Archives de Catégorie: Manière de penser

« Tous demandent à Lalon sa religion et sa caste. Lui demande : à quoi ressemblent ces choses ? »

C’est important de rappeler que la libre pensée n’est pas l’apanage des pays occidentaux, ni de l’époque contemporaine. Et si le langage reste souvent une barrière, la musique peut servir de passeport, témoin cette chanson, trouvée grâce au blog de l’écrivaine et militante féministe athée Taslima Nasreen :

Paroles (traduites à partir des sous-titres et de la page Wikipédia en anglais sur l’auteur, Lalon) :

« (Refrain) Tous demande à Lalon à quel jât [litt. « naissance », comprenant caste et religion] il appartient en ce monde,
« Lui demande à quoi ressemble un jât ? Il n’en a jamais vu de ses yeux !

« La circoncision marque l’homme musulman,
« Mais quelle est la marque de la femme musulmane?
« Un homme de la caste des brahmanes se reconnaît à son fil sacré,
« Mais qu’est-ce qui distingue la femme brahmane ?

‘Tous demande à Lalon à quel jât il appartient en ce monde,
« Lui demande à quoi ressemble un jât ? Il n’en a jamais vu de ses yeux !

« Les uns portent des mâlâs [chapelets hindous],
« D’autres des tasbihs [chapelets musulmans],
« Les gens disent appartenir à différents jâti,
« Mais portais-tu le signe de ton jât quand tu es venu au monde ?
« Le porteras-tu quand tu quitteras ce monde ? »

N.B. La chanson est en bengali, et le chanteur s’accompagne d’un ektara, instrument traditionnel des Bâuls, les bardes itinérants du Bengale. Parmi eux, le plus fameux est Lalon (dit Lalon Shah ou Lalon Fakir), poète, mystique, et réformateur social né à la fin du 18e siècle, dont les chansons critiquaient de façon radicale le sectarisme des castes, ethnies et religions qui divisaient le pays.

Bien que pauvre et illettré, Lalon n’en est pas moins devenu en Inde et au Bengladesh un symbole de la tolérance religieuse. De son œuvre se réclament de nombreux penseurs, en Inde et au-delà, depuis le Prix Nobel Rabindranath Tagore (qui favorisa la reconnaissance des Bâuls pour leur contribution à la musique, à la poésie et à la pensée indienne) jusqu’à Allen Ginsberg. Le répertoire des Bâuls est aujourd’hui inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Résister… et construire !

On parle beaucoup d’indignation, et de Résistance, bien sûr. Mais souvenons-nous : la mort de Stéphane Hessel est aussi celle de l’un des créateurs de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.

Merci à Taslima Nasreen de le rappeller.

Après cela, dans son rôle de diplomate, Hessel avait aussi œuvré à la décolonisation, ainsi qu’au développement des instances internationales et des programmes de coopération, dans une optique cohérente de paix, de respect de la personne humaine et de reconnaissance du droit des peuples à l’autodétermination.

Ne pas tolérer l’injustice, construire un avenir meilleur : deux facettes d’un même engagement, quoi qu’en disent certains esprits chagrins.

Irène:

Après l’instrumentalisation de l’histoire au nom de la mémoire, c’est la recherche en sciences sociales qui se retrouve mise en accusation au cours d’un débat politique. Mais de quoi a-t-on donc si peur ?

Originally posted on Genre !:

Edit 14/12, 22h50: pour plus de clarté, j’ai remplacé dans le titre « contrôler » par « censurer ».

Le 7 décembre 2012, les député·e·s UMP Virginie Duby-Muller et Xavier Breton ont présenté à l’Assemblée Nationale une « Proposition de résolution demandant la création d’une commission d’enquête sur l’introduction et la diffusion de la théorie du gender en France ».

Cette proposition de résolution intervient alors que font rage les débats sur le « mariage pour tout·e·s », présenté par les deux signataires comme une conséquence de l’influence de la « théorie du gender ». L’initiative a fait l’objet d’un écho assez faible dans les médias, qui soulignent son lien avec la polémique lancée en 2011 par des traditionalistes et conservateurs milieux catholiques, déjà relayée à l’époque par 80 déput·e·s UMP. L’un d’eux avait même demandé une enquête de la Miviludes, l’organisme chargé de la lutte contre les sectes.

