Enseigner l’histoire d’Afrique? Pas de ça chez nous!

Le rétrogradage général se poursuit bien, merci. Les nostalgiques de «l’Instruction publique», cuvée IIIe République (N.B. En plus, ils semblent ignorer qu’on parle de l’Éducation nationale, aujourd’hui… Vous avez dit retardataires?), sonnent le tocsin: on va confusionner nos chères têtes blondes en leur enseignant l’histoire d’autres pays que le leur! Et pourtant! Leur référence revendiquée, Marc Bloch, n’avait-il pas écrit:

«Je ne crois nullement plus difficile d’intéresser un enfant aux vicissitudes d’une technique, voire aux apparentes étrangetés d’une civilisation ancienne ou lointaine, qu’à un changement de ministère».

Surtout l’Afrique, bouh là là, et si ça venait donner des idées aux jeunes noirs et noires de France? L’idée, par exemple, que le continent de leurs ancêtres est aussi digne d’intérêt que leur continent de résidence… Ou même qu’il n’est pas nécessaire de se faire baptiser, comme Clovis, pour devenir français?

En somme, «le drame de l’Homme africain, c’est de ne pas être encore assez entré dans l’histoire»… de France!

Bon. Et si on mettait plutôt les réacs au piquet (comme le proposent sur Médiapart une prof de lycée et deux historiens, membres du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire) et qu’on évitait de politiser l’enseignement de l’histoire?

Suggestion révolutionnaire, évidemment.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s