Non, Wikipédia n’est pas un auteur (mais ce n’est pas la bonne question)

Wikipédia est-il un auteur, se demande Alain Beuve-Méry dans le Monde des Livres? Et surtout: peut-on plagier Wikipédia? Il est bien gentil de se poser la question à la place de, disons, Michel Houellebecq

C’est pourtant clair. Légalement, non, Wikipédia n’est pas l’«auteur» des articles qui y sont publiés; les auteurs sont les contributeurs individuels. Ainsi, chaque article de Wiki a souvent plusieurs auteurs, certains anonymes, d’autres non. Il serait certes bien difficile à chacun de faire valoir leur droits moraux, dans ces conditions…

Mais surtout, ce n’est pas la bonne question.

Comme le rappelle utilement Alain Beuve-Méry, le contenu de Wikipédia est  publié sous une licence Creative Commons (CC). Là où il erre, c’est lorsqu’il croit que cette licence en interdit l’usage commercial. En fait, il y a six options sous le régime CC. Dans le cas de Wikipédia, c’est une licence Creative Commons by-sa, c’est-à-dire qui autorise la reproduction du contenu, y compris à titre commercial… à condition d’en reconnaître la paternité (bref, en citant le ou les auteurs) des textes et en publiant l’œuvre dérivée sous une licence identique!

Conséquence: Michel Houellebecq – et en fait n’importe quel auteur – peut parfaitement copier des articles ou parties d’articles de Wikpédia en toute légalité, sans que personne puisse parler de plagiat… Mais, et c’est là que ça coince, il aurait dû pour cela:

  1. Citer ses sources (au moins citer les auteurs des articles dans les remerciements en fin de roman);
  2. Publier son livre sous la même licence CC by-sa qui en autorise la reproduction

Eh oui. C’est ainsi que croyant pouvoir allonger, sans peine et sans danger, la sauce de son roman, un auteur à la mode se prend les pieds dans les subtilités du droit moral.

Au moins, et puisque Wikipédia est une entreprise bénévole et d’intérêt commun, notre célèbrauteur pourrait se fendre d’un petit don à la fondation Wikimedia. Vu la cote de ses à-valoirs, sans parler des chiffres de vente, des traductions, etc., il devrait avoir les moyens.

Manque juste l’élégance, peut-être…

P.S. du 20/09/2010: Pour plus de précisions, voir aussi le commentaire de Callimaq et ceux de DM (David Monniaux), qui a d’ailleurs publié un billet fort détaillé sur la question.

P.P.S (21/09): Raisonnement similaire sur le blogue de Florent Gallaire: il serait maintenant légal de diffuser le dernier Houellebecq sur le Net. Et de montrer l’exemple en fournissant un PDF sous licence libre (CC BY-SA)!

P.P.P.S (29/09): Et comme un scan, c’est tout de même peu pratique question lecture à l’écran… J’ai depuis reçu les liens suivants, pour télécharger le texte dans des formats plus adaptés à la lecture sur liseuse ou tablette:

1) Format texte seul (.txt), brut et sans fioriture:
http://www.ebooks-gratuit.com/forum/sujet-3431-la-carte-et-le-territoire-michel-houellebecq.html

2) Format epub, avec table des matières:
http://download.ebooks-gratuit.com/4002449

Et merci aux libristes militants qui ont passé le bouquin au scanneur et à l’OCR…

61 réponses à “Non, Wikipédia n’est pas un auteur (mais ce n’est pas la bonne question)

  1. « pouvoir allonger, sans peine et sans danger, la sauce de son roman, »
    Et le peintre qui met un collage de la Joconde dans son tableau, vous croyez que c’est pour économiser la peinture ?

  2. L’autre jour, j’ai plagié Philippe Sollers figurez-vous.
    Je (nous) cite : « Oui, merci. »

  3. @ Suzanne (entrée dans les ordres? bizarroïde): Vous posez la question sérieusement, ou c’est juste pour un troll? Dans le deuxième cas, veuillez trouver la porte ici —> []

    @Chr. Borhen: Hum. L’humour est un art difficile. Dans le doute, soyez vous-même…

  4. Le « Soeur Suzanne » date d’un commentaire chez je ne sais plus qui ayant un blog wordpress, alors que j’avais fait un commentaire « bonne soeur ». C’est resté en mémoire.

    Irène: Manifestement, non, pas ici.

    Pour Houellebecq, non, vraiment pas d’accord avec l’idée qu’il a voulu allonger la sauce, comme s’il lui manquait des mots et qu’il ait recopié wikipedia juste pour cela.

    Libre à vous de le penser. Libre à moi de n’être pas dupe.

    Perec a fait la même chose, et d’autres auteurs aussi, qui ont recopié des guides de tourisme, etc.

    Attention, comparaison n’est pas raison. Ce n’est pas parce que X a fait une chose que Y fait forcément la même chose, même s’il y a des ressemblances superficielles.

    Je ne sais pas comment on appelle ce procédé, mais ce n’est pas du plagiat, et il ne doit rien à Wikipedia, comme il ne devrait rien à quelqu’un ou un personnage qu’il décrit.

    Bah. C’est la défense habituelle des petits malins pris en flagrant délit de plagiat que de plaider le collage, l’hommage, voire de se référer à la tradition du centon. Sauf que (bizarre, bizarre), ils n’annoncent pas la couleur à l’avance, mais le revendiquent seulement après avoir été « outés »…

  5. (ou un paysage qu’il décrit, pardon).

  6. Bonjour,

    Je ne suis pas certain que Houellebecq ait été obligé de placer son ouvrage sous la même licence que Wikipédia (CC-BY-SA), car l’effet viral ne s’applique pas à tous les types de réutilisation.

    Les licences Creative Commons font une distinction entre les « oeuvres dite collectives » et les « oeuvres dérivées » (attention « oeuvre collective » n’a pas ici le sens que notre Code attache à cette notion). Une oeuvre collective reprend des oeuvres préexistantes ou des portions d’oeuvres et les incorpore dans un nouvel ensemble. Une oeuvre dérivée réalise une adaptation d’une oeuvre préexistante.

    Or, Le contrat juridique de la CC-BY-SA indique ceci : « L’Acceptant peut reproduire, distribuer, représenter ou communiquer au public une Oeuvre dite Dérivée y compris par voie numérique uniquement sous les termes de ce Contrat, ou d’une version ultérieure de ce Contrat comprenant les mêmes Options du Contrat que le présent Contrat […] Les mentions ci-dessus s’appliquent à l’Oeuvre dite Dérivée telle qu’incorporée dans une Oeuvre dite Collective, mais, en dehors de l’Oeuvre dite Dérivée en elle-même, ne soumettent pas l’Oeuvre Collective, aux termes du présent Contrat. »

    Il faut comprendre que l’effet viral du SA vaut pour les oeuvres dérivées, mais pas pour les oeuvres seulement collectives.

    Visiblement, Houellebecq a repris dans son livre des passages de Wikipédia; Il faudrait déterminer s’il a fait en l’espèce une « adaptation » de ces contenus et une oeuvre dérivée. Je n’en suis pas certain et je serais tenté d’appliquer les règles de l’oeuvre collective.

    Le problème est identique lorsque l’on reprend un photo de Flickr, par exemple, placée sous une licence comportant la clause SA. Cela n’a pas pour conséquence d’obliger à faire passer son blog tout entier sous cette même licence. L’image est incorporée au blog en restant sous ce régime, mais le blog peut demeurer sous une licence différente, voire même sous copyright classique.

    Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec vous. Wikipédia n’a pas la qualité d’auteur, mais les contributeurs ne l’ont pas forcément non plus. On se trouve alors en présence d’une oeuvre sans auteur. Et je trouve cela assez fascinant…

    Cordialement,

    Calimaq

  7. L’autre question, c’est : est-ce que les articles de Wikipédia copiés ou plagiés donnent prise au droit d’auteur ? En quoi portent-ils l’empreinte de la personnalité de leur(s) auteur(s) ? Une licence CC s’applique-t-elle même quand l’œuvre ne relève pas du droit d’auteur ?

  8. @ Suzanne: Vous voyez, vous auriez pu commencer par là, au lieu de troller en guise d’entrée en matière…

    @ Callimaq: Questions intéressantes, en effet. Cela dit, je trouverais amusant de considérer les romans de Houellebecq comme des « œuvres collectives! Le cas des photos de Flicker incorporées dans un blogue m’est familier, vu que j’utilise souvent des illustrations en CC, mais je m’arrange toujours pour indiquer l’auteur, ne serait-ce qu’en mettant un lien vers la page d’origine.

    @ Jastrow: Attention, on parle d’auteur et d’œuvres, ici, au sens du Code de la propriété intellectuelle (CPI), bref de la définition légale, sans considérations artistiques. L’auteur d’une photo est celui ou celle qui clique sur le bouton, par exemple. L’auteur d’un texte, la personne qui aligne les mots dans un certain ordre. Et on peut être auteur de textes documentaires (comme dans Wikipédia) qui ont une vocation encyclopédique, et pas d’expression personnelle. Mais si un romancier recopie des passages d’une encyclopédie, en ligne ou autre, se pose forcément la question de la paternité de ces textes, au moins au plan légal.

    Enfin, il y a la question du droit pur et dur, et puis il y a le fair-play. Là, manifestement, ça coinche.

  9. Oui, j’étais soeur Suzanne chez le Chafouin, dans un commentaire où je lui disais que j’avais regardé attentivement 546 789 films pornos, avec l’espoir (toujours déçu) que ça se finisse toujours par un beau mariage.

    Je n’ai pas d’opinion sur droit d’auteur/wikipedia, mais il me semble qu’il y aurait plagiat si vous ou moi, par exemple, écrivions un article sur les Gaulois ou sur la culture de la tomate en recopiant des extraits de wikipedia en les faisant passer pour des phrases tricotées par nous mêmes.

    Irène: Vous n’avez pas d’opinion? Renseignez-vous. Commencez donc par lire le billet ci-dessus, complété du commentaire de Callimaq, pour découvrir les conditions légales de reproduction d’articles de Wikipédia.

    Par contre, Houellebecq ne veut duper personne.

    C’est sans doute pour cela qu’il n’a sorti de son chapeau l’explication par l’effet de style que lorsque Slate a découvert le pot aux roses…

    Même ceux qui le détestent ne le supposent pas incapable d’écrire trente pages de plus , ni assez con pour faire quelque chose d’aussi évident à démasquer, s’il y avait à démasquer.

    Ni con ni incapable, juste un peu cynique. Un écrivain célèbre peut généralement compter sur le soutien d’un public habitué à l’admirer, et soit ne veut pas croire au plagiat, soit le justifie d’une façon ou d’une autre. Vous illustrez d’ailleurs assez bien ce phénomène. (Ce n’est d’ailleurs pas limité aux écrivains. Voyez le Ministère de la culture utilisant pour un site une photo récupérée sur Internet, sans avoir même demandé l’autorisation à l’auteur.)

    Il veut juste incorporer par flaques le style Wikipedia dont les articles, à force d’avoir été corrigés, rabotés, discutés, réécrits, donnent une impression d’uniformité . On ne plagie personne puisque c’est écrit par tout le monde, et que le texte peut changer d’une minute à l’autre.

    Je vous renvoie encore une fois au CPI et à la licence Creative Commons. Internet n’est pas une zone de non-droit, vous savez…

    Je cherche toujours le nom de ce procédé d’appropriation artistique utilisé par les surréalistes et par les oulipistes .

    Hem. Je l’avais cité dans ma réponse à votre commentaire précédent: c’est la technique du collage. Prenez le temps avant de commenter, ça peut aider.

    On en trouve un exemple dans le film des inconnus, la Cité de la Peur, quand on balance la vie du commissaire comme si c’était un document d’archive, puis, si ma mémoire est bonne, un truc sur la langouste…. et dans « La vie mode d’emploi » de Perec, ou dans d’autres livres de cet auteur, c’est à chacun de retrouver les sources s’il le peut.

    D’accord, on va dire que les romans de Houellebecq sont non seulement une œuvre oulipienne et/ou surréaliste, mais qu’il s’agit en plus d’un jeu de société… Heu, vous avez remarqué que ce n’est pas précisément ce qu’il revendique? Et son éditeur non plus? En d’autres termes: quand on est dans un trou, il n’est pas recommandé de continuer à creuser.

  10. Irène, je parle bien de PI et nullement de considérations artistiques. Le juge recherche l’originalité et l’expression de la personnalité de l’auteur pour reconnaître ou non la protection. Si les œuvres littéraires bénéficient d’une présomption d’originalité, une notice de micro-onde ou un courrier des services fiscaux ne donne pas prise au droit d’auteur. Toutes les photographies ne sont pas protégées non plus. Je ne crois pas qu’il faille plaider pour l’extension du droit d’auteur à des formulations banales, ou on ne pourra plus écrire en paix « l’eau bout à cent degrés ».

  11. @Jastrow: Dans l’état actuel des choses, la quasi totalité des photographies sont considérées comme protégées, y compris des photographies purement techniques (tableaux etc.). Je veux bien que l’on réduise le champ du droit d’auteur, mais il ne faudrait pas que cela se fasse en considérant que ce qui est produit par un amateur est par défaut du domaine public, et que ce qui est produit par un professionnel est par défaut protégé.

  12. Merci, DM. En plus, cette réponse pourrait aussi s’adresser à Suzanne: ce n’est pas parce qu’un document est réalisé par « tout le monde » (en fait, pour Wikipédia, par de multiples auteurs, souvent amateurs) qu’il est automatiquement dans le domaine public. Que ce soit une photo Flickr, un article de blogue ou de Wikipédia, les documents en libre accès sur Internet ne sont pas exclus du droit de propriété intellectuelle, et ni vous ni moi ni M. Houellebecq ne peuvent s’affranchir de quelques règles de base en la matière.

  13. David, la jurisprudence a beaucoup évolué au sujet des photos et reste partagée sur le droit d’auteur des photos techniques (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Jastrow/PD-art). Il ne s’agit pas de réduire le champ du droit d’auteur, mais de ne pas l’étendre exagérément. Tout n’est pas une œuvre de l’esprit.

  14. @Jastrow: Je ne peux qu’approuver cette évolution de la jurisprudence en matière de photographie, qui pose cependant quelques problèmes : ce n’est pas parce qu’un acte est purement technique qu’il ne mérite pas rémunération.
    En ce qui concerne les documents écrits, on peut tomber sur des problèmes similaires : si on nie la qualité d’œuvre protégée aux définitions de Wikipédia, alors on doit également la nier à celles de Larousse… Je ne pense pas que ceux qui argumentent que Wikipédia ne mérite pas de protection soient prêts à en tirer les conséquences juridiques à l’égard d’autres publications !