Comme en 2011, le traitement médiatique de cette polémique se…

Voir l'original 1 453 mots de plus

Un baiser aussi pour les garçons

Allez, avouez que le fameux « baiser de Marseille » n’a pas fait plaisir qu’aux lesbiennes… ni celui, télévisé, entre Audrey Pulvar et Enora Mala ! Comme le fait remarquer @scolastik sur le blog Féminismes, c’est toujours plus facile de faire passer le baiser de deux filles dans les médias grands publics. (Comme par hasard, l’animateur de l’émission Touche pas à mon poste, qui avait d’abord proposé de refaire les deux unes des Inrocks sur les baisers entre 2 filles ou 2 garçons, a finalement « annulé » celle avec les mecs et gardé uniquement les nanas… Vous avez dit « sexploitation » ?)

Allons, allons, pensons à nos amis les hommes ! Et pour eux, je reposte ici un classique qui fera aussi chaud au cœur des geeks de tous sexe, âge et orientation sexuelle : le baiser surprise de David Tennant à John Barrowman lors de la convention Comic Con 2009 !

Photo : David Tennant embrasse John Barrowman sur la bouche

Doctor Who et Captain Jack Harkness in « Epic kiss! »

Et pour voir ou revoir toute la scène, on peut aller sur YouTube regarder toute la scène… ou juste l’instant crucial. (Attention le son ! Comme on peut s’y attendre, la réaction des fans est lourde en décibels.)

Voilà, voilà. Un petit bisou bien gentil, en tout bien tout honneur. Et pas de discrimination sur les internets. ;-)

Pourquoi je blogue sous nom de plume

Entre autres choses, parce que je veux pouvoir mettre une cloison entre mes employeurs et moi-même; et, lorsque je dis ce que je pense, ne pas risquer de perdre mon job.

Histoire par exemple d’éviter le genre de mésaventure qui vient d’arriver à un épidémiologiste américain (qu’on ne désignera ici, pour ne pas lui causer plus d’ennuis, que [correction suite au dernier billet de Liz Ditz] sous l’étiquette de Mr. Epi, et l’affaire en question, #EpiGate) dont le « vrai nom » figurait sur son blog et sa page Twitter, et qui travaille dans un département de santé publique. Là-bas aussi, il y a une sorte de devoir de réserve pour les “civil servants”… Et son employeur vient de lui signifier qu’il devait choisir entre cesser son activité en ligne de critique des pseudo-sciences (et notamment d’un sujet très sérieux sur le plan de la santé publique, les mouvements anti-vaccination, sur lequel ce blogueur était capable de parler en toute connaissance de cause) – ou bien perdre son emploi.

Ils auraient été soumis à des pressions juridiques, notamment de la part d’un individu qui a revendiqué lui-même avoir œuvré à faire taire le blogueur. Ce charmant fauteur de harcèlement en ligne serait un certain Rhett S. Daniels, entrepreneur dans l’industrie pharmaceutique et (tiens, tiens!) activiste anti-vaccins, qui semble un peu moins fier maintenant que le projecteur commence à se braquer sur lui…

Après s’être vanté d’avoir employé son argent et ses avocats pour faire pression sur un blogueur indépendant, et proféré des menaces contre d’autres blogueurs sceptiques et scientifiques (oui, jusqu’à des menaces contre leur famille), il s’est mis depuis quelques jours à tenter d’effacer son activité en ligne sur Facebook et autres sites… Oh, comme c’est embarrassant, n’est-ce pas!

Entre parenthèses, voilà un nouvel exemple de l’importance du pseudonymat pour une vraie liberté d’expression… Et une triste illustration du genre de choses que la politique des « vrais noms » de Google+, Facebook ou encore Science Blogs ne peut que favoriser.

Ironie du sort, le blogueur qui doit ici se taire a été victime d’une absence de pseudonymes, et son harceleur tout autant. La différence réside dans les moyens d’action. Le second a l’avantage sur le plan du poids économique… Mais ce genre de chose ne compte guère, voire peut se retourner sur vous, devant le tribunal de l’opinion publique.

