entre Lulu et moi. C’est un prestataire technique, point, c’est tout.

  10. Ayant moi-même fait un livre, je me permets d’apporter ma pierre à l’édifice:
    Souhaitant m’auto-éditer (pas envie d’avoir des retours d’éditeurs sans justification), j’ai reçu une offre d’édition (aucun endroit mentionnant le compte d’auteur) d’un éditeur que je n’ai pas sollicité (surement un ‘ami’ de l’imprimeur). L’ego faisant son office, je signe.

    Au final, il s’agit d’un compte d’auteur (pas de droits d’auteurs, mais des commissions), droits d’auteurs bloqués, pas de publicité, obligation d’acheter mes livres à 12% de remise (donc avec la TVA 19.6, aussi cher que le lecteur) pour pouvoir faire les salons, etc.

    Le compte d’auteur est une belle arnarque dans sa généralité (mais pas partout, j’ai rencontré un gros éditeur faisant du compte d’auteur, dont le travail est très très soigné). L’auto-édition permet de sortir des sentiers ‘commerciaux’ des livres formatés ou des écrivains ‘bankables’ (il faut bien commencer), en divisant par 2 ou 3 les prix de fabrications (et donc des prix vendus au public en relation avec la reconnaissance du public (et non avec une marge éditeur).

    A cet effet, j’ai décidé d’ouvrir une association pour tenter de fédérer les auteurs indépendants et pour que l’on représente quelque chose fasse aux gros.
    A+

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