  15. @DM Le photographe est payé pour sa photo même en l’absence de tout droit d’auteur (ou il est salarié et cela fait partie de sa fonction). Les artistes n’étaient pas bénévoles avant qu’on n’invente la propriété intellectuelle ! Le fait que les photographes soit souvent payés au lance-pierre explique sans doute aussi pourquoi la profession revendique une originalité un peu douteuse pour les photos de tableau ou d’objets (packshots). En comparaison, les architectes me semblent moins revendicatifs.

    L’originalité s’apprécie au cas par cas. On ne peut pas la dénier ou l’accepter pour Wikipédia en bloc. Peut-on vraiment argumenter que l’article « pomme » était une œuvre de l’esprit quand il contenait en tout et pour tout « la pomme est un fruit » ? Inversement, bien des articles sont originaux, ne serait-ce que par leur plan. Cela dit, une différence entre Wikipédia et l’Universalis, par exemple (je ne connais pas Larousse à vrai dire), est que les règles et les pratiques de Wikipédia (en particulier la version anglophone) imposent un style très impersonnel.

    • @ Jastrow: Vous n’avez pas tort, il peut être nécessaire de distinguer selon les cas. Mais dans l’affaire qui nous occupe (Houellebecq), il ne s’agit pas de photos ni de courtes notices, mais de textes détaillés de plusieurs paragraphes. Si leur style est impersonnel, ils n’en sont moins reconnaissables, puisque le journaliste de Slate les a identifiés. Ils ont été copiés presque à l’identique, mais sans indication de provenance, et sans même citer l’utilisation de Wikipédia. S’il n’est pas exact, juridiquement, de parler de plagiat, il me semble cependant qu’il s’agit d’une violation des conditions d’utilisation de de Wikipédia.

  16. @Jastrow: Je suis bien d’accord qu’un photographe non créatif est a priori un travailleur comme les autres, qui touche des honoraires ou un salaire pour son activité technique. Cependant, je m’interroge sur le modèle économique d’une entreprise qui, par exemple, photographierait des documents anciens (tableaux, dessins…), si elle ne peut protéger ses réalisations.

    Je pense que la racine du problème est que l’on tente d’appliquer un modèle découlant d’une idée romantique (l’Auteur) à des productions techniques. D’un côté on a une protection excessive (70 ans après la mort de l’auteur), de l’autre aucune protection. Il serait sans doute souhaitable d’avoir des modalités de protection allégées pour les documents non créatifs.

    • @ DM: N’est-ce pas le but des licences Creative Commons? Permettre l’utilisation de documents protégés (notamment techniques ou scientifiques) hors du carcan du droit d’auteur?

  17. @Irène: Le tout est de savoir si une entreprise qui investit des ressources pour la réalisation de documents sous licence CC (hors licences CC-ND) peut récupérer son investissement, ou si elle risque de se faire parasiter. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas sur le domaine logiciel, où l’on peut se faire de l’argent sur du logiciel libre en vendant son expertise (ce n’est pas parce qu’un logiciel est libre qu’il est facile pour un tiers de le modifier) et du service autour.

  18. @ DM: Dans le cas de la fondation Wikimédia et des associations Wikimédia locales, je crois que jusqu’ici, hors le soutien financier d’autres fondations ou d’entreprises (et la demande de dons aux utilisateurs), ils recherchent des partenariats pour échanger leur savoir-faire (et leur puissance de travail) contre rémunération. Wikimédia France avait déjà signé un accord avec la BNF pour la numérisation des documents; aujourd’hui, c’est avec la ville de Toulouse, pour mettre en ligne leur fond d’archives:
    http://www.toulouse7.com/2010/09/21/la-ville-de-toulouse-signe-un-partenariat-avec-wikipedia/

  19. @irene: Pour avoir personnellement participé aux discussions de tels partenariats entre Wikimédia France et des organismes culturels publics, dans des buts de placements sous licence libre, je peux vous dire que leur crainte obsessive est que la mise à disposition de documents libres n’ampute leurs revenus actuels, futurs, voire hypothétiques.

  20. @ DM: Heu, c’est peut-être une question idiote, mais cette crainte obsessive est-elle celle de Wikimédia ou des organismes culturels?

  21. C’est bien entendu celle des organismes. Je me rappelle notamment d’une looongue discussion au Ministère de la Culture, où les représentants de l’administration demandaient si Wikimédia ne voudrait pas faire une exemption spéciale de licence libre pour les documents émanant des institutions culturelles françaises… Et d’une discussion avec une mairie qui refusait que Wikimédia France finance la numérisation de ses documents culturels et diffusion sous licence libre car ils espéraient qu’éventuellement un éditeur commercial les paye.

    Agitez la perspective de « ressources propres » devant un responsable d’établissement public, vous le verrez baver.

  22. Pingback: Houellebecq : extension du domaine de l’effet viral ? « :: S.I.Lex ::

  23. @Irène : je peux vous assurer que les partenariats entre Wikimédia France et des institutions diverses (BNF, ou ville de Toulouse) ne sont absolument pas faits pour récupérer de l’argent.

    Pour la BNF il s’agit d’une expérimentation de correction collaborative de textes numérisés issus de Gallica, et pour la ville de Toulouse c’est un accord-cadre destiné à faciliter ensuite des partenariats avec divers musées de la ville. Nous avons un partenariat avec le Museum d’histoire naturelle qui porte sur des prises de photos de collections non exposées, dans des conditions techniques optimales, et avec l’aide du personnel du Museum pour avoir un appareil de description scientifique de haute qualité. Nous montons également un partenariat avec les Archives municipales de Toulouse pour des photos anciennes qui seront versées sur Commons. En aucun cas il n’y a échange d’argent.

    Voilà, juste pour que les choses soient claires sur ce point🙂

    • @ Adrienne Alix: Dont acte. Mais vous savez, c’est plutôt à DM qu’il faudrait adresser votre réponse, c’est lui qui a participé à des discussions sur un partenariat avec Wikipédia au Ministère de la Culture. Si son expérience a été différente, c’est peut-être aussi que tous les organismes ne réagissent pas de la même façon…

  24. Et ça continue! Florent Gallaire avait démontré qu’on pouvait juridiquement défendre la diffusion libre et gratuite du dernier Houellebecq en licence CC by-sa, et mis en ligne un PDF du livre scanné. Mais un scan, c’est tout de même peu pratique question lecture à l’écran… J’ai depuis reçu les liens suivants, pour télécharger le texte dans des formats plus adaptés à la lecture sur liseuse ou tablette:

    1) Format texte seul (.txt), brut et sans fioriture:
    http://www.ebooks-gratuit.com/forum/sujet-3431-la-carte-et-le-territoire-michel-houellebecq.html

    2) Format epub, avec table des matières:
    http://download.ebooks-gratuit.com/4002449

    On remerciera Wikipédia… Et les libristes militants qui ont passé le bouquin au scanneur et à l’OCR!😉

