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Robert Lanza, MD, doesn’t want you to read this…

Oh, noes! Two science bloggers have angered one Robert Lanza, MD, scientist and proponent of the «biocentrism» hypothesis! Something about life going on after death, you know, and NDEs, and basically the failed theory of mind-and-matter dualism… All a lot of quantum flapdoodle, really. But saying so must not be respectful enough, I guess, and Dr. Lanza now wants the posts removed!

Erm… Can you spell «Streisand effect», mister?

While we are at it, I’d like to plug Connie Willis’s novel Passage, a much better reading about life and death and what passing on means than all the woo in the world.

Du complotisme, du créationnisme et de mes prétendues «bêtises»

Réponse à Jean Robin, qui m’accuse de «raconter des bêtises»… Il n’a pas dû apprécier que je parle à son sujet d’un basculement du côté obscur!

Terme trop fort? On en jugera. Je commentais un article d’Olcola à propos d’une vidéo où le journaliste donnait la parole à… Jean Staune, un de nos quelques spécimens de créationnistes à la française (version «dessein intelligent»).

Hélas, mon commentaire est dans la file de modération, le proprio de Coffee and Sci(ence) étant pour l’instant en vacances… Voici donc, ci-dessous, l’intégralité de ma réponse:

* * *

Jean, je ne vois pas quelles «bêtises» vous m’accusez de raconter. D’autant que vous semblez avoir compris de travers, ou lu trop rapidement, mon commentaire. Je n’ai jamais prétendu porter un jugement sur vos livres (même si j’ai suivi le lien donné par Oldcola et soupiré devant la collection hétéroclite de prétendus «débats interdits» que vous affichez dès la couverture – débats interdits sur la place de la France dans l’UE ou sur le réchauffement climatique, vraiment? Sur quelle planète avez-vous passé les dix dernières années?) mais témoigner de ce que j’avais pu voir, lire et entendre lors de l’affaire Thierry Ardisson, et après.

Il s’agit de débats qui ont largement eu lieu sur Internet, notamment sur le blog tenu à l’époque par l’équipe d’Arrêt sur images, mais aussi sur celui de Pierre Assouline et sur le mien, puisque je vous avais défendu quand Assouline avait censuré vos commentaires. J’espère que vous vous en souvenez? Et vous vous souvenez peut-être aussi que je vous avais rencontré dans un café près de St-Lazare pour discuter du possible témoignage d’un ancien collaborateur d’Ardisson, qui se trouve faire partie de mes connaissances. (La chose ne s’était d’ailleurs pas faite, cette personne préférant rester en dehors de la polémique.)

Il faudrait sans doute que je remette en ligne mon précédent blog pour pouvoir citer mon article. Mais je me souviens très bien, pour ma part, que dans Ils ont tué la télé publique, l’un des principaux reproches que vous faisiez à Ardisson (en plus d’avoir donné une tribune non critique aux complotistes du 11 Septembre) était de mettre en scène des conflits entre invités, en invitant des personnalités extrémistes et/ou promptes à s’énerver, et particulièrement à monter en épingle tout ce qui touche à Israël ou aux Palestiniens.

Que vous ayez analysé le fonctionnement de ce type d’émission est tout à votre honneur, et je n’ai jamais prétendu le contraire. Ni voulu laisser entendre que vous donniez dans les élucubrations d’un Thierry Meyssan!

Mais il y a plus d’une forme de conspirationnisme. Ce qui m’a mise mal à l’aise, dans les mois qui ont suivi notre échange à propos d’Ardisson, c’est que vous sembliez vous enfoncer peu à peu dans une sorte de syndrome du martyr médiatique, en multipliant les cas de prétendus «sujets interdits», où vous sembliez accepter sans guère prendre de recul le discours de gens qui se prétendent victimes d’ostracisme lorsqu’ils n’ont pas d’argument de fond à présenter. En répercutant par exemple sur votre blog, à un moment, la paranoïa d’un Maurice G. Dantec (le gars qui prétend qu’il est allé s’installer au Canada parce que la France serait trop accueillante pour les musulmans – mort de rire, vu que les exigences en matière d’intégration culturelle sont bien plus légères dans ce pays nord-américain, où le communautarisme n’est pas un gros mot!) ou en publiant en août 2006 un livre sur ce que vous appelez la «judéomanie», que vous définissez comme «Admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l’antisémitisme par retour de boomerang». Sans rire?

Ce faisant, vous commettez l’erreur que vous reprochiez naguère à Ardisson et autres «tueurs» de la télé publique: vous mettez dans le même sac l’influence de quelques intellos médiatiques (BHL, Finkielkraut) et le clientélisme des politiciens auprès du CRIF (en oubliant qu’il y a aussi un clientélisme similaire vis-à-vis des Corses, des Arméniens, des Pieds-noirs, des agriculteurs, de l’église catholique, et même des artistes), en amalgamant tout ça avec la réparation d’une injustice historique, avec la reconnaissance tardive, sous Chirac, du rôle de l’administration française dans la déportation des juifs pendant l’Occupation. Vous montez tout cela en épingle en croyant y voir une entreprise systématique de «sacralisation» des juifs, comme si le lobbyisme du CRIF était à mettre sur le même plan que le rétablissement des faits historiques! Au final, vous agissez comme les complotistes qui voient des manipulations occultes partout, pour qui tout événement néfaste est dû à la volonté de ceux qui tirent les ficelles en coulisse.

