Archives quotidiennes : 23 septembre 2010

Bill Clinton is not «vegan», sorry.

And not a «plant-eater», either. Not by any valid definition. He eats some fish, so he’s not even a simple vegetarian. And he takes a «protein powder» in his morning almond milk, how’s that for a «natural», «whole foods» diet? Sure, he switched to a diet low in animal products, starch and refined sugars after his quadruple bypass, because he needed to lose weight and keep his cholesterol down, but that’s what the doctors ask of all their bypass patients. The «whole food, beans and fruits» thing is his own personal (shall we say, ex-hippy?) slant.

Anti-animal foods and anti-modernity militants (yeah, I’m snarky – I did some basic biology, thank you) may feel cheated, but they should rather blame some bloggers’ lazy word usage

(By the way, if you feel confused about what is and is not healthy after reading the whole transcript of Bill Clinton’s CNN interview, or reading Boing Boing′s comments, here’s a useful link to Skeptoid′s Nutrition 101 episode. Milk vs. soy, animal vs. vegetable, organic vs. conventional (how come it’s the pro-organic folks who give the labels?), raw food, refined sugars, and on, and on… All the debates sound very complex, but the building blocks of food, by themselves, are not.)

Réalité contre nihilisme: c’est toujours les mêmes qui gagnent

[Mise à jour du 24/09: Ami lecteur, amie lectrice, qui furent dirigé ici par un petit esprit incapable de faire autre chose que railler ce qu’il ne comprend pas, prend conscience, je te prie, que ce billet contient de l’ironie. Et même des blagues geeks. Si tu ne sais pas de quoi il s’agit, n’hésite pas à te cultiver dans les archives de maman Google.]

C’est que la réalité n’a pas de bons arguments, voilà bien le problème. Et dans les débats, on peut toujours démolir n’importe quel argument avec un peu de dialectique nihiliste, qu’elle soit de l’espèce sceptique, post-moderne ou bien tout simplement primaire. (Comme l’école, car cela consiste à se boucher les oreilles en chantant très fort: «Na-na-nère, je t’entends pas!» – une tactique fort prisée des leaders politiques et/ou religieux.)

Et ça explique aussi comment le gouvernement (entre autres) s’y prend pour non seulement mentir sur des trucs pourtant faciles à vérifier (ce qu’ont vraiment dit X et Y à Bruxelles, combien d’argent donnent en moyenne les contributeurs de l’UMP avant de recevoir la légion d’honneur…) mais en plus se sentir dans son bon droit quand il le fait: c’est pas sa faute à lui, c’est celle de la réalité.

On notera que les écrivains, eux, connaissent bien le problème: dans un récit, il faut au moins un minimum de vraisemblance et de cohérence interne, alors que le monde réel, lui, n’a pas à se justifier devant un éditeur – ni surtout des lecteurs – pointilleux!

Voir la suite dans Les Céréales du Dimanche Matin (VF du génial webcomic de Zach Weiner) sur le portail Lapin.

Bon, c’est un peu dommage d’avoir changé le titre (SMBC = Saturday Morning Breakfast Cereal, soit les céréales du samedi matin…) et surtout, surtout, d’avoir oublié le point rouge sur lequel on doit faire planer la souris, à la fin!