  25. Bonjour,

    Je viens de voir votre article et il me semble comme vous que la question de Alain Beuve Méry ne pose pas la bonne question. Il part en effet du principe que la licence créative common a quelque valeur juridique, or elle est totalement illégale en France et dans la majorité des pays de l’UE. Les roits es auteurs sont régis par le code de la propriété intellectuelle, code dont wikipédia ne respecte aucun des termes, bien qu’elle revendique le respect du nom des auteurs au nom de cette licence CC qui est illégale.
    Wikipédia nie en effet la qualité d’auteurs à ses rédacteurs, d’une part, elle les nomme « contributeurs » et non pas « auteurs » et d’autre part leur renie les droits moraux fondamentaux, comme le droit de retrait ou de repentir.
    Selon le dogme de wikipédia, n’importe quel « contributeur » même pour une correction orthographique de wikipédia, ou pire, même si sa contribution a été complètement effacée est supposé être cité dans la liste des auteurs d’un article emprunté puisque son nom figure dans l’historique. On est là en plein délire puisque « l’auteur » n’a même le droit de refuser de voir son nom cité, même si l’article emprunté lui semble mensonger.
    Les prétendus auteurs de wikipédia, dont les textes ne sont pas édités par wikimédia (puisqu’il n’y a pas de ligne éditoriale sinon celle qu’imposent des administrateurs incultes et omnipotents), revendiquent donc à la fois la disparition des droits d’auteurs et leur respect quand il s’agit d’emprunts faits à wikipédia, alors même que le fonctionnement même de wikipédia implique que tous les articles soient vérifiables et non inédit, c’est à dire qu’ils doivent, pour être admissibles, être la compilation de documents et d’informations pillés ailleurs.
    Wikipédia est donc non pas une entreprise humaniste de diffusion du savoir, mais une entreprise d’expropriation des biens collectifs et de destruction du tissus législatif qui protège les auteurs, aux profits de ses « partners » marchands tels que google.
    Altshift

  26. @AltShift: Les versions françaises des licences CC ont été réalisées par un groupe de juristes, notamment Danièle Bourcier et Mélanie Dulong de Rosnay, toutes deux docteures en droit. Elles ont, si je ne m’abuse, publié à ce sujet dans des revues universitaires de droit.

    Il serait donc souhaitable que vous fournissiez des arguments de fond à l’appui de vos propos. Par exemple, vous affirmez que Wikipédia ne respecterait « aucun des termes » du Code de la propriété intellectuelle. Voulez-vous dire, par exemple, que ce site commet le délit de contrefaçon d’une œuvre de l’esprit?

    Pourquoi ne pas venir aux rencontres du 3-4 décembre organisées par Wikimédia France? http://rencontres.wikimedia.fr/

  27. @Altshift Outre les précisions qu’apporte DM, il faut rappeler que le droit d’auteur ne protège que la forme et non le fond. Il est de doctrine et de jurisprudence constante que les idées sont de libre parcours. Un plagiat (terme non juridique) habile n’est pas une contrefaçon, pas plus que le « pillage » d’informations.

  28. @ Altshift: Mêmes remarques que DM et Jastrow. Vous portez des accusations graves, mais sans fournir le commencement d’un début d’élément solide à l’appui de vos dires. Il serait bon que vous précisiez en quoi selon vous la licence Creative Commons serait « illégale » en France. Il est exact que le droit des œuvres de l’esprit est régi chez nous par le CPI, mais c’est un cadre juridique qui n’exclut pas d’autres dispositifs venant s’articuler dessus, en complément. Je vous renvoie aux explications données par les juristes qui ont travaillé sur l’adaptation de la licence CC au droit français:
    http://fr.creativecommons.org/FAQgenerales.htm

    Les documents Creative Commons ne sont pas des contrats de cession de droit avec transfert de propriété, mais des offres de mise à disposition sous certaines conditions.
    L’auteur qui place ses œuvres sous Creative Commons conserve ses droits. Au lieu de devoir donner son accord pour toute exploitation, après des négociations qui peuvent ralentir le partage et la création, l’auteur décide d’exercer autrement les droits exclusifs dont il est le titulaire, en informant le public que certaines utilisations de son œuvre sont autorisées. Les autres utilisations restent réservées et nécessitent une autorisation expresse dans un contrat séparé.

    Bref, ce n’est pas opposé au principe du droit d’auteur, c’est un dispositif légal qui permet la divulgation d’une œuvre au public tout en protégeant les droits de l’auteur sur cette œuvre.

    Quant à vos critiques de Wikipédia, j’ai l’impression, d’après le caractère hyperbolique de vos critiques et le ton fortement chargé d’émotion avec lequel vous vous exprimez que vous avez surtout des griefs personnels à son endroit… Je me trompe?

    Enfin, pour ce qui est du statut des contributeurs à Wikipédia, je vous rappelle qu’il s’agit d’une œuvre collective, que les contributions sont strictement volontaires, et que bien entendu les auteurs de contributions sont invités à prendre connaissance des conditions juridiques selon lesquelles les matériaux inclus dans Wikipédia (informations, références, voire correction orthographique…) sont mis à disposition du public:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:%C3%80_propos

  29. Merci de vos aimables précisions : pour des précisions sur le respect du droit d’auteur par wikipédia, voyez « droit moral » : droit de retrait. Wikipédia n’est pas auteur, mais ses contributeurs n’en sont pas non plus.
    Merci de m’indiquer les revues universitaires dans lesquelles ces dames ont publié autre chose que des « droits de réponse » de communicants [http://www.droit-ntic.com/news/afficher.php?id=215].
    Les licences libres sont originellement conçues dans le but de permettre à des développeurs de logiciels de distribuer leurs outils « librement »… quelles que soient leurs motivations (humanisme, égocentrisme, ou désir de court circuiter les multinationales du logiciel) les choix personnels de ces développeur n’a pas à être imposé par l’intimation, le chantage à « l’humanisme » par des structures telles que wikipédia porteuses de projets ultra-libéraux, à tous les auteurs d’œuvres de l’esprit que ces œuvres soient littéraires, des arts visuelles etc.
    Le code de la propriété intellectuelle en france, définit très clairement les droits d’auteurs et toute cession, particulièrement des droits moraux est illégale.
    ALors il y a deux cas : Le cas le l’auteur de wikipédia à qui on demande de céder, sans contrat, même ses droits moraux, mais ils s’en fichent de l’illégalité à wikipédia puisqu’ils croient ne devoir respecter d’autre loi que celle de l’Etat de Floride. Ainsi, un auteur français de wikipédia s’il peut toujours demander que son nom soit cité en cas de plagiat de son article, ne peut faire respecter ni l’intégrité de son œuvre, ni son droit de retrait, ni son droit de renoncement. Comme indiqué plus haut, c’est particulièrement malsain dans le cas de wikipédia, même si les « auteurs » le font plus ou moins sciemment.
    Le deuxième cas est plus critique encore puisqu’il s’agit du militantisme de wikipédia en faveur la disparition des droits d’auteurs afin de pouvoir user de tout document librement (au plus grand profit de l’humanité bien sûr).
    Ici, wikipédia mène le travail pour google qui n’a pas réussi à s’approprier tous les documents qu’il souhaiterait stocker… d’ailleurs google finance généreusement wikimédia (étrange). http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/08/20/google-l-utopie-du-livre-pour-tous_1230162_3260.html.
    Les démarches conjointes de ces deux structures vers la numérisation de la totalité du patrimoine universel (libre de droits) écrit et leur militantisme
    extrémiste pour l’adaptation de la licence libre à toutes les œuvres de l’esprit laisse imaginer sans peine que leur démarche vise à une appropriation numérique monopolistique de la totalité des œuvres de l’esprit, en vue d’en maîtriser le contenu distribué et au besoin la diffusion à titre onéreux.
    En guise d’action altruiste de partage, la destruction à des fins mercantiles des système de droits d’auteurs en viendrait à liquider toute possibilité pour le auteurs de romans ou d’œuvres plastiques de percevoir quel que retour que ce soit de leur création puisqu’elle tomberait directement dans l’escarcelle de wikigoogle pour le bien des actionnaires de cette entreprise capitaliste.
    Puisque vous évoquez les « contrefaçons » de wikipédia, en effet, il y a de quoi rire (et faire des procès pour ceux que ça amuse). Le système de wikipédia est certes ambigu puisqu’il indique que nul travail original ne doit être publié, mais aussi que nul texte soumis aux droits d’auteurs ne doit être copié… Chacun semble adapter les consignes à sa façon puisque encore récemment, certains « auteurs » égocentriques de wikipédia centre du monde ont accusé le monde d’avoir copié l’article de wikipédia sur Georges Charpak récemment décédé, SANS CITER SES AUTEURS !!!. Il s’est avéré que le monde avait tout simplement emprunté la présentation de Charpak sur le site de l’académie des sciences… tout comme l’avaient fait les fameux auteurs de wikipédia. EN même temps, pour broder sur CV ou le présenter dans le désordre, il faut être sacrément malin… N’empêche, wikipédia et ses règles encouragent évidemment à ce qu’ils appellent des « violation de copyright » je crois (copyvio en langage local) terme tout à fait inapproprié puisque le copyright est en vigueur dans 150 pays, mais pas la france.
    Le fait de naviguer entre les lois locales et de tenter par tous les moyens de rendre caduques n’est pas un accident , l’illégalité est le fondement même de la démarche de wikimédia en france : ce n’est en aucun cas le partage, mais l’appropriation, et les licences dites libres ne restent adminissibles que par le fait qu’elles n’ont pas été dénoncées et condamnées. Si les auteurs de wikipédia déposent des plaintes massives à cet égard, il y a fort à parier que, le tribunal jugera qu’ils ont été abusés par l’argument altruiste et dépossédés par la ruse démagogique de leurs droits moraux, en plus d’offrir au monde leurs droits patrimoniaux.
    De même concernant le « plagiat » seul un tribunal peut statuer sur la nature de contrefaçon du supposé plagiat en cas de doute légitime. (voir la bicyclette bleue).