C’est aussi, incidemment, une impeccable réfutation de la trop rebattue G.I.F.T., n’est-ce pas…

En revanche, une identité en ligne distincte de l’identité légale (familiale, professionnelle, etc.) mais cohérente, soutenue sur le long terme, et utilisée de façon responsable, est aussi « réelle » et fiable qu’un « vrai nom ». Bref, et si on essayait un nouveau théorème, hmm?

Pseudonyme + temps (en Années) + Responsabilité = Fiabilité (d’Après InterneT).

Ou, en abrégé, P.A.R.F.A.I.T. (1)

(Je sais, je sais, il faut un peu bidouiller pour arriver au résultat. Mais c’est en accord avec la tradition de s’amuser avec les acronymes, n’est-ce pas?)

____

(1) Et en anglais, on pourrait dire, heu… ‘Nym + Years + Consistency = Kudos? N.I.C.K. is not much one for G.I.F.T. but he’s a real useful guy to have with you online. ;)

Le cas Jean-Pierre Petit, de la complexité des sciences aux pièges de l’imagination

Encore un épisode à ne pas manquer du balado Scepticisme scientifique, où cette-fois Nicolas Gauvrit se penche sur le cas étrange de Jean-Pierre Petit, physicien, vulgarisateur scientifique, auteur de bandes dessinées… Mais aussi persuadé de l’existence d’une vaste conspiration impliquant le Pentagone, la quasi-totalité des scientifiques américains, et des extraterrestres tour à tour timides et amateurs de publicité, les (trop?) fameux Ummites.

Cela fait beaucoup pour un seul homme? Oui et non. Le cas de chercheurs scientifiques, souvent brillants, se fourvoyant à un moment ou un autre de leur carrière en direction de la pensée irrationnelle est quasiment un classique.

(On pourra par exemple utilement se référer au bouquin de Michael Schermer, Why People Believe Weird Things, 1997).

J.-P. Petit est ici en bonne compagnie, avec des Prix Nobel comme Linus Pauling et sa croyance en l’effet miraculeux des mégadoses de vitamine C, ou Luc Montagnier et son soutien à la très vaseuse « mémoire de l’eau »; ou encore avec la microbiologiste américaine Lynn Margulis, qui s’est fait un nom en présentant dans les années 1960 la théorie, alors révolutionnaire mais aujourd’hui largement acceptée, de l’origine symbiotique des organelles (les mitochondries et autres structures internes des cellules eucaryotes, y compris celles du corps humain) – mais qui depuis plusieurs années soutient envers et contre tout que la sélection naturelle ne joue pas un rôle important dans l’évolution, mais que ce rôle est dévolu aux symbioses; que les papillons n’ont pas évolué à partir d’une espèce d’insecte primitif, mais par symbiose poussée entre différentes espèces d’invertébrés (au passage, le pauvre Buffon, avec son critère de non-interfécondité, doit se retourner dans sa tombe); et que les agents infectieux de diverses maladies, notamment le Sida, ne suffisent pas à déclencher la maladie, mais qu’il y faut aussi la présence de… oui, vous l’avez deviné, de symbioses!

La ressemblance avec le cas Petit est frappante. Pour lui, le dada favori, le cheval de bataille, ce sont probablement les espoirs déçus quant au développement de nouvelles méthodes de propulsion (sur lesquelles il avait travaillé sans recevoir du CNRS le soutien qu’il pensait dû à des pistes qui semblaient prometteuses) qui ont pu le prédisposer à croire que c’était possible quand même, quelque part, de quelque façon, peut-être par des extraterrestres plus avancés que nous? Et pourquoi pas avec la complicité des nos éternels rivaux d’outre-Atlantique, dont le Département de la défense finance bel et bien toutes sortes de recherches, depuis ARPANET jusqu’à certains phénomènes de psychologie sociale?

Et pourquoi ne pas sauter un peu plus dans la spéculation en imaginant qu’extraterrestres et armée américaine tirent les ficelles de tout ce qui se passe, ou presque, de la recherche en aéronautique jusqu’aux attentats du 11 Septembre?

