Les aventures d’un cuiseur à riz – Faire du pain

Dans la catégorie des choses à faire au moins une fois dans sa vie pour ne pas mourir idiote, j’ai testé pour vous… le détournement de cuiseur à riz. Un peu d’esprit geek, un peu de système D, une bonne louche de curiosité, et surtout, surtout, pas mal de patience avant de voir le résultat. Soyez prévenus !

Photo : miche de pain sortant du cuiseur à riz, rompue pour montrer la mie

Mon pain à moi que j’ai fait ;-)

Donc, depuis Noël dernier, je suis l’heureuse propriétaire d’un gentil auto-cuiseur à riz tout simple, mais qui fait bien le travail. (Notamment question conservation au chaud. L’isolation thermique est un critère important pour choisir un de ces ustensiles, on s’en doute.) Et je l’ai bien mis à contribution pour cet usage, merci le Japon, la Corée et la Chine pour avoir exporté ces outils chez nous.

Mais cela me démangeait de tester les autres possibilités de la bête, telles que rencontrées au détour d’une navigation internet. Faire des gâteaux, par exemple, voire du pain

Et le résultat ? Eh bien, ça marche ! Mais si, mais si. :-)

Recette et commentaires

Après moult recherches googliques, j’ai finalement choisi d’adapter une recette trouvée sur le blog anglophone Knifing Forking Spooning : "No-Knead Bread in a Rice Cooker", bref comment faire du pain sans four ni machine à pain, et sans pétrir non plus. Pas plus simple, en somme. Et surtout, c’est bien ce que nous, en France, appelons du pain, et non du pain de mie ou brioché : une miche faite avec de la farine de froment, de l’eau, du sel et de la levure boulangère. Pas de sucre, matière grasse ou autre. Du pain, du vrai, quoi.

Les mesures d’origine sont en unités américaines (cups et compagnie) mais j’ai utilisé ce convertisseur en ligne pour les équivalences.

Ingrédients

- 380 g de farine à pain (type 55 dans mon cas)
- 35 cl d’eau
- 1 sachet de levure boulangère instantanée (ou l’équivalent en levain)
- 1 bonne pincée de sel

Ustensiles

Auto-cuiseur à riz
Verre gradué
Spatule (bois, plastique ou silicone)
Essuie-tout
Torchon ou plat propre
Maniques
Couteau pointu, fourchette ou cure-dent

Préparation

Verser les ingrédients secs dans la casserole du cuiseur à riz. Ajouter l’eau. Mélanger avec une spatule (de préférence en bois ou en plastique pour ne pas abîmer le revêtement) de façon à obtenir une pâte homogène. Essuyez l’extérieur de la casserole et remettez-la dans le cuiseur à riz, puis laissez reposer toute une nuit dans le cuiseur fermé, débranché. Durée totale : de 12 à 18h environ (mais pas plus sinon la levure se dégrade et meurt).

Au bout de ce laps de temps, la surface de la pâte devrait être piquetée de petites bulles, signe (tout comme l’odeur acide du mélange, qui est normale) que les micro-organismes de la levure ont bien fait leur boulot. À ce stade, il faut travailler un peu la pâte. Attention, c’est très gluant.

Farinez-vous bien les mains et saupoudrez un peu de farine à la surface de la pâte. Repliez celle-ci une ou deux fois sur elle-même, autant que faire se peut. (C’est là que je n’ai pas tout à fait réussi à suivre les instructions. Je ne sais pas si c’est mon mélange ou mon manque d’expérience, mais je n’ai pu que tirer sur la masse et vaguement ramener une poignée ou deux en-dessous du reste…) Lissez et arrondissez la masse de façon à former un pâton bien rond. Puis refermez le couvercle et laissez reposer 2h de plus.

Cuisson

Branchez le cuiseur à riz et appuyez sur "cuisson". La machine s’arrêtera automatiquement quand elle atteint 100 °C, mais bien sûr, ce n’est pas terminé. En fait, c’est là qu’il faut vraiment s’armer de patience !

Une fois le cuiseur arrêté, attendre quelques minutes puis faites repartir la cuisson. Recommencez autant de fois que nécessaire, en appréciant la bonne odeur de pain cuit qui va peu à peu emplir la pièce… On se croirait (presque) chez le boulanger. Vérifiez de temps en temps l’état de la pâte avec un cure-dents ou la pointe d’un couteau : une fois qu’elle forme une masse solide (mais avant que le fond ne carbonise), il faut la retourner et faire cuire à nouveau. Pour cela, renversez la casserole sur un plat ou un torchon propre, en faisant attention à ne pas vous brûler en touchant les parois métalliques. Une paire de maniques est utile à ce stade.