    Altshift

    Hahaha ! je viens d’ailleurs de constater que si l’histoire de la bicyclette bleue est racontée dans un article de wikipédia (quel intérêt) à aucun moment n’est évoqué le fait qu’il s’agit d’un plagiat… comme c’est surprenant.

  30. Cher Altshift, le premier réflexe pour chercher les articles d’un universitaire devrait être d’utiliser Worldcat.
    http://www.worldcat.org/search?qt=worldcat_org_all&q=mélanie+dulong+de+rosnay

    Mlle Dulong de Rosnay, qui a fait sa thèse sur ces thèmes, vient d’être recrutée chargée de recherche CNRS ; vu la difficulté à obtenir un tel poste de nos jours, je suppose qu’elle ne dit pas que des âneries.

    En ce qui concerne l’appropriation monopolistique des œuvres sous licence libre, je ne vous suis pas. Par définition, une œuvre sous licence libre ne peut être monopolisée.

    Le réel danger monopoliste ne vient pas de Wikimédia (qui ne demande aucune exclusivité sur les documents qu’elle rassemble) mais des organismes qui affublent les documents qu’ils numérisent de copyrights plus ou moins douteux. Vous qui êtes attaché au droit d’auteur devriez vous alarmer de ce que certains réclament des « droits d’auteur » pour des photographies purement techniques et sans originalité (tableaux ou autres objets 2D) !

    Je relève que vous parlez de « chantage », et que vous évoquez de possibles poursuites judiciaires.

    Permettez-moi un petit rappel. Le « chantage » est un délit défini à l’article 312-10 du Code pénal.
    « Le chantage est le fait d’obtenir, en menaçant de révéler ou d’imputer des faits de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération, soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque. »

    Vous portez une accusation grave, je vous saurai donc gré de bien vouloir l’étayer.

    En ce qui me concerne, j’ai milité en faveur de la diffusion large sur Internet de reproductions d’œuvres du patrimoine (donc tombées dans le domaine public).
    http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2009/09/16/529-tribune-dans-liberation-
    Peut-être faites-vous allusion à ce type de militantisme ?

  31. Je vous saurai également gré de bien vouloir expliquer en quoi Wikipédia militerai en faveur de la disparition des droits d’auteur. Vous semblez vous intéresser au cas de la France ; l’association Wikimédia France ne milite aucunement pour la disparition des droits d’auteurs, mais seulement contre certains abus qui en sont fait (tentatives d’utiliser le droit d’auteur pour des documents sans originalité, extensions de la durée des droits profitant à des héritiers lointains et non aux créateurs…).

    Enfin, permettez-moi une petite remarque. Vous employez beaucoup de termes juridiques — par exemple le mot « plainte ». Qui dit « plainte » dit droit pénal. On pourrait donc attendre de vous que vous expliquiez de quelles contraventions, quels délits, voire quels crimes vous parlez. Ceci permettrait de fixer les idées.

  32. @Altshift Toutes les licences Creative Commons comportant la clause BY (attribution) ont été transposées en droit français par le CERSA (CNRS-Paris 2), dont DM a cité deux responsables. Seul le juge peut désormais dire si elles sont pleinement compatibles ou non, ce qui a été fait en Espagne et aux Pays-Bas — avec succès d’ailleurs.

    La phrase « l’auteur de wikipédia à qui on demande de céder, sans contrat, même ses droits moraux » est fausse à double titre. D’une part, il n’est pas question de céder ses droits moraux dans les deux licences employées par Wikipédia ; d’autre part, les licences Creative Commons sont bien des contrats — non pas des contrats de cession, comme le rappelle Irène, mais probablement des contrats de louage de biens incorporels. Point n’est besoin de signer un morceau de papier pour être lié par contrat.

    Le droit de retrait et celui de repentir posent effectivement problème dans la CC-BY-SA originale (ce n’est pas le cas dans les licences CC transposées), mais ils sont mis à mal par le simple fait de la diffusion sur Internet. On voit mal comment l’auteur peut indemniser le cessionnaire, ici Wikipédia, comme le prévoit le CPI. Par ailleurs, ces droits doivent s’exercer dans le respect des droits des tiers de bonne foi. Pour le droit à l’intégrité, autoriser des modifications n’entraîne pas en soi une atteinte à l’intégrité de l’œuvre.

    Enfin, merci de ne pas mélanger le comportement de certains Wikipédiens avec les règles écrites qui régissent Wikipédia ou encore les licences qu’elle utilise. Gardons le débat sur le terrain du droit.

  33. Saluts à la ronde,
    Je ne chercherais pas à défendre Wikipedia, dont je ne suis pas fan, mais Creative Commons, dont je suis utilisateur.
    A priori ce que je publie sur le Net est en CC-by-nc-sa, quelques rares exceptions en CC-by. Pour deux de mes blogs j’impose que les commentaires soient aussi régis par CC-by-nc-sa.
    Il s’agit d’un libre choix de ma part de gestion de ma propriété intellectuelle dont le copyright est toujours sous mon contrôle. Je trouve pour le moins bizarre que quelqu’un, aussi bien intentionné qu’il soit, caractérise mon choix de licence accordée de façon publique pour certaines utilisations d’illégale.
    J’aimerais bien que AltShift m’explique quelle loi m’interdirait de gérer ma propriété intellectuelle en proposant la licence CC de mon choix.