(Intéressante coïncidence: Lynn Margulis aussi a des penchants « Truthistes ».)

On pourrait se contenter de hocher tristement la tête en marmonnant « Plus dure sera la chute… » et passer à autre chose. Mais ce que fait Nicolas Gauvrit, dans cet Épisode 118 du balado, c’est de chercher à comprendre comment on passe de l’intuition scientifique hors du commun, mais féconde, à la théorie carrément irrationnelle et coupée de la réalité.

Du moins de toute réalité tangible, testable, réfutable. Par exemple, puisque les lettres des mystérieux Ummites contenaient des concepts scientifiques qui lui semblaient extrêmement avancés, et qui lui ont permis (à ce qu’il raconte) de progresser dans ses recherches, Jean-Pierre Petit en a conclu qu’elles ne pouvaient venir d’un banal terrien, mais d’une espèce ultra-intelligente. Surtout quand ces lettres disaient du bien de la sienne, d’intelligence…

L’hypothèse d’un canular monté par un banal terrien qui aurait eu à la fois une solide culture scientifique et un sens de l’humour bizarre ne l’a donc pas effleuré; alors que c’est quand même la première idée qui m’est venue à l’esprit en entendant le compte-rendu de Nicolas Gauvrit, avant même la mention de José Luis Jordán Peña – peut-être que les ufologues devraient lire plus de romans policiers?

Ou bien juste réviser le principe du rasoir d’Occam. Vous savez, que l’hypothèse qui fait intervenir le moins de suppositions est probablement la plus proche de la réalité? Une règle utile pour éviter de perdre le contact…

Dans le même genre, je ne saurais trop recommander aux gens attirés par les théories du complot de méditer un autre principe, dit du rasoir de Hanlon: ne jamais attribuer à une intention malveillante ce que la stupidité (donc l’incompétence et/ou une mauvaise organisation) suffit à expliquer.

Ce qui nous amène à un épisode cité par Gauvrit vers la fin du balado, quand il explique pourquoi Jean-Pierre Petit a pu se sentir à l’étroit dans le cadre de l’institution qu’est le CNRS, avec son esprit bouillonnant de créativité et prompt à voir des liens entre éléments parfois un peu trop éloignés. Petit raconte (et ici, on est obligé de le croire, donc je prendrai l’anecdote avec un grain de sel jusqu’à preuve du contraire) qu’un jour, sa hiérarchie au CNRS lui aurait envoyé une lettre l’enjoignant d’être moins créatif, bref de ne plus s’intéresser à des voies parallèles de recherche mais de se contenter de suivre le programme décidé. En somme, de rentrer dans le rang.

Si c’est vrai, c’est bien dommage pour le CNRS. Comment décourager des éléments qui pourraient être brillants et les lancer dans l’impasse scientifique (quoique fort médiatique) des pseudo-sciences…

Ici, on me pardonnera une réflexion tirée de mon expérience personnelle. Je ne travaille pas moi-même dans la recherche, ni l’enseignement des sciences, mais il se trouve que j’ai poursuivi jusqu’au troisième cycle une formation universitaire en biologie. Stages dans des labos, mémoires de recherche et fréquentation d’enseignants-chercheurs mais aussi de chercheurs d’un institut de recherche publique, l’INRA, m’ont appris une chose ou deux sur la façon dont fonctionne la science moderne.

C’est à la fois très simple et très compliqué: en équipe.

Je me souviens de l’ennui qu’il y avait à répéter dix fois la même série de gestes pour préparer une manip biochimique à l’INRA, mais aussi de la précision nécessaire à chaque fois, parce que votre manip sera ensuite utilisée par d’autres personnes, et leurs résultats ne peuvent être considérés comme valides s’ils sont contaminés à cause de votre inattention. Ou pire, si vous vous imaginez que vos idées valent mieux que les autres et que vous modifiez le protocole expérimental sans en référer à personne, juste parce que ça semble une bonne idée… Bref, oui, il peut être dangereux pour un chercheur de ne suivre que son intuition et de « sortir des cadres ».