Le temps de cuisson total va dépendre de votre pâte et de votre cuiseur à riz. Dans mon cas, il a fallu un peu plus de 2h30. Ouf.

À la fin, le pain doit être doré à l’extérieur, blanc et moelleux à l’intérieur, avec de fines bulles, pas trop dense. Et tout cela vous a probablement mis en appétit ! Une tranche de pain chaud sur lequel on fait fondre une lichette de beurre… Miam.

Alertez les auteurs : vos indisponibles ne le sont pas pour tout le monde ! #ReLIRE

Petit message que font passer en ce moment plusieurs auteurs et petits éditeurs (Jean-Claude Dunyach sur les forums de science-fiction et fantasy, François Bon sur son blog), et qui mérite d’être répété : toute personne qui publie ou a publié au moins un livre diffusé sur le marché français a intérêt à faire au plus vite un petit tour du côté du Registre des Livres Indisponibles en Réédition Électronique (ReLIRE) de la BNF et vérifier si ses œuvres y figurent…

Si c’est le cas, congratulations : vous avez 6 mois (c’est la loi) pour vous opposer à "l’entrée en gestion collective agréée", c’est-à-dire pour éviter de perdre votre droit à rééditer (ou non) ces œuvres en numérique et à les gérer vous-même, ou à confier ce droit à l’éditeur de votre choix.

Et encore, bien heureux si le registre ne contient pas vos titres à tort ! Bien que cette loi ne concerne, en principe, que les livres publiés en France entre le 01/01/1901 et le 21/12/2000 qui sont toujours sous droit d’auteur et qui ne sont pas actuellement publiés, ni sur papier ni sous forme numérique, la liste des couacs recensés est impressionnante : titres publiés en langue française chez un éditeur étranger (par exemple québécois) mais recensés parce que le livre était disponible en France ; titres épuisés dans l’édition d’origine mais republiés sous forme électronique ou même papier par l’auteur lui-même, ou par un éditeur artisanal comme Publie.net ; éditions postérieures au XXe siècle, comme certains titres de feu mon éditeur, le Navire en pleine ville

Heureusement pour moi, toutefois,  L’Héritier du Tigre a échappé (pour le moment ?) aux griffes maladroites de ReLIRE : je ne le trouve pas dans le registre, ni en cherchant par nom, ni par titre, ni par éditeur. Capture d’écran à l’appui :

Capture d'écran : registre des indisponibles de la BNF (ReLIRE)

NB : recherche faite, je ne trouve pas mon livre, ce qui est normal (capture d’écran du 24/03/2013). Au moins la loi ici est respectée.

Non mais c’est vrai, quoi.

Vu que ce titre est paru pour la première fois en 2006, chez le Navire en pleine ville, et qu’en 2011, après la disparition d’icelui, j’ai mis le roman en diffusion numérique ici même, sur ce blog. Robots fureteurs de la BNF, archiveurs numériques, sociétés de gestion collectives : prenez-en bonne note !

(Dommage quand même que l’État, via la Bibliothèque nationale, ainsi que les sociétés de gestion, laissent aux auteurs et aux éditeurs la tâche de vérifier l’exactitude du registre. Pas comme s’ils n’avaient que ça à faire, hein… Et tiens, au fait, où sont les Gallimard et consorts qui pleuraient quand c’était Google qui voulait imposer le système de l’opt-out ? Hmm ? Je crains que la conclusion qu’en tireront beaucoup d’auteurs, à l’avenir, est que le système français classique, où un auteur confie à un éditeur la gestion de tous ses droits, est obsolète, et que pour trouver un partenaire qui s’occupe de leurs intérêts, c’est vers les agents littéraires qu’il faudra se tourner… Encore faut-il en avoir les moyens, bien sûr.)

Il plie et ne se déracine point

Photo : platane qui repousse après avoir été mis à terre et à moitié déraciné

Le platane qui pousse à l’horizontale (photo Irène Delse, 16/03/2013)

 

À la place des tempêtes, je serais vexée qu’un arbre que j’ai mis par terre, non seulement ne se déracine pas, mais repousse à plusieurs endroits…

Résister… et construire !

On parle beaucoup d’indignation, et de Résistance, bien sûr. Mais souvenons-nous : la mort de Stéphane Hessel est aussi celle de l’un des créateurs de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.

Merci à Taslima Nasreen de le rappeller.

Après cela, dans son rôle de diplomate, Hessel avait aussi œuvré à la décolonisation, ainsi qu’au développement des instances internationales et des programmes de coopération, dans une optique cohérente de paix, de respect de la personne humaine et de reconnaissance du droit des peuples à l’autodétermination.

Ne pas tolérer l’injustice, construire un avenir meilleur : deux facettes d’un même engagement, quoi qu’en disent certains esprits chagrins.