    Reste le problème d’imposer une license CC aux commentateurs d’un blog (par exemple). Là aussi, je ne vois pas quel serait le problème s’ils sont avertis (faut toujours lire les « à propos » et le blogger doit clairement afficher ce point particulier, en gras pour qu’on ne puisse pas le louper) et qu’ils décident de taper la touche « envoi ».

    • @ OldCola: Hmm, la licence CC aux commentateurs d’un blogue… C’est là un peu une pierre dans mon jardin!😉
      En fait, j’avoue que je n’avais pas réfléchi à la question, mais tu m’incites à m’y atteler. Et notamment au niveau de la page « À propos », que je viens de modifier:
      https://irenedelse.wordpress.com/a-propos/

      • Désolé de te compliquer la vie, mais j’ai eu à réfléchir sur ce point particulier parce que je voulais que les commentaires d’une certaine personne puissent être librement repris. Et comme ladite personne dégaine son avocate plus vite que son influx nerveux, je me suis dit que ça serait bien de les coincer d’entrée de jeu.

  34. AH , on y vient : vous semblez faire preuve d’une attitude typique de gestionnaires de wikipédia qui demandent toujours de citer davantage de références alors qu’on doit se contenter de leur bonne foi. Ce travers, du faites ce que je dis pas ce que fais qui n’est malheureusement pas l’apanage de wikipédia est toutefois assez peu propice à un travail collaboratif dans une ambiance sereine… sans jeu de mot.
    Un grand merci pour vos conseils de recherche et vos bons réflexes d’universitaire, mais je savais déjà qui est cette dame et quelles sont ses occupations professionnelles.

    Pour répondre dans l’ordre : appropriation des œuvres libres droits (dans le domaine public) par google ou wikipédia. Si j’ai utilisé licence libre dans ce cas, c’était par accident. L’idée de monopole à ce sujet est la suite logique de ces démarches… google n’est pas vraiment une entreprise humaniste, ce qui suggère que ce n’est pas par humanisme qu’elle finance wikimédia par l’intermédiare d’une fondation de charité .

    Pour le militantisme de wikipédia en faveur de la liquidation des droits d’auteurs, il suffit de se référer aux articles (fort neutres…) droit d’auteurs, licences libres, copyright même, où l’on constate que la durée de protection des œuvres s’accroît pour cause d’allongement de la vie des auteurs… c’est déplorable pour l’intérêt de la libres diffusion de leurs œuvres en effet… et on constate aussi qu’un chapitre critique du droit d’auteur est intégré à l’article, mais, érangement, pas de critique des licences libres dans l’article en question ! Il faut lire aussi quelques blogs d’administratteurs de wikipédia pour constater à quel point ils se plaignent de ne pas pouvoir diffuser librement des images d’œuvres avant 2040 parce que l’auteur est mort trop vieux… des humanistes dites vous ? Alors, si wikimédia ou wikipédia ne font pas ouvertement… hum je crois bien que si… de propagande pour la suppression des droits d’auteurs, leur militantisme en faveur de licences libres lui est une façon de militer contre la propriété intellectuelle : en tout état de cause, vous jouez sur les ambiguités pour éviter de le reconnaître.

    DM demande à nouveau de quel délit il s’agit hum ? n’avez vous pas lu ma réponse ci-dessus ? Nier les droits moraux d’un auteur ne constitue-t)il pas un délit ? Bien sûr, il n’y a pas de coupables puisque personne n’est responsable de la publication de wikipédia francophone et que toutes les dispositions semblent (honnêtement) être prises pour éviter que quiconque se trouve mis en cause dans les abus des « administrateurs » ou les irrégularités du système wikipédia.

    Jastrow affirme une chose et son contraire d’un paragraphe à l’autre : si je suis auteur sur wikipédia, je suis dépossédé de fait du droit au respect de mon œuvre et de mon droit de retrait : je suis donc dépossédé de mes droits moraux par wikipédia… vous allez me dire que c’est légal ? Bien entendu, modifier n’entraîne pas une atteinte à l’intégrité de l’œuvre, mais supprimer sans avis oui. Les administrateurs de wikipédia peuvent sans discussion retirer ce qui leur déplait, ou malgré des demandes, ne pas retirer ce que l’auteur veut voir retiré. C’est la loi de l’omnipotence sans doute ? On fait ce qu’on veut au mépris même des principes qu’on prétend défendre ?
    Alors on voit mal en effet comment indemniser le cessionnaire qui prétend agir sans but lucratif. S’il demande indemnités, c’est bien que son but est plus lucratif qu’il ne l’affirme : donc s’il refuse les retrait (puisque les contribution font sa plus value) ou réclame indemnités pour ces retraits, c’est que le cessionnaire agit pour le compte de tiers dont les buts sont lucratifs et dans ce cas peuvent être considérés comme les commanditaires du concessionnaire charitable. Tromperie sur la marchandise, abus de confiance, comme le travail camouflé ou le vol par escalade ne constituent-ils pas un certain nombre de délits ?
    Il s’agit donc de définir qui, à part wikia par exemple, pourrait tirer un bénéfice commercial du travail bénévole et libre de droits des contributeurs.

    Enfin, pour répondre à Oldcola, il paraît que votre choix de céder vos droits patrimoniaux est tout à fait respectable, comme le choix des concepteurs de logiciels libres l’est. En revanche il me semble que si vous agissez dans le cadre de la loi française ou même européenne, rien ne vous permet légalement de céder vos droits moraux.
    Quoi qu’il en soit, ce qui est en question ici, est bien cette confusion que tentent d’opérer les tenants du logiciel libre et des licences inventées par eux, sous prétexte de diffusion des savoirs, entre des droits d’auteurs portant sur des outils informatiques et des droits d’auteurs résultant de créations artistiques ou littéraires. Dans les textes, le logiciel est effectivement considérée comme une œuvre de l’esprit, mais il me semble qu’il existe entre logiciel et œuvre littéraire la même différence qu’il existe entre burin et statue.
    Les droits d’auteurs ont été crées pour protéger le bien des auteurs et il ne peut que sembler suspect que cette pauvre protection soit désignée à la vindicte comme entravant la libre circulation des connaissance, quand bien même ce qui entrave le libre accès à la connaissance et au savoir c’est la misère. La question qui se pose donc est : pourquoi s’en prendre à la pauvre propriété intellectuelle au lieu de régler son compte en premier lieu à l’ensemble de la propriété privée ? N’est-ce pas se tromper de cible ?

    Altshift

  35. @ Altshift: En tant que modératrice sur ce blogue, je pense que vous devriez prendre un peu de recul, maintenant. Votre dernière intervention me confirme dans ma première impression: vous êtes venu(e) (?) ici pour régler vos comptes avec Wikipédia. Ancien contributeur déçu, peut-être? Je l’ignore, mais sachez que votre a priori est de plus en plus flagrant. Et cela vous conduit à des confusions qui nuisent à votre propos.

    Vous écrivez:

    AH , on y vient : vous semblez faire preuve d’une attitude typique de gestionnaires de wikipédia qui demandent toujours de citer davantage de références alors qu’on doit se contenter de leur bonne foi.

