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“L’Héritier du Tigre”: Un livre à télécharger légalement, ça vous dit?

Le mois dernier, en commençant la publication par épisodes de mon roman L’Héritier du Tigre (voir ici pour l’explication), j’avais promis qu’une fois le feuilleton achevé, je mettrais aussi en ligne le texte complet sous forme compatible avec les liseuses et autres tablettes numériques. Cela a finalement pris un peu plus de temps que je pensais, mais chose promise, chose due: on trouvera tous les liens ci-dessous!

Je tiens à remercier particulièrement Beranger, qui a montré son intérêt pour l’entreprise depuis le début, et à qui on doit une très bonne version epub du livre avec table des matières, prête à être chargée dans la tablette de votre choix. (C’est d’ailleurs cette version que j’ai utilisée pour préparer le fichier .mobi, compatible avec divers appareils, dont le Kindle.)

  • L’Héritier du Tigre, par Irène Delse: version .epub (509 ko)
  • Version Mobipocket/Kindle: .mobi (408 ko)
  • Format PDF imprimable: .PDF (1,2 Mo)
  • Texte seul: .txt (575 ko)
  • Texte enrichi: .RTF (1,4 Mo)
  • Format page web: .html (884 ko)

(Tous ces fichiers peuvent être téléchargés gratuitement sur Box.net. S’il y a un problème, merci de me contacter.)

Je rappelle que ce texte est publié sous la licence Creative Commons 3.0 NC-BY-SA (Attribution, Pas d’utilisation commerciale, Partage aux mêmes conditions) et qu’on peut donc le partager sans problèmes à condition évidemment de mentionner le nom de l’auteur, de garder les copies (et éventuellement les œuvres dérivées, soyons fous) sous le même régime juridique, et de ne pas essayer d’en tirer un profit commercial sans l’autorisation de l’auteure – c’est moi.

Et si d’aventure il se trouvait un éditeur intéressé, est-il besoin de dire que je l’écouterais, a priori, avec la plus grande attention?

Bonne lecture!

The bots? You know, the ones trying to take advantage of the ebook freebies you intend for your fans… C.J. Cherryh, of Closed Circle, reports on her bout of website-cleaning.

Want an ebook for Halloween? Closed Circle is where it’s at!

And just so you know, I’m talking indie editions of major sci-fi/horror writers here: three authors, C. J. Cherryh, Jane Fancher and Lynn Abbey, have joined forces to re-issue some of their classic but out-of-print titles as e-books under the Closed Circle banner – with revised texts, new cover art, and (need it to be said?) no DRM whatsoever! All that for very reasonable prices, and secure payments through Paypal. A fan’s dream come true.

Three authors on the web

Several titles have already been published, including Cherryh’s Faery Moon (a dark, Celtic flavored fantasy novel) and the classic SF titles Heavy Time and Hellburner. (Yes, I’m a huge Cherryh fan, how did you guess?)

And then, there’s Lynn Abbey‘s fantasy novels and short stories, and Jane Fancher’s Ringdancers series, and the freebies (short fiction, flyers, etc.) and the bazaar, a.k.a. the Cafepress annexe, and…

And, oh yes, the authors/editors/webmistresses have managed to re-issue two particularly delicious titles just in time for Halloween: the (long out of print, shame on the publishers) Russian-themed fantasy/ghost story Rusalka, by C. J. Cherryh, and Jane Fancher’s Blood Red Moon, this one being (you guessed it) a vampire story. A modern, urban one. With a cat.

Need I say more?

Les tuyaux de l’écrivain: auto-édition électronique

Pour les auteurs (ou les petits éditeurs) qui voudraient prendre en main leur publication sous forme numérique mais se demandent si c’est seulement faisable, en pratique, je citerai ce message de Jean-Claude Dunyach sur la liste SFFranco:

La procédure pour fabriquer un livre électronique en format Epub est assez simple, si le fichier d’origine n’a pas une mise en page tarabiscotée (c’est le cas de la très grande majorité des romans ou recueils de nouvelles). Pour ceux que ça intéresse, l’explication détaillée figure sur le blog de Thierry Crouzet, ici:
http://blog.tcrouzet.com/2010/10/04/texte-vers-epub/

Sur le même blog, on trouve également des tas de conseils utiles pour mettre ses livres sur des plates-formes de téléchargement, genre Apple:
http://blog.tcrouzet.com/2010/09/10/comment-publier-su…
C’est l’occasion d’essayer, non ?