Mon recueil de nouvelles de nouveau disponible sur Lulu.com

De temps en temps, on me demande des nouvelles de ma prose, notamment pour savoir si ces textes sont disponibles, et si oui sous quelle forme. Récemment, c’est @Monolecte qui, convertie aux liseuses (chouette !) voulait savoir si mon roman était disponible comme livre électronique. La réponse est oui (voir la page "Textes de fiction" dans le menu en haut de ce blog) ; mais cela m’a rappelé que j’avais en 2008 tenté l’aventure de l’autoédition, en publiant un petit recueil chez Lulu.com : La Faim et autres nouvelles.

Image : couverture de livre, style science-fiction (texture métallique, motif fractal)

La Faim et autres nouvelles par Irène Delse (Lulu.com)

Au départ, il s’agissait uniquement de la version papier, mais il s’y est entre temps ajouté la possibilité d’offrir la version PDF, puis bien sûr le format epub.

Aujourd’hui, la version papier (broché, 69 pages) est disponible pour 5,22 € chez Lulu.com,  et le livre électronique (PDF ou epub) pour 1,99 € seulement – cela sans aucune "protection" technique, c’est-à-dire sans DRM.

Les deux formats sont lisibles tels quels sur ordinateur, mais aussi sur la plupart des liseuses (Kobo, Sony, Cybook…) ainsi que sur les smartphones et tablettes. (Pour Android, Blackberry et les ordis sous Windows, Mac OS ou Linux, utiliser par exemple FBReader ; pour iPhone/iPad, Stanza.) Enfin, si on a un Kindle, on peut convertir très facilement le fichier .epub en .mobi, lisible sur ce support, grâce à un freeware très sympathique, Calibre.

Bref, en réponse à la question "comment trouver mes livres", la réponse pour celui-ci est : "Voyez chez Lulu.com, les amis !" ;-)

La Faim et autres nouvelles, par Irène Delse.

Support independent publishing: Buy this e-book on Lulu.

Désolée du hiatus… et autres petites choses

Non, je ne suis pas perdue dans les glaces. D’ailleurs, même à Paris, la neige n’a pas tenu plus de quelques jours. (Qui a dit "Dommage" ?)

Photo : deux oies se reflètent sur l'eau d'un étang au mileu des arbres

Oies dans le parc Majolan (Gironde) – janvier 2013

Mais la Vraie Vie™ a ses priorités, qui à nous s’imposent… Sorry, pas de blog pendant ce temps, ni dans un avenir proche je crains. Qu’on se rassure, je vais bien (tant pis pour mes détracteurs, au fait) ; j’ai juste autre chose à faire ces temps-ci que de bloguer, surtout gratis.

Avec un peu de chance, cela inclura d’autres travaux d’écriture. Mais, chut, n’en soufflez mot ! ;-)

Mon Cybook et moi (suite) : questions pour Bookeen — et les utilisateurs

Enfin, pas vraiment mes propres questions, mais celles posées par diverses personnes à la suite de mon billet sur la prise en main du Cybook Odyssey HD Frontlight de Bookeen. (Au fait, c’est amusant comme il y a eu un soudain pic de visites sur ce blog le 25 décembre… On dirait qu’il y a eu quelques liseuses sous le sapin, cette année !)

Image : des livres et des questions

"Help Books", via CC Search

Je précise tout de suite que je n’ai pas d’accès direct au SAV de l’entreprise ! Pour les questions précises, je signale à toutes fins utiles les FAQs sur leur site pour toutes questions sur les caractéristiques de l’appareil et ses fonctionnalités, et la section consacrée au support technique avec formulaire de contact et questions fréquemment posées. D’autres réponses (comment régler la luminosité, ajouter un signet, etc.) se trouvent dans le manuel de l’utilisateur qui est enregistré dans la bibliothèque du Cybook, ou qu’on peut télécharger en plusieurs langues sur le site du constructeur. On peut aussi consulter le blog de Bookeen pour les infos sur les mises à jour, leur fil Twitter ou leur page Facebook. Enfin, une ressource importante sur internet qu’il ne faut pas négliger : les forums d’utilisateurs ! Pour les liseuses, l’incontournable est Mobileread, qui a des sections spéciales Bookeen/Cybook en anglais et en français. Et bien sûr, il y a celle du forum lire-numérique.

Une question qui est revenue fréquemment dans les commentaires de mon billet concernait un problème pour tourner les pages, problème que je n’ai pas mais qui semble lié au logiciel : voir les sections "Logiciel Cybook" et "Mise à jour" du support technique. Pour d’autres questions (écran bloqué sur une page, signets qui disparaissent…), la réponse est peut-être dans celle consacrée aux "Erreurs et dépannage".

Voilà, voilà. J’espère que cela aidera les Bookeeneuses et Bookeeneux… ;-)