Pour Jean Staune et la prétendue «absence de débat» sur «l’évolution non darwinienne», il faut s’entendre: ce que la majorité des biologistes refusent comme non-scientifique, c’est la tentative d’introduire des thèses créationnistes (y compris le «dessein intelligent») dans leur discipline, pas les débats sur la façon dont se produit l’évolution. Les biologistes discutent en permanence des rôles respectifs joués dans l’évolution par la sélection naturelle et par d’autres mécanismes, notamment la dérive génétique. (Googlez ce terme pour voir.)

Une bonne idée aussi serait de lire, ou relire, ce qu’écrivait déjà S. J. Gould sur le sujet il y a vingt ans: les arguments des tenants du «dessein intelligent» et consorts n’ont guère changé depuis. Il s’agit encore et toujours de faire passer pour «scientifique» leur idée préconçue du rôle nécessaire d’un agent surnaturel dans l’évolution, qu’il s’agisse d’un Créateur ou d’une nébuleuse «force» qui dirigerait mystérieusement l’évolution vers son pinacle supposé, l’espèce humaine. Cette conception, hélas pour eux, est largement dépassée, car elle ne colle guère à ce que l’on sait du monde naturel: l’évolution est buissonnante, pas disposée sur une «échelle» de perfection; et la sélection naturelle continue toujours, y compris dans l’espèce humaine.

Bref, prétendre que les scientifiques refusent le débat sur l’évolution darwinienne, c’est soit enfoncer une porte largement ouverte (ben oui, ils refusent d’accorder le statut de science à des idées religieuses…) ou bien avaler tout cru le discours des néo-créationnistes.

Source d’infos médicales, moi? Si, si. Sauf que non…

Ce n’est pas crédible, là, vous me direz? Je fabule, je galéje, j’exagère? Et pourtant! Hier, je répondais à une question posée à la cantonade (enfin, à ceux-z-et celles qui la suivent) par une Twitteuse:

Elle: Je me demande si la varicelle ça commence par une dizaine de petits boutons minuscules

Moi: Pas forcément minus. Mais pour la varicelle, un indice: les boutons/cloques *démangent* férocement.

Elle: Merci… Il ne reste qu’à attendre. Apparemment il y en a 1 qui gratte, les autres ça va.

Moi: Si les boutons deviennent des cloques et se multiplient, c’est la varicelle. Ne surtout pas gratter, cicatrices assurées!

Elle: je crains que ce ne soit ça… Et va empêcher un enfant de 4 ans et demi de se gratter !!

Et voilà, un exemple parmi cent mille de nos petits crowdsourcings quotidiens. Comment obtenir une information pertinente? Identifier les symptômes d’une maladie, trouver un resto de sushis pas trop hypé (optimiste), vendre son vieil iPod ou chercher un appart’ à louer pas trop cher pour la rentrée (optimiste, bis): toutes questions que j’ai vu des gens poser sur Twitter ou sur leur blogues, dans les cybercercles où je traîne mon butineur.

Mais comment on sait que l’info est bonne? Ah…

C’est là que l’élément jugeote entre en ligne de compte, ainsi que la comparaison avec l’expérience passée. Deux éléments, on le notera, importants pour l’examen critique d’un problème.

Et à propos d’expérience, je précise que pour la varicelle, je parlais de la mienne, en décrivant de mémoire les symptômes de ma propre rencontre avec cette sale bête de virus Varicella zoster, à l’âge de 15 ans. (Pas amusant du tout, vous pouvez m’en croire. Mon frère, beaucoup plus jeune, s’en est tiré avec une atteinte bénigne, mais j’ai eu droit à la transformation en monstre rougeâtre et pustuleux. Avec l’envie de s’arracher la peau.)

Mais, bon, je suis juste une blougueuse et Twitteuse parmi bien d’autres: pourquoi mon témoignage (que j’avais certes assaisonné de quelques compléments d’infos trouvés lors d’un rapide Googlage de précaution) devrait-il être pris pour argent comptant?

Je ne suis pas médecin, après tout. Et je ne tiens pas non plus un blogue médical. D’accord, j’ai une certaine culture scientifique, mais quand même.

J’imagine que mon interlocutrice m’a fait confiance d’emblée parce que cela fait longtemps qu’on se croise sur la Toile et que je n’ai pas vraiment une réputation de loufoque. (Enfin, j’espère…)

Et j’espère bien qu’elle a procédé aussi à ses propres vérifications, que ce soit sur un vrai site médical – ou, mieux, en menant le gosse chez le toubib.

