La Cité du mal…journalisme?

Ainsi donc, on aurait paniqué trop tôt? La déprogrammation du (trop?) fameux docu d’Arte La Cité du Mâle ne serait pas due à des menaces, après tout, mais à un différent entre la journaliste qui a fait le travail d’approche, Nabila Laïb (la «fixeuse», comme on l’a bizarrement appelée), et la société de production Doc en Stock de Daniel Leconte. La première accuse les seconds d’avoir manipulé leurs interviouvés pour faire du sensationnel. On appelle ça du bidonnage, non? (À lire dans Arrêt sur images.)

P.S. Voir aussi l’article de Télérama sur le sujet, et un billet de fond de Vogelsong à propos de notre rapport à la banlieue.

4 réponses à “La Cité du mal…journalisme?

  1. le mot « fixeuse » n’est pas bizare. Il est réeel, c’est le « stringer » en français. quand des journalistes vont à l’étranger, ils trouvent un fixeur qui les balade, leur sert de traducteur, leur prend des rdv, fait le travail de terrain puisqu’ils ont déjà le réseau que n’a pas le journaliste qui arrive et reste peu de temps sur le terrain.
    en tout cas, s’ils avaient besoin d’une fixeuse c’est donc qu’ils n’ont pas fait de terrain…
    a ecouter, l’interview s Telerama, c’est assez sympa.

  2. @ Ju: Oh, je connaissais l’usage de fixeur par les journalistes qui vont dans les banlieues, comme s’il s’agissait d’un territoire étranger. Mais c’est justement cet usage de plus en plus répandu qui me semble embêtant.

    Et je crois que tu as mis dans le mille: les gens de Doc en Stock ont débarqué avec un sujet tout prêt au lieu de passer du temps sur le terrain pour en rendre la réalité…

  3. et bien oui parce que ce ne sont pas des JOURNALISTES qui ont fait le sujet mais une boite de prod, des gens de video, pas des gens d’infos et donc ils avaient besoin du soutien de cette journaliste de terrain.
    sur le métier de journaliste en lui meme, il évolue malheureusement dans unsens qui me fait tres peur. J’en parlais ici http://seteici.midiblogs.com/archive/2010/08/31/journaliste.html aujourd’hui des tas de gens ont une carte de presse sans jamais faire de terrain. C’est TRES GRAVE !

  4. Il y a quand même une question que je me pose depuis le départ : ce « reportage » devait avoir pour but d’interroger des jeunes de banlieure « comme les autres ». A-t-on besoin d’un fixeur pour ça ? Je veux dire, pas besoin d’enquêter pour trouver des gamins dans leur lycée, à l’ANPE ou à la sorti du métro.Voire même dans des hall d’immeubles…

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