Deux billets en 1: quand la Journée internationale du blasphème rencontre la Sarkofrance

C’est aujourd’hui, 30 septembre, qu’on se rit des vaches sacrées, qu’on fait la grimace aux idoles et un pied de nez aux gourous: c’est la Journée internationale du blasphème, pour se rappeler que nous, êtres humains, ne devons pas nous faire les esclaves consentants de vieux mythes…

Mais les idoles modernes, nations, races, identités, ne valent pas plus cher!

Aussi, qu’on me permette ce cri du cœur, doublé d’un appel d’intérêt public – parce que priver de droits les étrangers au motif du respect de la prétendue «patrie des droits de l’homme», c’est cracher sur les droits de l’homme! S’en offusquer ensuite ne fait qu’ajouter à votre ridicule.

La France? C’est le pays où les moutons ont élu pour chef, non pas même un loup déguisé en fringant bélier (frémissez, pécores!), mais un parasite. Un œstre qui leur pond ses œufs dans la peau et qui, quand ces blessures répétées rendent les brebis furieuses, leur murmure: C’est la faute de ces moutons noirs, là-bas! Chassons-les du troupeau! Et elles de l’écouter encore, les sottes ouailles.

Permettez-moi d’être dégoûtée de partager même le sol sous mes pieds avec ce pays-là.

Citoyens, citoyennes, si ce billet vous «heurte» (pour reprendre le prétexte même invoqué par le chef pour faire passer sa énième loi scélérate), sachez où faire porter la vraie responsabilité de ce malaise: tournez votre regard vers le Château.

Mais il reste encore des bastilles
Et je vais mettre le holà
Dans l’ordre public que voilà…

(Victor Hugo, Les Misérables, t. IV, livre 15, chap. IV «Les excès de zèle de Gavroche»)

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