    Problème: ce que DM vous demande est parfaitement légitime. Vous êtes arrivé ici avec des accusations de gros calibre: « la licence créative common (…) est totalement illégale en France et dans la majorité des pays de l’UE »; « wikipédia ne respecte aucun des termes » du CPI, etc., etc., mais sans étayer ces affirmations par du concret. Il n’est donc pas anormal de vous demander sur quoi vous vous basez! Quels articles sont concernés? Quelles pratiques précises de Wikipédia, avec des exemples circonstanciés? Êtes-vous seulement juriste, d’ailleurs? Seriez-vous le seul en France et dans l’UE à avoir remarqué que le CC et Wikipédia exerçaient en-dehors de la légalité?

    Bref, lorsque vous posez des affirmations extra-ordinaires, vous avez intérêt, pour être crédible, à apporter des justifications à la mesure de vos dires. L’ennui, c’est que lorsqu’on vous a demandé poliment au départ quelles étaient vos preuves, vous êtes parti sur une tangente et avez même tenté de renverser la situation, comme si c’étaient les gens qui n’étaient pas convaincus par vos affirmations qui devaient se justifier de ce scepticisme!

    Mais ce n’est pas comme cela que ça marche, désolée. Je note que DM vous a signalé Worldcat pour chercher les travaux des juristes françaises qui avaient travaillé sur la mise en conformité de la licence CC avec le droit de notre pays, puisque vous contestiez la validité de leur travail. Jastrow vous a rappelé, en citant le texte de la licence CC utilisée par Wikipédia, qu’il ne s’agissait aucunement de céder les droits moraux sur une œuvre, comme vous prétendiez que Wikipédia le réclame. Oldcola et moi avons aussi rappelé que les contributions à Wikipédia étaient purement volontaires et que les conditions d’utilisation des contributions étaient clairement affichées dès le départ.

    Bref, pour l’instant, vous avez porté beaucoup d’accusations (notamment sur le fait que WP serait un cheval de Troie de Google pour la mainmise sur la culture mondiale… heu, comment dire, c’est un peu grandiose, tout cela!) mais n’avez apporté aucun élément concret. Pis, vous avez ignoré les informations et rectificatifs que plusieurs personnes vous ont apporté. Tout cela dans les commentaires d’un billet portant sur l’affaire Houellebecq, et non sur le bien-fondé ou non de l’entreprise Wikipédia!

    Je suggère donc que vous preniez un peu de recul et que vous réfléchissiez sérieusement s’il n’y a pas de meilleurs moyens que le détournement des commentaires de ce blogue pour exprimer vos griefs contre Wikipédia. La Toile est vaste, et rien ne vous empêche d’ouvrir votre propre blogue ou forum si cela vous tient tellement à cœur!

  36. Cher monsieur (ou chère dame),

    Dans un débat, la charge de la preuve échoit à celui qui énonce des accusations.

    Vous intervenez sur ce blog en prétendant que certaines activités sont illicites, c’est à vous de fournir des preuves, sinon des indices, de cela.

    Je vous fournis gracieusement une liste de publications universitaires prétendant le contraire de ce que vous dites, vous les balayez du revers de la main. En l’absence d’argumentation de fond, je suis bien forcé de me tourner vers des arguments de crédibilité, et je constate que d’un côté, on a une chargée de recherche et une directrice de recherche au CNRS, de l’autre un internaute anonyme.

    Vous parlez d’un « militantisme de Wikipédia », puis évoquez, pour l’étayer, des « blogs d’administrateurs », que bien entendu vous ne citez pas.

    Vous évoquez des délits, mais encore une fois très vaguement. L’« atteinte aux droits moraux », je ne la trouve pas dans le Code de la propriété intellectuelle, livre 1, chapitre V, dispositions pénales.

    Vous parlez de gens qui déplorent que les droits patrimoniaux des auteurs se poursuivent 70 ans après leur mort, au profit de leurs héritiers, en concluez que ces gens sont opposés au droit d’auteur en général, puis à toute propriété intellectuelle. Permettez-moi de trouver ces raisonnements quelque peu hâtifs, à peu près du même niveau que ceux qui assimilent l’opposition à telle ou telle mesure « sécuritaire » à la protection des voyous.

    Vos opinions sur le logiciel et les autres œuvres protégées, notamment textuelles, mériteraient une ample discussion. Certains logiciels sont écrits « pédestrement », d’autres montrent une certaine originalité de la part de leur auteur. De même, l’originalité des textes protégés par le droit d’auteur varie considérablement. Bref, pour certains, la comparaison n’est pas entre le burin et la statue, mais entre le burin et la pierre tombale…

    Enfin, concernant votre dernier paragraphe, vous posez une vraie question, qui m’a d’ailleurs été déjà posée par un collègue sympathisant trotskyste : les libristes ne font-ils pas fausse route en s’attaquant à certaines formes de propriété intellectuelle (p.ex. brevets logiciels) alors que la vraie cible devrait être la propriété privée en général?

    Une première réponse est que, s’il y a des libristes communistes, tous les libristes ne sont pas communistes et ne partagent pas ces buts.

    Une deuxième réponse est qu’il faut distinguer les biens rivaux de ceux qui ne le sont pas. Si quelqu’un copie la musique que j’ai écrite, je peux toujours utiliser celle-ci, et je n’éprouve de préjudice réel que si j’aurais pu vendre cette musique à celui qui a utilisé la copie (manque à gagner), ce qui n’est pas évident. En revanche, si on me vole ma bicyclette, j’éprouve un préjudice réel car je ne dispose plus de ce moyen de transport.

    Historiquement, la propriété intellectuelle a été instaurée pour donner des revenus aux inventeurs (sans que ceux-ci n’aient à recourir au secret) et aux auteurs (sans que ceux-ci ne dépendent de la bonne volonté de mécènes). Victor Hugo est un de ceux qui ont poussé à l’adoption de la Convention de Berne. Connaissant les convictions politiques de celui-ci, on peut douter que son but ait été de donner aux héritiers des écrivains des rentes pendant 70, voire 114 ans après leur mort.

    Enfin, j’attends toujours des précisions sur le « chantage » que vous évoquiez. Votre discours est comme un savon : quand on le presse trop, il file et de défile.

  37. Non, je ne suis pas seul à avoir remarqué les méthodes et le contenu malsains de wikipédia,
    Non, je ne suis pas le seul à avoir noté qu’elle entend œuvrer dasn la légalité en détruisant les droits existants
    Oui, j’ai donné à les références à ceux qui en demandent sans qu’ils se sentent obligés ni vous même, modératrice, que vos « a priori » sont gravement flangrants aussi…

    Vous prétendriez vous objectivement neutres ?

    Ouais, vous avez raison, salut.

    Votre mauvaise foi est assez lamentable, mais si vous ne voulez pas d’intervention critique, vous feriez mieux de faire un blog familial sur un cahier d’écolier.

    Altshift

  38. Holà, que de bile! Je vois qu’Altshift prend décidément très mal la critique… Comme ce blogue n’est pas destiné à lui servir de défouloir, et comme il a déjà suffisamment détourné la conversation, je l’ai placé en modération. Il pourra toujours soumettre des commentaires, mais je devrai désormais les valider. Cela devrait éviter ce genre de dérapages à l’avenir.

  39. @AltShift
    Je dois dire pour être clair que je ne me reconnais aucun droit moral quant à la gestion de mes créations : qu’elles soient protegées par un brevet d’invention, ou oeuvres littéraires, ou code informatique, ou photos, ou textes, etc. auquel cas diverses licences leur sont associées.
    La notion même de droit moral m’est étrangère et j’ai soigneusement opté pour une license CC-greece (ou parfois non-territoriale) pour éviter ce qui me semble être un non-sens.