Que dire de plus? À part un retentissant: «Merci, les gars!»

On y est, le livrel commence à cannibaliser le papier!

Au niveau mondial, du moins, la tendance est nette pour la littérature dite «de genre»: SF, fantasy, romans à l’eau de rose… Là-dessus, il faut lire l’article de Nicolas Gary dans ActuaLitté, qui reprend sur un mode ironique le papier du magazine professionnel américain The Bookseller [en] à propos de l’enquête Nielsen Bookscan sur l’évolution des ventes de livres numériques entre 2009 et 2010.

Cannibaliser? Miam!

Bon. Quand on dit «mondial» dans cette enquête, entendre surtout «Amérique du Nord». Même si on sait par ailleurs que les livres numériques marchent aussi très bien au Japon, en Corée du Sud, et de plus en plus en Chine, où sont de toutes façons fabriquées la plupart de ces machines…

Mais c’est évidemment surtout une tendance lourde au pays d’Amazon.com, qui se fait discret sur les parts de marché du Kindle, et pour cause… (The Digital Reader [en].)

Et les éditeurs français, dans tout ça? Ben… Ils auraient tort de se bercer d’illusions sur le fait qu’Amazon, le «Godzilla des ebooks», n’a pas les mêmes parts de marché dans notre pays. Le Kindle est disponible en France, même s’il ne peut permettre de bénéficier des mêmes avantages qu’aux USA (notamment la connexion sans fil gratuite à la boutique en ligne, pour télécharger des livrels sans passer par un ordinateur).

Car nous ne sommes pas épargnés par la révolution des tablettes. Faut-il vraiment épeler le nom de la machine qui a bouleversé le secteur? Cela commence par i

À ce propos, voilà une autre statistique qui devrait faire chaud au cœur des éditeurs de France et de Navarre: l’application iBooks pour iPad est plus populaire que Facebook et Twitter! (Source: The Bookseller [en], encore une fois.)

Bref, pas de panique. Ou plutôt, au lieu de regarder ces chiffres de la littérature d’évasion grand public aux USA avec une inquiétude mêlée de mépris et d’un vague soulagement, nos amis les éditeurs de littérature «blanche» auraient plutôt intérêt à en prendre de la graine. Le public est prêt à passer au numérique, si c’est pour lire des trucs qui le passionnent, à un prix raisonnable. (Pourquoi en les sagas de fantasy et de SF et les romans d’amour? Parce que le concurrent du numérique est souvent le mass market paperback, un poche bon marché qui n’a ni grand attrait esthétique, ni guère de valeur à la revente. Donc acheter en numérique ne fait pas perdre grand chose.)

Question machines, c’est bien simple: les choses évoluent très vite. Il y a des convergences entre d’une part tablettes et téléphones multifonctions («smartphones», quoi), et d’autre part entre les tablettes multimédias (type iPad, Archos, Dell…) et les liseuses spécialisées, celles qui sont construites autour d’un dispositif d’affichage sur papier électronique («e-paper»). Les liseuses de dernière génération sont désormais souvent tactiles et incluent le Wifi et/ou la 3G.

Conseil pratique: pour se tenir au courant, rien de tel que le blogue eBouquin, en français.

Non, maintenant, la balle est bien dans le camp des éditeurs. Parce que si cette année 2010 a vu le phénomène de la «rentrée littéraire numérique», le reste du catalogue des éditeurs français est encore loin d’être numérisé. Dommage.

Surtout que l’autre raison du succès des littératures populaires en édition numérique outre-Atlantique (outre le côté addictif des séries, et un prix assez compétitif par rapport au papier), c’est que les éditeurs y sortent depuis des années de très nombreux titres, et que ce n’est pas près d’arrêter!

C’est fou, non? Donnez le choix aux gens, et ils sont tout de suite un peu plus intéressés…