Je me souviens d’un prof de génétique des populations dont la passion était les papillons, qui était capable d’arriver en retard en cours parce qu’il avait aperçu un spécimen rare et avait pris une photo, mais qui aimait à dire: « Je connais ma place dans notre groupe de recherche, ce n’est pas le décideur, mais la boîte à idées. »

Il reconnaissait lui-même qu’il n’avait pas l’esprit fait pour les questions administratives, ni pour organiser un groupe de personnes, ni pour décrocher des bourses et des financements auprès des organismes publics, des fondations et des  entreprises. Mais, heureusement pour lui, il avait trouvé place au sein d’une équipe qui appréciait ses contributions dans les séances de brainstorming, sa capacité à rapprocher des secteurs apparemment distincts (les variations génétiques chez certains papillons sud-américains lui faisaient penser à ceux d’un groupe de plantes de Corse, par exemple), et où les idées spéculatives n’étaient pas oubliées mais notées, au cas où… Et il arrivait qu’on était bien content de les avoir, parfois, pour sortir d’une impasse rencontrée dans une voie plus classique de recherche.

Au fond, ce qui est parfois difficile, en science, c’est qu’il faut être tantôt extrêmement audacieux, tantôt extrêmement humble. Des qualités contradictoires et qui peuvent être difficiles à réunir chez un seul individu, certes… Mais lorsqu’un groupe parvient à créer les conditions pour faire fonctionner de concert différents types d’intelligence (dirait-je en symbiose, Ms. Margulis?), alors qui sait à quoi ils peuvent arriver tous ensemble?

Cela nous a déjà emmenés sur la Lune et dans les profondeurs de l’océan, permis de manipuler jusqu’au code génétique des êtres vivants, d’observer les particules élémentaires tout comme les confins de l’univers visible – et même le complexe fonctionnement en temps réel du cerveau humain.

Le procès en Class Action que Boiron n’avait pas envie d’affronter

…Mais qui aura lieu quand même en Californie. Hélas, pas d’article en français à ma connaissance (tiens, tiens) [màj du 19/08: depuis, le cas a été mentionné sur le forum des Sceptiques du Québec, que je salue ici], mais le blog sceptique et satirique américain The Jayfk y consacre un fort intéressant billet.

(Source: Butterflies & Wheels.)

On y apprend que Ms Gina Delarosa, résidente du conté d’Orange, en Californie, a déposé le 31 août 2010 une plainte en action collective (class action) contre Boiron USA, Inc. (filiale de notre bon vieux Laboratoires Boiron national), au nom de plusieurs clients qui s’estimaient escroqués par les pilules “Children’s Coldcalm®”, vendues comme médicament anti-rhume pour enfant, et qui seraient en fait… inefficaces.

Anti-Homeopathy poster (PG version)

Les vrais composants de l'homéopathie, si la mémoire de l'eau était une réalité...

Quoi, des clients râlent parce qu’un produit homéopathique n’a pas d’effet? Qu’il ne soulage même pas les symptômes du rhume comme c’est prétendu sur la boîte? Où va le monde…

Évidemment, ça ne fait pas les affaires de Boiron, qui dépose donc un recours devant un tribunal fédéral. Pas de chance pour lui, mais bonne nouvelle au contraire pour les plaignants: le labo a été débouté le 27 juillet dernier. C’est donc bien la justice qui tranchera si les affirmations de Boiron quant à son médicament censé soulager congestion nasale, maux de gorge, sinus douloureux et autres désagréments liés au rhume sont basées ou non sur des réalités.

Aïe, aïe, ça risque de faire mal. En droit, on n’a guère l’habitude des preuves qui sont d’autant plus efficace qu’elle sont plus diluées

(Màj du 09/08/2011)

Quelques liens en bonus, suite à une polémique hier sur Twitter, parce qu’il est parfois nécessaire de revenir au B, A, Ba:

Et ce n’est là qu’une sélection des sources les plus argumentées et les moins virulentes par le ton à propos des médecines dites « alternatives ». Si on a l’estomac solide, on peut toujours aller regarder du côté du blogue Imposteurs [fr] ou du podcast de Mark Crislip, Quackcast [en]. Ce n’est pas très diplomatique, mais ça fouette le sang!

  • P.S. Billet cité sur Rue89. Cool. :)