    Une remarque plus générale. Autant je suis partisan des brevets et de la protection de la propriété intellectuelle en général, autant je suis pour le logiciel libre, l’Open Access et le partage des données/informations. Si leurs auteurs ou propriétaires souhaitent les mettre à la disposition des autres, et suivant les conditions que eux décident d’adopter, je ne vois pas de problème. Au contraire, je vois un problème chez ceux qui souhaiteraient limiter la liberté des autres. C’est une forme d’interventionnisme paternaliste que je n’apprécie pas du tout.
    Comme celui qui limite l’accès à l’information génétique personnelle en interdisant (par loi) les tests génétiques non prescrits.

  40. @ OldCola:

    Je dois dire pour être clair que je ne me reconnais aucun droit moral quant à la gestion de mes créations : qu’elles soient protegées par un brevet d’invention, ou oeuvres littéraires, ou code informatique, ou photos, ou textes, etc. auquel cas diverses licences leur sont associées.

    Sauf que le droit français, lui, décrète que le droit moral d’un auteur sur une œuvre de l’esprit est automatique et inaliénable. On peut céder les droits patrimoniaux à un éditeur contre rémunération, on peut y renoncer et mettre l’œuvre à libre disposition du public, peu importe: on reste toujours l’auteur de l’œuvre et la loi vous reconnaît des droits sur elle. En premier lieu le droit d’être reconnu comme auteur — ce qui explique pourquoi toutes les licences CC-France contiennent la clause « BY » (attribution).

    • Il me semble, mais je dois vérifier, que toutes les licenses CC contiennent au moins -by- (attribution). Non ? Au moins jusqu’à il y a quelques secondes il n’y avait pas d’option pour éliminer cette mention😉
      Par ailleurs elles ne privent pas des copyrights, ce sont juste des licenses d’exploitation publiques, préformées. Rien de plus. Si tu veux renoncer à tes droits complètement il faut aller du côté du Copyleft (j’adore le jeu de mots). Ca ne passe pas sous la loi française si j’ai bien compris. Mais le monde est vaste, n’est-ce pas ?😉

      • @ Oldcola: Je peux me tromper (je cite de mémoire un article de Boing Boing dont je ne me rappelle plus le titre ni la date), mais je crois qu’au début, il y avait la possibilité dans le cadre de la licence CC de divulguer une œuvre en renonçant à tous les droits, même celui d’être cité comme auteur. Dans la pratique, comme personne ou presque ne choisissait cette option, l’association Creative Commons a mis à part cette possibilité, avec la licence CC0:
        http://creativecommons.org/publicdomain/

    • Me suis planté !
      Il y a bel et bien un CC0. Je le saurai pour l’avenir.

  41. Anouar Hobleu (alias Altshift, qui se croit très malin)

    C’est très étrange vos propos oldcola : quelle est donc la nature de vos « créations » ?
    Dans un sens, il paraît très modeste et altruiste de votre part de ne revendiquer aucun droit sur vos « créations » (à moins que vous en ayez honte bien-sûr), et que vous admettiez sans aucun état d’âme qu’un commercial quelconque se les approprie pour faire de l’argent, mais dans ce cas, comment financez-vous vos créations ? (sans compter votre vie quotidienne). Etes vous rentier ? profitez-vous d’un job salarié où on vous paye pour vous laisser tranquillement créer des trucs que vous êtes trop heureux de distribuer gratuitement ?

    Irène: Mon cher « Altshift », alias « Anouar Hobleu », en plus de faire preuve de sournoiserie en essayant de poster ici sous un autre nom, vous n’êtes pas très malin: vous avez changé votre pseudonyme, mais pas l’adresse de courriel! Vous pensiez peut-être que je n’avais pas accès à ces données?

    • Sur une license CC-by-nc-sa la réponse à la question posée ci-dessus est cachée dans -nc- : non commercial.
      S’il y a exploitation commerciale il faut accord de l’ayant droit et éventuellement rémunération. Quant à ce que je fais de mes loisirs, y compris les activités bénévoles, il n’y a rien d’original.

      Il y en a même qui donnent plus que leur temps, ils donnent de l’argent, pour des activités caritatives, ou pour la recherche (AFM, ARC, Ligue, etc.), ou pour du mécénat.
      D’autres passent ce même temps à troller (et à se rendre ridicules). Chacun ses goûts.

  42. Anouar Hobleu - pardon, Altshift, qui essaie un nouveau masque... Zut, encore raté

    C’est vrai ça ce que dit alshift : si c’est vrai, comment ça se fat que wikipédia refuse le retrait des participations de ses auteurs puisqu’ils disent respecter les auteurs et leurs droits ?

  43. Message pour Altshift, alias « Anouar Hobleu », alias noir.mouton1@***.**: gagné! Vous n’étiez pas banni jusqu’ici, seulement mis en modération, mais votre tentative pour poster sous une autre identité vous a fait aussitôt placer en classe supérieure, celle des trolls non seulement pénibles, mais malhonnêtes! Bienvenue au club. Et maintenant, merci d’aller jouer ailleurs.

  44. sur l'asile (Altshift, encore)

    (Et en plus, il ne me croit pas, le gros malin, il faut qu’il essaye…)

  45. (Nouveau troll du même. Rien à signaler.)

  46. Ronan LeFloch' (toujours Altshift)

    (Là, ça devient lourd. Le troll porte toujours un faux-nez, mais il insiste pour jouer au con. Et il a découvert les anonymiseurs. Comme on rigole!)

  47. Ctrlesc (alias Altshift... bah, vous aviez deviné!)

    (Une suggestion pour M. Le Floch’ (?) et ses pseudonymes: Ctrl+Alt+Del…)

  48. Elisa Diord ["concern troll" ou nouveau faux-nez d'Altshift? les deux...]

    Bonjour,
    Autant le début de conversation était intéressant autant je ne comprends pas ce que viennent faire ces remarques sur ce « Altshift » à la fin.

    Irène: Bien essayé, « Elisa Diord » (ou devrais-je dire « droid », comme le robot? quant au fameux programme ELIZA, attention à la façon dont ça s’écrit), mais si vous ne voyez vraiment pas le problème avec Altshift et ses faux-nez, c’est que vous n’avez pas suivi.

    C’est un peu étrange de couper la parole à une personne et de ce moquer d’elle sans qu’elle puisse faire valoir son avis.

    Ho, ho. Le pauvre petit Altshift, ou Ronan, ou je ne sais qui, a parfaitement pu exprimer son point de vue, en long, en large et en travers. C’est juste dommage pour lui (ou elle, allez savoir?) s’il est incapable d’accepter l’évidence: ses arguments n’ont pas convaincu. Et c’est encore plus dommage qu’il se soit cru obligé de recourir à des insultes et à des procédés sournois, comme de poster sous une fausse identité. Il ne peut que s’en prendre à lui même après cela.

    Ce blog est très intéressant, mais ces notes là lui font perdre beaucoup de crédibilité.
    Elisa Diord

    Allons bon, on commence avec un alias de robot, et on termine en concern troll! Tout pour plaire. Mais quel intéressant spécimen de faune Internet que cet Altshift, décidément!

  49. Pingback: Affaire Houellebecq: l’éditeur s’est réveillé (sans se presser) | L'Extérieur de l'Asile

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