La terraformation de notre planète laisse encore à désirer

L’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est la catastrophe idéale : beaucoup de perturbations pour les grands de ce monde comme pour les gens ordinaires, des photos à couper le souffle, mais pour l’instant, heureusement, aucun mort.

Pas de panique ! L’Eyjafjöll au satellite : 3 cratères sous un nuage de cendres (Nasa).

Pas comme le récent séisme dans l’ouest de la Chine. Quelques 1400 morts, 10000 blessés et des dégâts considérables. Sans parler des retombées politiques possibles, dans cette région où habitent de nombreux Tibétains.

Ou les deux autres tremblements de terre majeurs enregistrés cette année, au Mexique et surtout en Haïti. À l’échelle de l’île, celui-là est au moins un cataclysme séculaire.

Mais l’Eyjafjöll (ou Eyjafjallajökull, si vous aimez la difficulté – ou suivez de près les médias anglo-saxons) ? Nonobstant l’animation fin-du-mondesque postée sur les blogues de Gaël et de Sarkofrance, on est encore loin du Krakatoa, dont les éruptions ont plusieurs fois perturbé le climat de la planète entière. Sa situation dans la zone intertropicale garantit en effet une répartition équitable (si j’ose dire…) du plumet de cendre dans l’atmosphère.

C’est du moins l’opinions des géologues (comme Evelyn, du blogue sceptique anglophone Skepchick, que je paraphrase ici).

L’Eyjafjöll est un volcan respectable, certes, mais tout de même moins dangereux, par la taille et la violence de ses éruptions jusqu’ici observées, que le Krakatoa, le Pinatubo ou le mont St. Helens. Et la zone affectée par les retombées devrait se limiter à l’Atlantique nord et les pays riverains.

Ce qui ne veut pas dire que nous en aurons bientôt fini avec ses manifestations. La dernière explosion historique de ce même Eyjafjöll a duré deux ans.

Ce qui n’est rien à l’échelle du globe terrestre.

Il faut dire que l’Islande est traversée par la dorsale médio-atlantique, une zone de remontée permanente de magma et d’expansion entre les plaques nord-américaine et eurasiatique, une zone de formation en continu de la croûte terrestre. Au milieu de ce « tapis roulant » à haute énergie, l’île est comme une marmite sur le feu. On parle même techniquement d’un point chaud !

J’aime bien les histoires de science-fiction qui parlent de terraformer d’autres planètes. Mars, le plus souvent. Mais on ne peut que constater que la planète Terre elle-même n’est guère adaptée à la présence de son locataire, Homo sapiens

Logique : au cours de l’évolution de humaine, c’est le contraire qui s’est produit !

2 réponses à “La terraformation de notre planète laisse encore à désirer

  1. Si je comprends bien tu proposes de ne pas terraformer Mars, mais plutôt le quelque-chose-former pour qu’il soit plus adapté à la colonisation.

    • Hum… Disons que si l’humanité veut poursuivre sa croissance économique, il va devenir nécessaire de trouver des ressources hors de la planète bleue. Mais que de toutes façons, les planètes et autres corps célestes naturels sont fort mal « conçus » pour nous. Peut-être qu’à l’avenir (très lointain), on préférera habiter sur des planètes artificielles.

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