Mais c’est quand même un peu vertigineux, comme responsabilité.

Moralité: ne prenez pas vos conseils de santé d’un blougue ou touitte lambda. Exigez des références, des sources, des précisions! Demander «d’où je parle», quand je me risque à donner des informations médicales, ce n’est pas seulement permis, c’est indispensable.

Sans blague.

Let’s test Rebecca Watson’s theory of nudity and catastrophes!

Pure genius. See the video for yourself. Or read the transcript.

(Y’know, it would be easy to sympathize with hodjatoleslam Sedighi. Somehow. Telling people to « repent » and pray – and cover themselfves with shapeless garments if they are females – is obviously cheaper for the authorities than building earthquake-proof houses. Or funding research in seismic detection and advance warning systems. And even if it doesn’t actually help, it makes the said authorities look like they do something. Which is paramount if they want to stay in power. Who needs facts when you can use people’s fears to control them?)

Mauvaises pratiques en climatologie ?

L’affaire dite du « Climategate », vous vous souvenez ?

Eh bien, elle devrait se solder par un non-lieu s’agissant des accusations de manipulations de données lancées à grand renfort de tam-tam médiatique contre le groupe de scientifiques de l’université d’East-Anglia (Royaume-Uni), la Climatic Research Unit. Non, en fait, il n’y a pas de leur part eu de « mauvaises pratiques », conclut aujourd’hui une commission d’experts indépendants (BBC News).

Ci-dessus : Graphique publié par H. Grudd dans la revue Science. En rouge, sa courbe des températures d’origine. En noir, la version d’Allègre.

Pendant ce temps, c’est un autre ténor de la dénégation du changement climatique qui subit un coup de chaud : notre « climato-sceptique » national, Claude Allègre. Comme l’explique Sylvestre Huet dans {sciences²}, le blogue scientifique de Libération, l’auteur de L’Imposture climatique est accusé par d’autres chercheurs d’avoir falsifié une courbe indiquant les relations au cours des derniers siècles entre température moyenne et teneur de l’atmosphère en CO2.

Cette courbe, due au paléo-climatologue suédois Håkan Grudd, montre qu’au cours des XVIIIe et XIXe siècle, la température moyenne à la surface du globe était sur une courbe descendante, puis change de sens vers 1900, où elle se met à grimper. En parallèle, durant la même période, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone commence à augmenter à partir de l’an 1800 environ et ne cesse de croître depuis. L’hypothèse est donc que l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère a atteint vers 1900 un seuil critique à partir duquel l’effet de serre est suffisant pour faire augmenter la température.

Mais dans la version d’Allègre, la courbe des températures diverge de celle de Grudd à partir de ce moment précis : d’abord elle monte moins vite, puis s’inverse même vers 1950.

Tout cela, proteste Grudd et ses collègues paléo-climatologues (spécialistes de l’étude des climats anciens à partir des traces qu’ils ont laissés dans les roches, glaces, fossiles, etc.), ne repose sur aucune nouvelle donnée ! Allègre aurait donc, dans son livre, falsifié des résultats. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois, puisqu’une paléo-climatologue britannique, Louise Sime, avait déjà accusé Allègre d’avoir déformé les résultats de ses travaux.

Pas joli, joli, monsieur l’ex-ministre !

Mars attacks – with avalanches!

Shamelessly taken from the latest entry of Bad Astronomy (y’know, Phil Plait‘s wonderful blog on science, scepticism and how a cold-hearted but high-energy universe is trying to kill us all):

This is an avalanche photographed on the Red Planet by the HiRISE camera (one of the experiments on board the Mars Reconnaissance Orbiter). Says Plait:

On the left you can see the surface of Mars: that’s frozen carbon dioxide — dry ice — covering the ground. The red brick-like pattern to the right of the ice is actually the face of a scarp, a steep cliff. We’re looking almost straight down on it, so it’s foreshortened, but don’t let that fool you; it’s 700 meters (2000 feet) high! […]

But right there is the plume of a large avalanche, the cloud still rising above the floor! Clearly this was caught within seconds of the landslide hitting the floor of the scarp. The shadow of the plume is clear and obvious below and to the left.

Pretty and impressive.

But why this display? One possible explanation: « it’s spring in the northern hemisphere of Mars, and the warming temperatures are sublimating the dry ice ». Which may be causing the slides, when the suddenly gaseous CO2 gets in the cracks of the rocks and dust, thus loosening debris into free-fall. The folks at HiRISE have been looking for this phenomenon and caught it into the act.

Dauntless

You got to hand it to Steve Novella (Neurologica, SGU, etc.): after a few rounds of harsh criticism from left and right in the skeptics’ camp about his calm, reasoned stance on AGW, he would have been justified to keep quiet for a time and let the ambers cool down, right?

But no, he’s done it again – with GM crops, this time!

Arguing from actual evidence, on such a hot-button topic? Now, that’s being intrepid. I take off my cap to you, sir.